Critique de film

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Malabimba

"Malabimba"
affiche du film

Possédée par l'esprit de la libidineuse de la comtesse Lucrezia au cours d'une séance de spiritisme, la jeune Bimba se transforme en une créature assoiffée de sexe.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Malabimba - Une possession très sexy
Par : Chroniqueurs
Tags : Fantômes

Par Nicore

Réalisé par Andrea Bianchi, honnête artisan du cinéma d’exploitation italien, auteur notamment du plutôt sympathique Le manoir de la terreur ou du giallo érotique Nue pour l’assassin, ce Malabimba, the malicious whore offre un démarquage assurément tourné vers l’érotisme de L’exorciste, mais en n’étant jamais vulgaire grâce à une ambiance troublante de tous les instants.

Le script suit la possession d’une adolescente par l’esprit d’une de ses ancêtres complètement dépravée, qui va plonger la jeune fille dans un univers lubrique et vulgaire.

La séquence introductive prend place dans le château familial où se confine l’action du métrage, pour nous faire suivre une séance de spiritisme au cours de laquelle les membres d’une famille aidés par une extralucide, au lieu d’invoquer l’âme de l’épouse défunte du maître des lieux, vont réveiller un esprit démoniaque. Celui-ci va d’abord se manifester en débraillant les personnes présentes pour bien démontrer son avidité sexuelle (les chemisiers s’ouvrent, tout comme les braguettes…). Fier de son entame de partouze, il s’élance dans les couloirs du manoir, pour essayer de posséder sans succès l’esprit d’une bonne sœur, avant de s’en prendre à la chambre de la jeune Bimba et vraisemblablement d’investir son corps.

Cette première mise en situation a le large mérite d’être instantanément captivante et séduisante. Dotée d’une atmosphère très gothique qui se reflète de ce château lugubre que l’esprit maléfique va traverser en semant désordre et fracas de façon très graphique et auditive avec ces grognements et ce souffle rauque accompagnant la séquence, cette scène plonge tout de suite le spectateur dans l’ambiance.

L’intrigue met alors en avant ses différents personnages en pleine discussion pour mettre en exergue la disgrâce financière de cette famille en apparence aisée mais endettée. Des dettes tellement lourdes que le propriétaire, Andrea, un homme veuf, décide de vendre les lieux, au grand désarroi de sa mère qui le verrait plutôt épouser la femme de son autre fils grabataire (mais très riche), la pulpeuse Nais, ceux-ci vivant également sur place.

Mais rapidement, les signes de la présence maléfique vont opérer autour de la jeune Bimba, adolescente esseulée dans ce château, par un buisson renfermant un serpent, puis surtout lorsque la demoiselle va au cours d’un repas se mettre à proférer des insanités à caractère sexuel à la surprise générale (Linda Blair, the return !)

Ensuite, le métrage développe conjointement des situations liées aux relations ambiguës qui vont lier les différents protagonistes, nous amenant à découvrir les penchants masochistes de Nais puis sa nouvelle liaison avec Andrea, tout en privilégiant bien entendu la possession de la jeune Bimba. Celle-ci qui devient une véritable obsédée sexuelle s’adonnant au voyeurisme (élément bien pratique pour relier les différentes sous intrigues) ou n’hésitant pas à se dévêtir lors d’une soirée donnée au château (faisant de la sorte écho à une célèbre scène de L’exorciste), mais surtout en s’offrant une puberté exacerbée par des masturbations montrées de manière assez explicites, ce qui amène chez le spectateur trouble et dégoût.

Alors bien sûr, le métrage aligne de multiples séquences érotiques très osées, mais celles-ci s’insérent de manière naturelle à l’ensemble, nous renseignant ainsi de la sorte aussi bien sur le degré d’avilissement de la malheureuse héroïne que sur la perversion plus humaine des membres cupides ou dépravés de cette famille. En plus, ces scènes lascives et remarquablement mises en avant par le réalisateur, donnant le sentiment au spectateur d’être lui aussi voyeur, sont toujours troublantes, du fait de l’âge bien jeune de Bimba, passant d’une innocence presque enfantine à une luxure diabolique révélant ses charmes naissants sans aucune pudeur.

Et bien entendu, en lorgnant dans sa seconde partie vers la "nunsploitation" avec cette bonne soeur pervertie à son tour pour sauver Bimba, la métrage se dote d’un caractère offensif et provocateur évident.
Par contre, on peut regretter les quelques inserts hardcore, visiblement rajoutés à des fins bassement mercantiles après le montage du film, pour quelques gros plans sans intérêt.
L’interprétation est extrêmement convaincante, portée par la jeune Katell Laennec (dont ce sera la seule apparition cinématographique) époustouflante de crédibilité dans le rôle envoûtant et émouvant de Bimba, tandis que Patrizia Webley est vraiment efficace en charmeuse perverse. La mise en scène d’Andre Bianchi est efficace, adaptée pour soigner aussi bien les décors que la beauté des séquences.

En conclusion, ce Malabimba, the malicious whore est véritablement troublant, passionnant et son mélange des genres se manifeste de façon cohérente et en même temps audacieuse et sordide !

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