Critique de film

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Mist (The)

"The Mist"
affiche du film

En plein été, un père et son fils se retrouve bloqués avec les autres clients dans un centre commercial à cause d'une mystérieuse brume venant du lac proche. Cette brume semble abrité dâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The mist - Darabont ou la King’s touch
Par : Gore Sliclez

Le genre « films de monstres » revient et c’est tant mieux. Rien que pour ce début d’année 2008, les passionnés du genre auront eu la chance de voir Cloverfield et… The Mist, deux succès populaires de très bonne facture.

Pour adapter une des meilleurs nouvelles de Stephen King qui mieux que Frank Darabont lui-même pouvait relever le pari difficile d’adapter une œuvre du maître de l’épouvante. Car il faut le reconnaître, le cimetière des réalisateurs s’étant cassé les dents sur un tel projet est bien rempli et rares donc sont les adaptations réussies aux yeux des aficionados du génial écrivain. Darabont fait indéniablement partie de ces réalisateurs qui ont la King’s Touch avec deux œuvres abouties et superbes : La ligne verte (The Green Mile) (1999) et Les évadés de Shawshank (The Shawshank Redemption) (1994).

The Mist raconte le cauchemar vécu par toute une ville envahie par un brouillard annonciateur de malheurs. Certains habitants retranchés dans une grande surface assistent à la prise d’assaut de celle-ci par une horde de bêtes monstrueuses et gigantesques qui ne laissent aucune chance aux rares individus qui osent s’enfuir. Petit à petit, cette communauté devient une sorte de microcosme de la vie en société avec ses héros, ses profiteurs, ses fous de Dieu et surtout ses inévitables tensions inhérentes à la hiérarchisation des statuts sociaux.
Car au-delà d’un film fantastique au bestiaire préhistorique ou futuriste, c’est d’abord et avant tout une très belle réflexion sur une nature humaine qui souvent se révèle au grand jour à travers la peur.

À l’instar de The Shelter (Twilight Zone) où à l’annonce d’une attaque nucléaire, un groupe d’amis banlieusards se battaient férocement pour la possession du seul abri du quartier, The Mist nous présente ici aussi des personnages confrontés à la folie sanguinaire d’une intégriste religieuse ou encore à des rednecks locaux en manque de considération sociale. Comme si les bébêtes de dehors n’étaient que prétextes à expurger les frustrations d’une bande d’individus brimés, lâches et égoïstes.

Filmé en partie comme un documentaire, Frank Darabont n’en oublie pas pour autant de nous faire peur. La montée en puissance de cette tension provoquée par la peur de l’inconnu et la non-acceptation de la réalité est tout simplement remarquable malgré un début un peu fade et classique. Darabont est décidément un formidable conteur, capable de captiver son public au point de l’entraîner dans un Extraordinaire, un Au-delà de la conscience humaine tout en délicatesse. Une sorte de réalisme magique où des individus normaux se retrouvent plongés dans l’Indescriptible en un rien de temps pour le dire. C’est cet antagonisme scénaristique qui vous scotche tout le long du film. Stephen King n’a-t-il pas lui-même écrit cette histoire alors qu’il faisait ses courses dans le supermarché du coin en s’imaginant ce que donnerait l’attaque d’une horde de monstres. Procédé imaginatif souvent utilisé au cinéma quand on pense à l’assaut de zombies contre une grande surface commerciale dans le cultissime Zombie (Dawn of the Dead) (1979), l’invasion d’extraterrestres dans La guerre des mondes (War of the Worlds) (2005) ou encore l’inoubliable The Fog (1980) de Carpenter.
Comme Stephen King, Darabont aime cette Amérique profonde, rurale voire oubliée où rien ne semble jamais venir perturber la monotonie silencieuse et calme de la vie rurale.

Un film d’une tension parfois insoutenable, aux scènes souvent gore et spectaculaires et agrémenté d’effets spéciaux du plus bel effet. Pour l’anecdote, on remarquera au début du film un clin d’œil à Carpenter (le The Fog bien nommé) mais aussi à Stephen King justement avec les affiches du film The Thing et du Pistolero de la saga de la Tour Sombre (le héros interprété par un insoupçonné mais très talentueux Thomas Jane est dessinateur d’affiches de cinéma). Toujours point de vue casting on appréciera des « gueules » comme Andre Braugher et William Sadler mais aussi Marcia - Into the Wild- Gay Harden.

