Critique de film

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Monstre de Londres (Le)

"Werewolf of London"
affiche du film

Au Tibet, le botaniste Wilfred Glendon recherche une fleur magique. Il la découvre mais est attaqué par un loup garou qui le blesse au bras. De retour à Londres, il fait des recherches sur la fleur. Lors d'une fête où il se trouve avec sa femme Lisa, Wilfred rencontre Yogami qui lui apprend que la fleur est un antidote pour les loups garous. Glendon, au cours de la soirée, commence à se transformer en loup garou mais grâce au jus de la fleur, tout rentre dans l'ordre. Yogami met en garde Wilfred en lui disant que les loups garous tuent en général les gens qu'ils aiment le plus. Après avoir tué une prostituée sous son apparence de loup garou, Glendon décide de s'enfermer. Mais il parvient quand même à sortir. La seconde fois, il se fait enfermer par un ami mais là encore, parvient à sortir et attaque Paul, ami et courtisant de sa femme et commence à s'approcher de celle-ci. Heureusement, Forsythe, enquêteur de Scotland Yard intervient à temps en tirant sur Glendon. Glendon le remercie et s'excuse auprès de Lisa. Glendon meurt et redevient ainsi humain. Forsythe dit qu'il inscrira dans son rapport qu'il a tiré sur lui par accident alors que Glendon défendait sa femme.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Monstre de Londres - Un guide pas au poil
Par : Damien Taymans
Tags : Loups-garous

Le professeur Wilfried Glendon, en expédition dans les montagnes tibétaines à la recherche d’une plante rarissime censée pousser sous l’effet de la lune, se fait mordre par un loup-garou alors qu’il vient de mettre la main sur ladite plante. De retour à Londres, Glendon mène ses recherches botaniques sur cette fameuse fleur lorsqu’il apprend du mystérieux docteur Yogami que celle-ci est le seul antidote contre la lycanthrophobie…

En pleine euphorie horrifique, il semblait tout naturel que la Universal, après avoir exploité nombre de créatures mythiques terrifiantes (les vampires dans Dracula, les amas de chairs dans Frankenstein, les momies dans… La Momie), jette son dévolu sur la dernière des grandes monstruosités : le loup-garou. Réunissant en une seule créature les caractéristiques les plus intéressantes des autres figures (le schisme homme/bête déjà présent chez Jekyll et Hyde, la mutation animalière à l’instar de l’homme-singe du Double assassinat dans la rue Morgue, les ténébreuses échappées nocturnes reluquant du côté des vampires et la malédiction inaltérable propre aux ambulantes momies), le lycanthrope fait ici sa première apparition dans la capitale anglaise avant d’y revenir un nombre incalculable de fois (notamment dans le chef-d’œuvre de Landis), visiblement intéressé par la vue sur Big Ben ou par la poix brumeuse qui s’y développe une fois la nuit tombée.

Ainsi donc, au moment même où le puceau frankensteinien se trouve enfin une fiancée, les habitants londoniens voient leurs femmes menacées par les crocs et griffes acérés d’un lycanthrope qui se voit contraint d’empiler les victimes sous peine de voir sa malédiction perdurer indéfiniment. Contrairement au métrage de 1941 qui se présente comme un véritable guide du loup-garou, la présente œuvre se contente de brosser très rapidement ladite malédiction en mentionnant hâtivement quelques préceptes incontournables (comme la pleine lune et la contagion par morsure de cette « maladie ») tout en omettant d’autres caractéristiques qui se verront définitivement instaurées dès l’opus de George Waggner (si l’aconit disparut rapidement, les bienfaits de l’argent y sont clairement établis). En guise d’attraction, Le monstre de Londres se cantonne à de bien brèves transformations brillamment réalisées par le fabuleux Jack Pierce (Frankensetin, Dracula, La momie) que Walker camoufle habilement en usant d’un image par image agrémenté d’ajouts prothétiques et pileux sur le corps déjà velu d’Henry Hull incarnant le maudit Wilfried Glendon. Si le traitement filmique et les effets spéciaux sont irréprochables, le bât blesse plutôt du côté du scénario qui gagne en réalisme (le renfermement de Glendon contraste avec l’insistance explicative du futur Larry Talbot) ce qu’il perd en inventivité et en vivacité. Le métrage de Walker, profondément arythmique, étire considérablement une intrigue peu intéressante, remplissant celle-ci au gré de quelques séquences plus détendues (la confrontation théâtrale entre les deux loueuses de chambre) et d’autres, complètement inutiles (les amourettes de Lisa et Paul), au détriment de son récit d’épouvante.

Fort de son aura 30’s, Le monstre de Londres constitue incontestablement un classique sans pour autant mériter une place de choix au panthéon des œuvres fantastico-horrifiques. Peu relevé par la mise en scène scolaire de Walker ni par le scénario filiforme sur lequel il se base, le métrage traîne lourdement son récit sur une longue heure et quart, finissant de se poser davantage comme un document d’archive que comme une œuvre de référence.

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