Scream queen

Monique Dupree

16 janvier 2009 | Par : Damien Taymans

Ironiquement, la scream queen Monique Dupree s’autocongratule fréquemment sur son site officielle se surnommant "première scream queen noire" et s’infligeant à tour de bras des compliments bien placés du genre, "je suis la meilleure actrice jamais vue". Preuve du self humor de la panthère black qui subjugue les horrorophiles depuis quasiment dix ans. De Zombthology à La Porte des secrets 2 (le troisième volet est en préparation), cette mère de famille qui dut repaître conséquemment (!) ses rejetons lors de leurs succions buccales écume depuis le début de la décennie les B qui débloquent et les Z qui tachent, afin d’assouvir sa vraie passion qu’est la comédie.

Assurant qu’elle prend son pied en se trainant dans une flaque de faux sang, la belle ne renie aucunement ses premières amourettes même si elle confesse vouloir explorer d’autres pistes. Des pistes qu’elle flaire depuis quelques temps puisque Monique Dupree s’essaie également dans la poésie et est la lead de son groupe Negro childe. Tout un arsenal de savoir-faire qu’elle met au service de son combat communautaire afin de permettre à ses sœurs d’obtenir un laissez-passer dans le monde du cinoche de genre. On en peut que s’incliner devant une telle preuve de philanthropite aiguë et admirer les courbures et galbes de la diva. Enjoy !

Comment êtes-vous arrivée dans le milieu du cinéma ?

Je devine qu’il serait bébête d’indiquer comme tout un chacun que ce gêne était en moi. J’ai commencé à amuser la galerie dès le moment où j’ai pu marcher ! Naturellement, au lieu d’une assistance télévisuelle, j’épatais un groupe d’une quarantaine de personnes au plus, en l’occurrence ma famille. Depuis le jour où j’ai mis le pied sur un plateau de tournage, j’ai compris que jouer était une chose essentielle pour moi sans laquelle je ne pourrais vivre. C’était dans ma peau. Le rush que j’ai vécu dans ce type de travail a scellé à jamais mon destin. C’est depuis ce jour que je suis une actrice.

Vous êtes la première scream queen noire. Souhaitez-vous devenir une icône pour celles qui n’osent pas franchir le pas et intégrer le milieu ?

Bien que je me sois affublée de ce titre de première scream queen noire, je n’affirme pas pour autant l’être réellement. Je ne veux en aucun cas constituer un exemple mais j’aimerais tout de même voir plus de femmes afro-américaines dans les productions horrifiques…

Est-ce que le sexe et le gore sont des composantes essentielles d’un bon film d’horreur ?

Je pense que le scénario et le style du réalisateur sont les composantes les plus importants. Mais vous devez avoir un bon nombre de passages gore et de séquences sexuelles pour que j’accepte de le regarder (rires).

Souhaitez-vous persévérer dans le genre ou plutôt vous ouvrir à de nouveaux horizons ?

Je ne me fixe jamais aucune limite. L’horreur sera toujours ma première passion et j’espère continuer à faire des films d’horreur jusqu’à la fin de ma vie. J’ai élargi mes possibilités un maximum et étendu mes ailes, jusqu’à entrer dans le monde télévisuel et jouer dans des drames. J’espère surtout compiler quelques films d’actions avant d’être trop vieille pour les cascades (rires).

Vous avez énormément de talents cachés. Vous chantez dans votre groupe appelé Negro childe et écrivez des poésies. Est-ce compatible avec les geysers de sang et les meurtres atroces des œuvres dans lesquelles vous jouez ?

Être actrice est ma passion, le chant est quelque chose de définitivement autre. Il m’est impossible de comparer ces deux activités tant elles ne se rejoignent pas. Avec le chant, je m’accomplis complètement et me débarrasse de la lâcheté. Avec le cinéma, je parviens à devenir quelqu’un d’autre. J’aimerais que mon groupe fasse une vidéo d’horreur cependant, cela me permettrait de réunir mes deux mondes.

Vous êtes une fan de Bruce Campbell. L’avez-vous déjà rencontré ?

Effectivement, je suis une grande admiratrice. Je ne l’ai toujours pas rencontré à proprement parler. Je l’ai juste vu en personne. Nous étions les deux invités d’une convention appelée Monster Mania et il était dans une pièce en train d’apposer sa signature en guise d’autographes. J’ai seulement eu la possibilité de l’entrevoir alors que la porte s’ouvrait et se refermait. Je veux absolument travailler avec lui. Même pour la télé ou dans une œuvre non horrifique.

Vous avez tourné dans Zombthology, Pot Zombies et le court intitulé Zombies, tout simplement. Qu’est-ce qui vous attire autant chez les morts-vivants ?

Vous savez bien qu’ils veulent toujours manger (des cerveaux), du coup, il est facile de les satisfaire (rires). Plus sérieusement, cela a sans doute trait aux maquillages. J’aime voir un puits remonter le zombi dans un film.

Vous êtes l’une des égéries de la firme Troma qui vous a consacrée par deux fois Tromette du mois. Quel est votre film préféré de leur catalogue ?

Sans nul doute, Toxic Avenger, l’original. Mais j’apprécie aussi Def by temptation.

Vous avez dit : « Il n’y a rien de plus orgasmique pour moi que de me trouver étalée dans une flaque de faux sang pour simuler la mort devant la caméra ». Foirez-vous volontairement les scènes lors du tournage pour prendre encore plus votre pied lors de la prise suivante ?

Euh… non ! (rires) Je prends mes propres petits plaisirs personnels en faisant ces scènes. Je ne pense pas que les gens puissent réaliser à quel point cela me fait du bien…

(Interview réalisée par Damien)

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