Scream queen

Marie Bos

10 mai 2010 | Par : Gore Sliclez

Voilà, nous sommes de retour ! Après un BIFFF éprouvant, l’heure était venue de retrouver nos scream queens de la semaine, l’occasion comme vous le savez désormais depuis plus d’un an de vous faire (re)découvrir des actrices de chez nous ou d’Outre-Atlantique.

Cette semaine place à Marie Bos, actrice troublante que les plus chanceux d’entre vous auront eu la chance de découvrir via le film Amer d’Hélène Cattet et Bruno Forzani. Cette française vivant en Belgique a le théâtre dans la peau mais ne dédaigne pas toucher occasionnellement au cinéma avec entre autres des longs métrages comme "Ellektra" de Rudolph Mestdagh ou encore « Mon Ange » de Serge Frydman.

- Besancon, Strasbourg, Dijon et puis... Bruxelles. Un long parcours que vous pouvez peut-être nous raconter en quelques lignes ? Pourquoi la France déjà ?

Je suis française, j’ai fait des études littéraires dans toutes ces villes tout en jouant régulièrement avec la compagnie de théâtre dont je faisais partie, qui existe toujours, à Besançon. Mais j’avais quand même envie d’acquérir une formation d’actrice dans une école pour m’ouvrir des portes, rencontrer d’autres gens et d’autres manières de travailler. J’avais entendu dire du bien de l’Insas à Bruxelles et depuis mon adolescence, je ne sais pas pourquoi, je fantasmais sur le fait d’habiter dans une grande ville du nord.

- Vous êtes actrice forcément mais vous avez suivi également des formations de chant et de danse. Pourquoi cette diversité ? Une volonté de vous diriger vers autre chose encore

J’ai fait de la danse en travaillant avec Wim Vandekeybus, j’ai été choisie comme actrice mais chez lui tout le monde danse et c’est très bien. Mais de toute façon dans une école de théâtre il y a toujours une formation corporelle et vocale.

- Vous parlez vraiment six langues ? D’où vous vient ce côté polyglotte ?

J’ai appris l’anglais l’allemand et un peu le russe au lycée, pour le reste mon copain est italien et j’ai du me mettre au flamand parce que je travaille régulièrement avec une compagnie d’Anvers « comp.Marius ». Par ailleurs j’adore cette langue, je la trouve très sensuelle ; il y a quelque chose de rauque, d’organique, de brutal parfois.

- “Amer” était-il votre premier film de genre ?

Oui

- Comment avez-vous été contacté par Hélène Cattet et Bruno Forzani ?

Ils m’ont repéré dans le site comédiens .be, puis ils sont venus me voir jouer au théâtre dans « Mara /Violaine »d’après Claudel. Et puis on s’est rencontré, j’ai beaucoup aimé le scénario, on a fait quelques essais dans leur petit appartement sous les toits, et voilà.

- Vous aviez une appréhension avant d’aborder un giallo ?

Pas du tout. D’abord j’avoue qu’avant de faire ce film je ne savais pas ce que c’était. Et puis j’en ai vu 1 ou 2, j’ai trouvé ça pas mal. Mais pour moi Amer n’est pas vraiment un Giallo ; il y rend hommage mais il est au-delà, c’est une espèce de prisme, ce film, parce qu’on peut le regarder sous beaucoup d’angles différents. Le « problème » c’est qu’on a souvent besoin de nommer, de mettre les choses dans des cases pour se rassurer.

- Et avez-vous appréhendé cette atmosphère érotico-sensuelle qui baigne le film ? Étiez-vous préparée à mettre autant en valeur votre corps ?

Oui, quand même en ayant bien lu le scénario je n’ai eu aucune surprise à ce niveau là.

- Comment s’est passé le tournage d’Amer ? Quelle ambiance régnait sur le plateau ?

Le tournage était très agréable, il y avait ce mélange d’atmosphère bon enfant et la fascination pour les paysages dans lesquels on tournait : toute cette végétation dégoulinant sur la mer, cette maison incroyable dans laquelle j’avais plaisir à me perdre. Tous les gens de l’équipe se sont donnés sans compter dans la réalisation de ce film, avec très peu de moyen. J’ai été aussi épatée par l’énergie, la fraicheur et l’engagement des deux producteurs : Eve Commenge et François Cognard ; ils étaient tous le temps là, proches de tous le monde et porteurs d’une grande confiance.

- Vous êtes-vous inspirée des deux autres parties du script pour interpréter votre personnage et le faire ainsi coller à la petite fille et à l’adolescente qui vous correspondent ?

Je ne sais pas, peut être.

- Les deux réalisateurs avaient planifié, dès avant le tournage chaque plan. N’est-ce pas difficile pour une actrice de devoir se soumettre à un carcan rigide ?

En effet ce n’est pas toujours évident. Mais d’un autre côté ça a quelque chose de rassurant et peut être d’intrigant d’avoir affaire à des gens qui savent si précisément où ils vont. Il faut trouver sa part de créativité dans des tous petits espace, et ne pas vouloir en faire trop, accepter de se sentir juste un des instruments de l’orchestre, pas plus, mais pas moins non plus.

- Après cette expérience “horrifique”, auriez-vous envie de continuer dans cette voie ?

Ça dépend complètement de ce que je peux ressentir à la lecture du scénario, mais en général je suis attirée par les films qui ne sont pas univoques, qui ne sont pas seulement ce qu’ils affichent à première vue.

- Quels sont vos projets à venir ?

Je travaille actuellement avec une compagnie flamande « Marius » sur « la force de l’habitude » de Thomas Bernhard, l’histoire d’un directeur de cirque dont le fantasme absolu est d’arriver à faire jouer à sa troupe le quintette à corde « la truite « de Schubert, afin que les spectateurs ébahis, croyant venir à une représentation de cirque, entendent un concert. Mais naturellement ses tentatives se soldent par un échec, le but à atteindre étant trop inadapté à la réalité prosaïque dans laquelle il baigne.

GALERIE

Trailer de AMER

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