Critique de film

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Mimic

"Mimic"
affiche du film

Pour juguler une épidémie propagée par des insectes, le docteur Susan Tyler et son mari Peter Mann manipulent le code génétique des petites bêtes, créant ainsi une génération de clones qui détruit ses congénères. Trois ans plus tard, le remède a donné vie à une espèce mutante qui habite dans les sous-sols de la ville. Ces insectes ont maintenant la taille de l'homme et sont dotés d'un système de camouflage naturel, le mimétisme.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Mimic - Un bon départ pour Del Toro…
Par : Damien Taymans

Guillermo Del Toro en est encore au début de sa carrière lorsqu’il est appelé sur le chantier du film Mimic. Il vient d’être couronné de succès pour la réalisation de son premier vrai métrage intitulé Cronos qui a recueilli les faveurs d’un grand public et a été notamment remarqué à Cannes. Ainsi, pour Mimic, Del Toro fait ses premières armes à Hollywood et découvre surtout les esprits malfaisants qui gèrent les studios de production.

Car le prodige mexicain ne fera pas ce qu’il veut avec son film. Sans cesse hanté par ces mercenaires qui imposent ce qu’ils veulent sous prétexte qu’ils fournissent l’argent, Del Toro peine à produire un métrage qui l’enchante. Ainsi, on peut remarquer une différence totale entre les deux parties du métrage.

Un début assez lent entaché de scènes longues et inutiles. Sans nul doute, l’auteur n’aurait pas planté ses personnages de la même manière ni avec le même rythme. Mais les garde-fous sont présents et le Mexicain ose à peine s’écarter de la route tracée devant lui. Pourtant, dès le milieu du métrage, une sorte d’indépendance est prise par le réalisateur et on retrouve enfin le virtuose qui a réussi des œuvres sublimes comme Hellboy, L’échine du diable ou Le Labyrinthe de Pan.

L’immersion des personnages dont le portrait a été longuement brossé dans les galeries souterraines du métro coïncide avec cette accélération du métrage du Mexicain. La caméra s’emballe, l’action devient haletante, un savant mélange d’horreur et de poésie se met en route. En un mot comme en cent, le métrage s’emballe prodigieusement et devient dès lors un vrai morceau d’anthologie. On se croirait plongés dans les ténèbres où aucune rémission n’est permise.

Les insectes répugnent par leur réalisme et les effets spéciaux sont crédibles de bout en bout. On ajoutera à la longue liste des réussites cette photographie parfaite due à Dan Laustsen qui travaillera par la suite sur Silent Hill.

Outre ce découpage du métrage avec une première partie ennuyeuse à souhait, on dénotera quelques désagréables impressions de déjà-vu et un scénario sans originalité aucune. Pas étonnant que le film ait été détruit par les critiques dès sa sortie malgré un score brillant au box office USA. Malgré tout, la présence de Del Toro et son savoir-faire viennent combler les lacunes d’une trame déjà trop vue au cinoche.

Vous obtenez le résultat logique : un métrage hollywoodien sans grande évolution dans le fond mais avec une forme travaillée par un génie étranger.


Critique de Mimic - Travers hollywoodiens
Par : Quentin Meignant

Guillermo Del Toro s’était fait dès 1993 par son très bon Cronos qui revisitait le mythe du vampirisme parle biais d’un conte fantastique aussi passionnant que stylisé. Il n’en fallait pas plus pour que le Mexicain soit repéré parles grands studios américains. Débauché par les frères Weinstein, le cinéaste se retrouva aux commandes du projet Mimic, film ambitieux s’il en est. Néanmoins, il découvrit très vite qu’Hollywood (et plus particulièrement Weinstein) rimait bien souvent avec radinerie et que le budget alloué à l’œuvre n’était pas si important que prévu. Néanmoins, réaliser son deuxième long-métrage avec une enveloppe de 25 millions de dollars n’est pas donné à tout le monde et Del Toro était donc attendu au tournant, les fans se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire d’un pitch assez conventionnel. Pour juguler une épidémie propagée par des insectes, le docteur Susan Tyler et son mari Peter Mann manipulent le code génétique des petites bêtes, créant ainsi une génération de clones qui détruit ses congénères. Trois ans plus tard, le remède a donné vie à une espèce mutante qui habite dans les sous-sols de la ville. Ces insectes ont maintenant la taille de l’homme et sont dotés d’un système de camouflage naturel, le mimétisme.

La réponse tomba assez vite puisque, dès l’entame, le cinéaste se livre de manière quelque peu erratique à l’ébauche scientifique de son œuvre, offrant plus que de raison moultes explications inutiles censée former les bases de l’histoire. Si ce début paraît totalement arythmique, Del Toro reprend assez vite les rennes de son film en assénant quelques scènes, certes nullement anxiogènes, mais bougrement agréables à suivre. D’un point de vue formel, le réalisateur est un véritable dieu et il se plaît à le souligner parle biais de quelques visuels sombres et enchanteurs qui ne manquent pas d’illuminer la pellicule.

Malheureusement, si cette qualité formelle est bel et bien au rendez-vous, l’aventure tarde à se dessiner et, pire encore, l’univers trop fantasy créé par le réal peine à convaincre. En effet, dans un film comme Mimic, il eût sans doute été préférable d’accentuer encore un peu plus la noirceur du récit, afin de le rendre totalement claustrophobique. Le métrage de Del Toro demeure assez éloigné de cet objectif, ne profitant pas des magnifiques décors souterrains, véritable piège grandeur nature. Ce manque de tension est fortement dommageable à l’ensemble, d’autant que les créatures, aussi magnifiques soient-elles, peinent elles aussi à effrayer. Dès lors, se déroule un film formaté à l’hollywoodienne dont ne s’extirpent que quelques séquences doucement horrifiques qui mènent tout droit à un final convenu au possible.

Cette première hollywoodienne de Guillermo Del Toro n’est donc guère inoubliable et constitue même à l’heure actuelle le moins bon film du réal mexicain. Cette plongée dans les souterrains urbains n’est autre qu’une version pop-corn du film de monstres et fait preuve d’un classicisme irritant. Gageons néanmoins qu’avec des producteurs plus à l’écoute de ses besoins, Del Toro nous aurait sans doute régalés une fois de plus…

Commentaires sur le film

mimic

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

oubliez ce que vous lisez au sujet du film. Mimic est un super pop-corn movie au final bien speed... Moi, perso, j’adore !!

27 février 2009 à 10:02 | Par jason X.

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