The Mist restera une des œuvres fantastiques et spectaculaires les plus marquantes de ces dix dernières années à l’instar de son final horrible et des plus perturbants allant à contrario des happy ends hollywoodiens classiques.


Critique de The mist - Darabont, débrouillard dans le brouillard
Par : Damien Taymans

Les adaptations des romans et nouvelles de Stephen King, à l’instar des feuilles mortes, se ramassent à la pelle. Devenue très en vogue durant les années 90 afin de contrecarrer le manque d’originalité de certains réalisateurs en plein doute, cette tendance perdure aujourd’hui de manière un peu plus ténue. Dernier exemple en date, le 1408 de Hafström sorti sur nos écrans en 2007 n’a pas convaincu tout le monde à cause d’une narration trop torturée en deuxième partie de film et de ces glaciales dérives incompréhensibles données à l’œuvre.

S’il est bien un professionnel en matière d’adaptations du maître de l’épouvante, c’est Frank Darabont. Le réalisateur n’est pas novice dans le domaine puisqu’on lui doit l’excellent The Shawshank redemption (1994) et le très bon La ligne verte (1999). Avec The mist, l’ancien scénariste du Blob, de Freddy 3 et de La mouche 2 retrouve un genre qu’il affectionne tout particulièrement et dans lequel il fit ses premières armes. L’atout majeur de Darabont est l’amour qu’il éprouve pour les films qu’il met en scène, respectant à la lettre les œuvres qu’il adapte. Contrairement aux nombreux fantoches qui se sont essayés à reproduire les intrigues de King sur pellicule, Darabont, lui, veille à en maintenir l’atmosphère en utilisant les mêmes éléments que ceux du romancier.

Pas d’élévation de rythme fortuite, pas d’explosions visuelles omniprésentes. Le réalisateur signe un métrage narratif à forte tendance descriptive, arrêtant le déroulement de l’intrigue pour se pencher davantage du côté des personnages. Ce procédé lui permet de coller au plus près de l’œuvre originelle en créant une tension, aussi dense que le brouillard, qui ne fera qu’évoluer au fil du métrage.

La deuxième couche constitutive de la brume vient du traitement particulier des personnages. A l’instar de la nouvelle originelle, Darabont dépeint superbement les personnalités qui résident dans le supermarché. Ce microcosme ajoute son lot de tension en raison des relations délicates, entre amitié et inimitié, qui se tissent entre les protagonistes enfermés dans ce lieu clos. En pareille situation, chaque individu devient dangereux compte tenu de sa sensibilité écornée. Des clans se forment, des hostilités naissent, des meneurs prophétiques émergent. Quant à ceux qui se veulent électrons libres, ils mettent le groupe entier en danger en prenant des décisions égocentriques. Appréhension, méfiance, incrédulité, toutes les facettes les plus primaires de la personnalité remontent à la surface et ne créent que chaos et confusion.

Pour asseoir encore davantage son atmosphère terrifiante, Darabont met un point d’honneur à rajouter une ultime strate dans son effroyable brouillard. Cette dernière source de tension émane du contenu mystérieux de la brume. Des tentacules géants appartenant à un monstre invisible qui attrapent et déchiquètent les victimes, des insectes gargantuesques et des oiseaux proches des ptérodactyles tout aussi impressionnants, des araignées gigantesques, tout ce bestiaire participe à provoquer un effroi insoutenable chez les personnages. Dès lors, dans la supérette, on stresse à l’envi, on s’agite dans tous les sens, créant une cohue indescriptible menant chacun tout droit vers une folie dont nul ne revient.

Tous ces éléments nous emmènent vers un final véritablement éprouvant qui atteste inévitablement que Darabont, en plus d’avoir du talent, possède une paire de burnes bien solides et surdimensionnées.

Allant à l’encontre des nombreux avis qui ont vu en The mist une énième adaptation à la Mick Garris, nous pouvons vous affirmer que ce métrage est une belle et grande réussite qui tient autant du talent du dieu romancier que de celui du maître réalisateur.


