Critique de film

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Mammouth

"Mammoth"
affiche du film

Un météore s'écrase dans un musée, réveillant alors un mammouth vieux de 40 000 ans. La ville située près de là va subir les assauts destructeurs de l'animal. Deux agents spéciaux et un scientifique auront alors 17 heures pour tuer l'animal avant que la ville entière ne soit détruite par le gouvernement...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Mammouth - Humour pachydermique et références écrasantes
Par : Fred Pizzoferrato

Les productions mitonnées pour la chaine américaine Sci-Fi Channel se suivent et se ressemblent et ce Mammouth ne fait pas exception, en dépit de quelques variations bienvenues sur la formule routinière. Depuis le début des années 2000, Sci-Fi Channel s’est, en effet, spécialisée dans le « creature feature », autrement dit la série B horrifique mettant en vedette un animal monstrueux, préhistorique, gigantesque ou mythologique venant troubler la quiétude d’une bourgade sans histoire. De Python 2 à Larva et de Boa vs Python à Loch Ness terror en passant par Pterodactyles, Abominable, Swarmed, Lake placid 2, Anaconda 3, Harpies, Hydra et quelques autres, les changements restent minimes. Par rapport à la majorité des titres de Sci-Fi Channel, la particularité de Mammouth consiste toutefois à jouer davantage la carte du second degré même si le scénario, lui, ne change pas des sempiternelles agressions animales.

Une météorite s’écrase sur le musée d’Histoire Naturelle de Blackwater, petite ville de Louisiane où il ne se passe jamais rien, libérant un organisme extraterrestre change-forme. Ce-dernier réveille un mammouth laineux exhibé depuis des années dans le musée et le transforme en une formidable machine de destruction. Deux agents du gouvernement, Powers et Whitaker, tentent de circonscrire la menace avec l’aire du paléontologiste Frank Abernathy. Alors que la situation échappe à tout contrôle, Abernathy essaie de sauver sa fille (qui vient de fêter son seizième anniversaire) et renoue avec son père, un fanatique de séries B de science-fiction passionné par les soucoupes volantes.

Après Alien lockdown et Larva, Tim Cox revient avec un nouveau téléfilm largement référentiel avançant sur la corde raide de la parodie. Les références cinématographiques sont donc nombreuses et s’avèrent parfois cyniques, le cinéaste opposant les classiques du cinéma de science-fiction (La guerre des mondes, Le jour où la Terre s’arrêta, Le blob, L’invasion des profanateurs de sépultures) à leurs remakes plus récents via quelques remarques bien senties. Tim Cox cite également, via le dialogue ou des clins d’oeils, des titres comme La nuit des morts-vivants, E.T. l’extraterrestre ou Planète interdite avant de parodier Jurassic park lors d’une scène « sexy » du troisième âge. Un moment décalé plutôt culotté et original par ces temps de jeunisme triomphant. Le reste du métrage, hélas, vole rarement très haut, le décalque déconnant et continuel de Men in black et de X-files s’avérant, par exemple, assez vite lassant. La présence de personnages secondaires voulus pittoresques ou hilarants (le shérif et ses deux adjoints obsédés) n’est sans doute pas la meilleure idée du film et cet humour pachydermique (évidemment !) dessert grandement cette petite production. En se voulant un hommage aux classiques de la science-fiction et de l’horreur des fifties et sixties, Mammoth apparaît surtout comme un sous-produit empilant les clichés avec frénésie sous couvert d’un argument parodique mal exploité.

Au niveau du casting, Summer Glau (des rôles récurrents dans les séries télévisées Les 4400, Firefly, The Sarah Connor chronicle et The unit) est très jolie, ce qui ne l’empêche pas d’avoir non pas 16 ans mais 25… pas très crédible ! Tom Skeritt (Top gun, Alien, Poltergeist 3), sur la pente descendante, cabotine joyeusement à 73 ans. Pas une grande performance mais cette interprétation outrée confère, à tout le moins, un certain intérêt à ce Mammouth en ayant bien besoin. Vincent Ventresca, pour sa part, parvient à se montrer amusant et propose lui aussi un jeu assez caricatural. Les seconds rôles, eux, ne font pas illusion une minute et semble perpétuellement mal à l’aise, hésitant entre premier et second degré sans parvenir à se décider.

Attraction principale du (télé)film, le monstrueux mammouth a, bien sûr, été entièrement conçu en images de synthèse. Si son aspect s’avère relativement soigné avec son côté zombie pourrissant et si l’animal possède quelques capacités originales (il peut se camoufler de manière inexplicable tel le Predator ou un Oiseau de Proie Klingon !), les animations confectionnées par ordinateur s’avèrent par contre très médiocres. L’intégration de la bête dans l’image est donc bâclée et son rendu, bien trop lisse et artificiel, peine à convaincre. Sans doute pour des raisons budgétaires, Tim Cox limite d’ailleurs au maximum les apparitions du mammouth et met également la pédale douce sur le gore, quasiment absent. Pas très finaud cette démarche, le film se révélant bien moins jouissif que les généreux Loch Ness terror ou Ptérodactyles qui, dans un genre similaire, n’hésitaient pas à verser le sang et à détailler leurs créatures préhistoriques sous toutes les coutures.

Alors que la plupart des productions Sci-Fi Channel se contentent d’illustrer mécaniquement une formule payante (petite ville + animal géant + attaques saignantes + combat final titanesque), Mammouth essaie d’innover via quelques scènes surprenantes et ne se prend guère au sérieux en jouant la carte de l’humour référentiel. Malheureusement, rien de tout cela ne parvient à sauver le film et seul le casting sympathique et quelques attaques spectaculaires (quoique mal fichues) peuvent donner à ce Mammouth un semblant d’intérêt. Très décevant.

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