Critique de film

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Melancholia

"Melancholia"
affiche du film

À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la Planète Mélancholie, énorme, s'approche dangereusement de la Terre menaçant l'humanité.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Melancholia - Planète spleen
Par : Samuel Tubez
Tags : Psychologique, Catastrophe

On le sait, Lars von Trier aime secouer les esprits, et pas seulement par le biais de ses déclarations douteuses, mais surtout avec ses films. Après son Antichrist qui en a perturbé plus d’un (mais pas nous, on est des durs à Cinemafantastique !), allant même jusqu’à provoquer de violents rejets, le cinéaste danois revient avec quelque chose de plus accessible, situé entre son célèbre Dogme95 et l’esthétique chiadée de son précédent film. Une manière détournée pour plaire à un plus large public sans pour autant oublier de livrer une nouvelle œuvre à nouveau terriblement nihiliste.

Tout comme Antichrist, Melancholia débute par une série de plans filmés à une vitesse extrêmement lente sur fond de musique orchestrale. Cette espèce de présynthèse du métrage nous indique déjà le profond drame psychologique qui va suivre et la destruction de la Terre – et donc de l’Humanité – prochainement engloutie par une planète nommée Melancholia. Deux parties distinctes s’ensuivent alors : dans la première, Justine (Kirsten Dunst, justement récompensée par un Prix d’interprétation à Cannes), fraîchement mariée, se rend à son repas de noce avec son mari. Arrivée sur place, la joie fait rapidement place à une profonde tristesse, exacerbée par les comportements tour à tour égoïstes et avides de certains invités et autres membres de la famille. Un joli panel des vices les plus pernicieux de la race humaine y sont dévoilés, comme-ci Lars von Trier voulait extraire ce qu’il y a de plus immonde en l’Homme juste avant de l’exterminer pour de bon dans une seconde partie où la fameuse planète destructrice est enfin évoquée. La grande séquence du repas, avec son ambiance chorale magnifiquement représentée (Charlotte Rampling, John Hurt, Stellan Skarsgard ou encore Udo Kier se partagent les facéties) évoquant aussi bien les scènes de noces du Parrain que le Festen de son compatriote Thomas Vinterberg, fait ainsi place à une atmosphère plus intimiste, où Claire, la sœur de Justine, tombe dans un état de frayeur maladif (personnage interprété par Charlotte Gainsbourg, qui égale l’excellence de Kirsten Dunst, à vrai dire). Les rôles sont ainsi inversés, Justine s’occupant tant bien que mal de sa sœur après que cette dernière l’eut soutenue après le royal plantage de son mariage. Von Trier place ses personnages sous l’influence des astres, les faisant tour à tour traverser un profond spleen et une insupportable terreur. Melancholia est donc bien un film sur la peur plus qu’un film de science-fiction à proprement parler, et nous illustre la fin d’une Humanité peut être déjà morte depuis belle lurette. Et même si l’on connaît l’issue funeste depuis le début il est inutile de se lamenter : de toute façon la Terre ne manquera à personne, comme dirait l’autre.

Drame psychologique influencé par un élément science-fictionnel que ne rechignerait pas un Michael Bay, Melancholia s’éloigne du film catastrophe à sensations pour plutôt creuser l’être humain. Lars von Trier en expurge une insondable peur dans ce film catastrophe intimiste aussi fascinant que lancinant et aussi beau que déprimant.


Commentaires sur le film

Un film sur le sens de la vie

4 etoiles

Pour moi, Mélancholia est un film sur ce que représente la vie. La planète et la mort qu’elle annonce ébranlent ces conceptions.

Justine est dépressive. Elle est au fond du trou ; puis son neveu lui parle de Mélancholia. Elle se ranime : tout est perdu, elle l’a sans doute toujours su (souvenez-vous la peur irrationnelle, le soir où elle voit Mélancholia, qu’elle révèle à sa mère). Son mal-être prend enfin un sens.

Claire prise la belle vie : les réceptions, le confort (boire un verre de vin avant la fin du monde !). Face à Mélancholia, elle s’écroule parce qu’elle se rend compte que tout ça n’a aucune importance.

Le mari de Claire. La vie doit être sensée ("insensé", répète-t-il). Il rassure sa famille, convaincu que Mélancholia ne fera que passer. Quand il se rend compte qu’il a tort...

23 août 2011 à 00:08 | Par Elorav
egomoije danois

0 etoiles

daube Daube !

transposition irritante et présomptueuse des propres névroses du réalisateur, dialogues infantiles ("la terre est mauvaise") qui se voient classés nihilistes parce que c’est ce bon vieux Lars, film pontifiant et profondément emmerdant qui enfonce les portes ouvertes de la dépression. Maintenant, s’il suffit de foutre du Wagner et mettre quelques images au ralenti pour faire bander l’intelligentsia du 7e art....

20 septembre 2011 à 08:09 | Par bûcheron finlandais
Mélancolique ?

4 etoiles

J’avais adoré le précédent Lars Von Trier (Antichrist) mais ici je suis moins enthousiaste. On reconnaît immédiatement la patte du cinéaste avec un prélude avec des images stupéfiantes. Ensuite le film passe de la catastrophe (une planète va percuter la terre) à la vie de personnages tous plus étranges les uns que les autres (Kirsten Dunst est magnifique dans son rôle). À la fois mystique et fou ce film est à voir.

2 janvier 2013 à 13:01 | Par AnarchYgor

2 etoiles

"Je demande à votre porte,
Etes-vous mortes, ou vivantes,
A me damner ?
Personne, non,
Personne, quelqu’un nous a oubliés,
Quelqu’un qui vend l’espoir,
Quelqu’un,
Quelqu’un mais qui ?
Dîtes-lui donc que la peste donnait
De la voilure, du feu de nos ailes,
La chimère d’être de chair ; ; ; ; ; ; ;
Personne, non, personne" Fiodor Senine Vadbolsky.

Melancholia, en 2H16 ne dit rien de plus. Quant au bouleversement psychologique, Lars von Trier, derrière ses grandes allures formelles, nous livre du sous-Cassavetes.

1er novembre 2013 à 18:11 | Par Fred Bau

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