Critique de The Mist - Darabont-King : même combat !
Par : Quentin Meignant

The mist est la dernière adaptation d’un Stephen King à l’heure actuelle. L’auteur est souvent très mal adapté, même si Mikael Hafstrom avec Chambre 1408 avait tenté de prouver le contraire. Il était donc du devoir de Frank Darabont de faire mieux que ses prédécesseurs et de nous sortir une petite merveille horrifique, digne de la nouvelle du grand Stephen.

Il est vrai que l’on avait trop rien à craindre puisque l’ami Frank est tout de même l’auteur de La ligne verte et de Les Evadés, rien moins que deux des meilleures adaptations de King à l’heure actuelle. Néanmoins, en attendant les Sac d’os, Cell et autres From a buick 8, il était du devoir de Darabont d’encore faire parler du maître inconditionnel de l’horreur.

En tout cas, dès le début, Darabont s’atèle consciencieusement à reprendre les caractéristiques chères à Stephen King. Au programme donc, personnages vivant dans un petit village paisible de l’Amérique profonde et description des différents caractères mi en présence.

Ce n’est certes pas le moment le plus palpitant du film mais, connaissant King, cela a son importance et l’on préfère ça plutôt que de rentrer de but en blanc dans l’action. Néanmoins, quand le film commence, une mystérieuse et dévastatrice tempête a déjà eu lieu et l’ambiance est donc déjà à l’angoisse pour les habitants.

Ce n’est pourtant réellement qu’au supermarché que notre aventure commence : un mystérieux brouillard peuplé des monstres encercle peu à peu le magasin, empêchant quiconque de sortir et, surtout, dévorant tout ceux qui osent le faire.

C’est à ce moment-là que le caractère descriptif de l’œuvre prend toute son importance. Bien plus qu’un simple film d’horreur, Darabont nous livre un métrage à la psychologie ultra-fine, une critique sociologique de la société américaine qui se veut aussi acerbe que certains des personnages.

Ainsi, King nous offre un panel de personnalités bien différentes et tellement détaillées qu’elles paraissent poussées à l’extrême. Le flic totalement homophobes et sûr de lui, la catho pincée et totalement allumé se prenant pour une grande prophétesse, les gentils héros, prêts à tout pour le bien de tout le monde et les gros durs, prêts à tout pour…. sauver leur peau ! Ajoutez à cela le peuple, les moutons prêts à suivre tout le monde et vous obtenez le parfait tableau de la société américaine (ou plutôt mondiale) actuelle.

Cette critique ne pouvait avoir de raison d’être que grâce à une mise en scène parfaite de tous les instants. Darabont mise fortement sur les antagonismes entre personnages pour renforcer cette impression d’enfermement, d’enfer sur terre.

A la fin de ce film, on a clairement envie de dire merde à l’église, de se libérer du joug des institutions et de crier NOUS SOMMES LIBRES, tout comme David Drayton, NOUS SOMMES LIBRES de faire nos erreurs, du moment qu’on ne nous les impose pas.

Hormis cette œuvre de fond très puissante et savamment mise en valeur, on ne peut aussi qu’acclamer le côté formel de l’ensemble : les effets spéciaux sont de très bonne qualité et le brouillard donne à lui seul cette impression oppressante de huis-clos.

Les monstres sont vraiment de très bonne qualité et donne un impact supplémentaire au rythme du film, ce qui ne fait pas de mal ! Car, en effet, la seule chose que l’on peut réellement reprocher au métrage est sa lenteur au point de vue action à l’état pur. Très peu d’attaques, beaucoup de discussions, tout ceci pourrait en lasser certains… Mais voilà, ceux-là auront tort car ils louperont sans doute l’un des twist final les plus hallucinants de l’histoire du cinéma !

Il faut donc vraiment passer outre les a priori face au rythme car, comme dirait le sage, le bonheur est au bout du chemin et ce final en laissera plus d’un totalement choqué. C’est donc sans aucun problème que The Mist atteint le degré d’excellence et que Darabont ne peut que se féliciter d’avoir signé pareille adaptation.


