Scream queen

Melissa Mars

12 novembre 2009 | Par : Gore Sliclez

Pour clôturer cette semaine consacrée aux courts métrages AngelA’SS et Chaperon Noir, quoi de plus normal que de rendre hommage à la Reine des Abeilles, Melissa Mars, dans notre désormais célèbre rubrique Scream Queen of the Week. Actuellement en tournée pour la comédie musicale "Mozart L’opéra rock", Melissa est devenue une icône, l’image de la femme-enfant sexy, ingénue et faussement innocente qui propose un univers tout à elle sans passer par le concept marketing mercantile et facile que d’autres pseudo Lolita ont essayé de nous vendre. Parait qu’elle fait peur aux garçons... Ben j’en connais quelques uns de chez CinemaFantastique qui aimeraient prouver le contraire !

Son nom est Melissa Mars, Mars comme la planète d’où elle vient…peut-être.
La robe courte affriolante et les bottines jusqu’aux mollets, cette définitivement "craquante brunette", marseillaise d’origine, est une artiste avant tout qui aime toucher à tout (souvenez-vous "Papa m’aime pas" ou "1980" avec Obispo) et qui a décidé pour notre plus grand bonheur de se lancer modestement dans le cinéma via les deux courts métrages que CF vous a présenté cette semaine. Avec talent, ces deux contes nous transportent justement dans l’imagination pas du tout candide de deux amis qui se complètent dans leur univers.

Cf a été ravi de cette rencontre et souhaite d’avance aux deux compères la suite sur long métrage afin de continuer à rêver dans cette féérie à nul autre pareil...

- On vous connaissait chanteuse mais beaucoup moins comme réalisatrice. Et pourtant le clip et les petits films intimistes vous en faites depuis longtemps non ?

A 16 ans, j’ai eu ma première caméra et j’ai commencé à filmer…. Je filmais tout, tout le temps… et je me filmais aussi beaucoup…. Puis j’ai eu mon premier ordinateur alors j’ai monté mes premiers films home-made. Mon tout premier était une histoire d’enfants jumeaux vampires auréolés d’une lumière verte style nightshot… Puis j’ai filmé beaucoup en studio d’enregistrement… je laissais la caméra à des endroits et je l’oubliais… puis mes concerts… je filmais même le public vu de la scène… avec toute cette matière, j’ai continué à faire des montages, toujours home-made… made in mars… jusqu’à ce que je réalise mon premier clip “Love Machine” puis “Army of love” en animation et en co-réalisation avec Thomas Guerigen.

- De quoi est fait l’univers visuel de Melissa Mars ?

Étrange, féerique, ou cauchemardesque… un univers onirique, poétique, dessaturé où éclate une couleur…. où se confondent les frontières de l’espace et du temps… des visions de désert, de glace, de silence blanc qu’éclabousse une lumière sulfureuse, rouge ou jaune vieilli ou tout en noir et blanc… J’ai un classeur où je colle des flashes d’histoires, des images qui racontent une histoire, un voyage dans une dimension imaginaire…

- Quels sont justement vos goûts cinématographiques et littéraires qui vous influencent ainsi ?

Je suis une grande fan des films de Tarantino (un grand bémol sur le dernier), tant pour la déjanterie des personnages et des dialogues que pour leur esthétique visuelle. Guillermo Del Toro, j’admire son talent de réalisateur, mais surtout de conteur… et la première chose qui m’a touchée dans ses films c’est cette magie qu’il arrive à créer par le mélange des genres : entremêler des faits historiques réels avec la féerie de personnages irréels comme dans “le labyrinthe de Pan” ou “L’échine du diable”… Un genre qui m’inspire comme aussi la science fiction : dans mon troisième album “A la recherche de l’amour perdu”, je mêle mes états réels à des phénomènes d’un monde parallèle “1h13”, “Horror Movies”… “1984”, “La Nuit des Temps” sont mes livres cultes. Je suis aussi une grande addict de Ray Bradbury, Bernard Werber & Philip K. DicK…

- Cultivez-vous ce concept de « femme-enfant » sexy et ingénue ou aimeriez-vous que l’on vous perçoive différemment ? Est-ce une image tronquée ?

Je change tout le temps, tout le temps. I hate… I love my body. Il n’y a pas de concept. Il y a... de l’ingénue, de la sexuelle, de la romantique, de l’angélique, de la diabolique, il y a tous les possibles qui n’attendent que les fantasmes d’un réalisateur pour les exp(l)oser sur grand écran.

- Comment arrivez-vous à concilier autant d’activités artistiques ?

Je suis tous les soirs sur la scène du Palais des Sports dans “Mozart L’Opéra Rock”, et j’avoue qu’il m’est difficile de faire autant de choses qu’avant. Mais dès que j’ai du temps, j’écris, je fais des collages, je collecte des images… j’ai toujours pleins d’idées !!!

- Alors pour finir Melissa, l’homme ou la pomme ?

Je me confesse encore une fois

Je croque un peu n’importe quoi

Numéro un numéro deux numéro trois

Le loup c’est moi*

(*paroles de ma chanson « Je me confesse »)

LES DEUX COURTS METRAGES : ANGELA’SS et CHAPERON NOIR

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