Critique de film

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Masters of Horror 1 - La danse des morts

"Dance of the Dead"
affiche du film

Dans un futur proche, après un conflit nucléaire, la société tente de se réorganiser. Peggy et sa mère ont ouvert un snack bar où Peggy rencontre Jak. Celui-ci l'emmène un soir dans une boîte branchée, le Doom Room, car il doit régler une affaire avec le patron de l'endroit. Cette boîte est un endroit étrange où on peut regarder la danse des morts, chorégraphie des morts-vivants exhibés sur une scène...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La danse des morts (MOH1) - LA-MEN-TA-BLE
Par : Damien Taymans

Il était évident pour Mick Garris et les autres producteurs que Tobe Hooper devait figurer dans la liste des réalisateurs de la première saison des Masters of Horror. Forcément, impossible sur le papier de contourner le génial réalisateur de Massacre à la tronçonneuse, Poltergeist ou encore du remake grand-guignolesque Toolbox murders. Seulement, l’épisode sous la direction de Hooper est un catastrophique naufrage...

Malgré quelques noms prestigieux au générique (Tobe Hooper à la réalisation, Richard Christian Matheson, fils du célèbre maître de l’horreur du même nom au scénario (d’après une nouvelle de son père) et Robert Englund (Les Griffes de la nuit, The Mangler) en lead actor, l’épisode ne tient pas toutes ses promesses.

Hooper tenait pourtant là une idée originale : la nouvelle de Matheson aurait pu donner d’excellents résultats. Mais il aurait alors fallu éviter les longueurs superflues, les scènes à rallonge qui viennent entacher le métrage. Dans les trois quarts de l’épisode, rien n’est montré et il devient inévitable de ne pas s’assoupir devant une telle vacuité. Enfin arrive le moment tant attendu : la fameuse danse des morts, serinée jusque dans le titre de l’épisode. Il faut dire qu’Englund, maître de cérémonie, ressasse continuellement des éloges dithyrambiques (j’emmerde les réfractaires aux pléonasmes) à l’égard de ce show potentiellement exquis (comme les cadavres éponymes). Mais là encore, ce n’est que gageure et faux-fuyants : la fameuse scène fait montre d’une vraie nullité et les cadavres déambulant sur scène ne parviennent jamais à soutirer le moindre dégoût ni même un soupçon d’intérêt, contraignant plutôt le spectateur à un amusement rigolard assez fâcheux. A force d’user de digressions inutiles, le cinéaste nous a usés nous et n’est jamais parvenu à son but.

Soulignons quand même la beauté des sombres décors du Doom Room ainsi que la prestation sympathique de Robert Englund, de bien maigres compensations...


Critique de La danse des Morts - La danse des daubes continue pour Hooper !
Par : Quentin Meignant

2005 fut une année chargée en morts-vivants pour Tobe Hooper ! Après un Mortuary que l’on aurait préféré ne jamais voir, le réalisateur de Massacre à la tronçonneuse remet le couvert par le biais des Masters of Horror. Cette première saison de la collection, qui compte quelque perles comme Jenifer, La fin absolue du monde, La cave ou encore Le cauchemar de la sorcière, est censée être une compilation de mini-films tournés par des réalisateurs à l’apogée de leur talent.

Seulement voilà, la question est alors de savoir si Tobe Hooper, qui n’a plus rien fait de vraiment valable depuis Poltergeist (en 1982 !!!), avait bel et bien sa place entre les Argento, Carpenter et autres Gordon... Après avoir vu La danse des morts, la réponse fuse : NON ! Tobe Hooper n’a plus sa place parmi les Grands du cinéma de genre !

Le réalisateur a perdu toute sa personnalité au cours de ses pérégrinations qui, du fait de son succès, lui ont appris à faire du cinéma de masse, édulcoré pour ne pas choquer les foules. Néanmoins, une fois n’est pas coutume, nous trouvons tout de même dans ce Dance of the dead des scènes choquantes à la limite du supportable point de vue moral. Cela faisait longtemps que le réalisateur n’avait plus choqué par ses images, c’est donc un léger progrès par rapport à un Mortuary trop mou et inconsistant.

En effet, dès la première séquence, on comprend que Hooper va juste essayer de nous en mettre plein la vue. Imaginez : une fête d’anniversaire avec plein d’enfants qui courent partout, une sorte de tempête qui s’avère être une attaque bactériologique, des gosses qui se désagrègent un peu partout sous les yeux de gens égoïstes ayant fermé leur porte ! Pour une accroche, il est vrai que l’on ne peut que difficilement faire mieux.

Malheureusement, la transition vers la scène suivante est difficile : nous nous retrouvons dans un bar désert où une vieille femme acariâtre se réveille de mauvaise humeur dans son bar et met ce que l’on soupçonne être une morte-vivante décomposée dehors sans que cette dernière ne lutte vraiment !

S’ensuivent alors de longs moments de tension familiale entre cette mère et sa fille, superbe femme (Jessica Lowndes) à qui Hooper a donné un rôle de petite fille qui ne cadre pas du tout avec un physique plutôt avantageux ! En fait, dès ce moment, on a compris : cela ne sert à rien d’aller plus loin tant la platitude du propos est ahurissante !

Hormis une scène, qui tombe comme un cheveu dans la soupe, où l’on voit des humains jeter des morts-vivants, qui viennent d’être torturés, dans une poubelle, rien ne vient rehausser le rythme. Pire, Hooper lance alors une love-story entre le jeune fille du bar et un trafiquant de sang drogué jusqu’à la moelle.

C’est dans un monde de décadence que le couple fonce alors à tombeau ouvert, lors d’une scène qui ressemble à s’y méprendre à Fast and furious (pas de quoi relever le niveau quoi !), vers un monde de déchéance engendré par une pseudo-troisième guerre mondiale !

C’est alors qu’entre en scène un Robert Englund qui, même s’il n’arrive pas au niveau qui était le sien dans Les griffes de la nuit, parvient à redonner un peu de punch à un film déjà tombé bien trop bas ! L’acteur limite la casse lors des 15 dernières minutes par ses mimiques et son flot de paroles ininterrompu. Son interprétation, drôle et efficace à souhait, a donc le mérite de le sortir quelque peu du lot.

Le dénouement fait, hélas pour lui, pitié ! Entre histoire familiale mélodramatique et basse vengeance publique, le final est trop prévisible et, surtout, ne donne lieu à aucun spectacle particulier. Après 55 minutes de calvaire, le métrage s’achève donc dans l’indifférence la plus totale avec l’amer regret d’avoir assisté à un film bâclé, sans histoire et sans âme !

Hooper creuse donc de plus en plus profond dans les abysses cinématographiques ! Il ne devrait plus tarder à atteindre le point de non-retour. Nous voulions une Danse des morts, il a continué à nous offrir sa danse des daubes !

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