Critique de The Mist - Psychologie(s)
Par : Romain Mollet

Le 11 Septembre a traumatisé les esprits des cinéastes, ça se sent. Aujourd’hui, les films dans lesquels l’Homme est dépassé par des évènements qu’il ne comprend pas sont légion, surtout lorsqu’il s’agit d’anticiper. Ca nous a donné des chefs-d’oeuvre comme La Guerre des Mondes ou même Cloverfield (j’assume). Frank Darabont a vu dans les écrits de son auteur fétiche Stephen King, précisément dans Brume, un nouveau moyen de faire ressortir chez le spectateur cette peur de l’inconnu...

Et quoi de mieux dans le genre que de suivre pendant près de 2 heures un groupe de personnes comme vous et moi, enfermés dans un magasin entouré de brume et de mystères, hein ?

Nous voilà donc avec une bonne cinquantaine de civils, voués à l’incompréhension totale de ce qui se passe dehors, tous accrochés à une lueur d’espoir. Et même lorsque les preuves matérielles du surnaturel de la chose sont évidentes, on préfère nier les raisons et s’accrocher à la Religion, jusqu’à devenir fanatiques. Tel est l’Homme paniqué, dont Frank Darabont a su parfaitement dessiner la psychologie... Comment le spectaculaire et la violence d’une telle situation peuvent agir sur le mental humain, à tel point que les quelques résistants de l’évènement ne peuvent plus faire la différence entre les monstres du dehors et ceux enfermés avec eux.

L’Humain est mystérieux lui aussi, capable du meilleur comme du pire, et ce film est jusqu’alors l’un des meilleurs exemples de cette théorie. D’où la véritable reconnaissance que mérite tous les acteurs, de Thomas Jane à Laurie Holden, en passant par Tobey Jones.

Pour en revenir au fantastique du film, ce qui agit sur les protagonistes agit également sur le spectateur : il est tétanisé par cette peur quasi-palpable, renforcée par le parti pris réaliste de Darabont, au gré d’une mise en scène de toute beauté, et ce malgré des FX parfois passables, mais que l’on oublie rapidement vu l’objet de fascination que constitue ce film. Oui, du début à la fin, on est passionné par la descente aux enfers de The Mist qui se clôture par un final surprenant pour ne pas dire traumatisant.

Un chef-d’oeuvre sous-estimé, dont on ne semble pas avoir compris les véritables enjeux, mais qui s’avère pourtant entièrement abouti, si ce n’est cette question d’effets spéciaux... Ce qui ne gâche en rien la puissance de l’histoire, qui n’est rien d’autre que l’une des meilleures de ces dernières années.

Commentaires sur le film

un film pleins de qualité !

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Tout d’abord merci à votre site de m’avoir fait decouvrir ce film (et d’autres également). Je n’avais lu que le résumé et m’inquiétais d’avoir affaire a un scenario classique du groupe de survivants bloqué qui ne sait pas s’il doit se sauver ou attendre les secours, avec les sempiternelles querelles et personnages caricaturaux. Et certes, je ne m’etais pas trompé. Mais c’est là que Darabont montre toute sa maitrise que ce soit au niveau du scenario que de la realisation, appuyée par d’excellents acteurs. Comment tenir 2h de film avec un scenario finalement assez succint, et sans, finalement, trop d’action ? Tout simplement en tenant en haleine avec du suspense savamment dosé, un développement poussé des caractères des personnages et de leur evolution face a cette situation, et une bonne part de mystère.

19 octobre 2008 à 23:10 | Par paquito
the mist

3 etoiles

voilà l’exemple même du film parfait avec un twist final insupportable, de telle sorte que le film est sympa mais juste sympa !!!

27 février 2009 à 11:02 | Par jason X.

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Ambiance enorme, effets speciaux fins, acteurs fétiches (De Munn, Holden, Sadler, Mc Bride etc...) et acteurs appréciables (Jane, Harden, Braugher), histoire d’un maitre de l’angoisse (King) et adaption de son ami un maitre dans son domaine (Darabont) ! On change pas une equipe qui gagne . Rien d’autres a dire ! Appreciez le genre !

7 mai 2014 à 12:05 | Par djoul

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