Critique de film

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The Machine girl

"Kataude mashin gâru"
affiche du film

La vie d'une jeune fille bascule le jour où un groupe de yakuzas massacre sa famille et la torture en lui coupant le bras gauche. Décidée à se venger, elle se construit alors une mitraillette en guise de prothèse.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Machine Girl - Délire gore jouissif !
Par : Quentin Meignant
Tags : Vigilante, Gore, Action, Comédie

Présenté en avant-première mondiale le 28 mars 2008 au BIFFF, Machine Girl, réalisé par Noboru Iguchi, réalisateur totalement inconnu en Europe, est une excellente surprise. C’est même un euphémisme d’affirmer cela tant ce métrage a régalé les spectateurs de la première à la dernière minute.

Rien qu’à voir l’affiche et la bande-annonce, vous l’aurez compris, le film n’a rien de bien sérieux et doit donc tabler sur la sympathie du public. Ce pari ardu pour tout film gore délirant est relevé avec brio par Iguchi qui signe un film qui restera dans les annales du cinéma de genre asiatique (et même mondial) !

Dès le lancement du film, on se rend en effet compte qu’aucun thème vraiment sérieux ne sera abordé même si l’histoire en soi a quelque chose de dramatique. L’héroïne est juste là pour se venger et pour nous faire profiter de débordements sanglants extrêmement réussis au point de vue stylistique.

Avant même le générique donc, on se retrouve avec 5 ados démembrés, décapités, réduits en bouillies sur les bras et, malgré tout, on garde un sourire (vicieux il est vrai) aux lèvres. Commence alors la narration du véritable drame que vit l’héroïne : son frère, racketté par le fils d’un yakuza, est mis à mort en même temps que Takeshi, un ami, tandis que celle-ci se fait violer par un groupe d’ouvriers en furie et se fait couper la main par la femme d’un yakuza.

On pourrait dès lors croire que Iguchi va verser dans une dramaturgie bien malvenue pour pareille œuvre. Eh bien non ! Le bonhomme étonne par son traitement des informations qu’il nous donne : toutes ces séquences de grand malheur sont mises en scène et filmées de manière parodique et entraînent tout le monde dans de grands éclats de rire.

Nous offrant bien plus qu’un simple moment de rigolade, le réalisateur parvient encore et toujours à distiller son gore bien senti. La scène où l’héroïne se retrouve dans la maison de Ryota est excellentissime et d’une drôlerie sans égal. Vous voulez de la soupe ou du gel-douche au sang ? Vous serez servis, le tout dans la bonne humeur par la très élégante Asami !

Après le grand drame qu’elle a vécu, cette dernière se transforme donc en véritable monstre-vengeur assoiffé de sang et se lance dans une véritable chasse aux yakuzas. Les délires ninjas se multiplient alors tandis que notre héroïne et une amie, lourdement armées, luttent contre le gang Shuriken ou encore le magnifique « gang des défunts ».

Tout est donc (bon) prétexte au sang et au rire dans tout un métrage qui ne laisse vraiment aucun répit au spectateur. Ce dernier peut aussi jouir de dialogues hilarants et complètement décalés du genre : « Tu m’as cloué, ça ne se fait pas ! ».

Le délire est donc vraiment partout et le doit bien à des effets gores parfaitement réussis. Là où il aurait pu rater le coche en nous soumettant un gore traditionnel, Iguchi nous offre une fête au sang, une véritable douche d’hémoglobine d’une incroyable drôlerie.

Sans verser dans le malsain une seule seconde, ces effets sanglants se démarquent totalement des autres films du genre par leur traitement. Là où Miike avait réalisé un film délirant mais lourd à supporter avec Ichi the killer, Iguchi parvient à nous livrer un film complètement décomplexé qui nous offre l’occasion d’assister à un gore réjouissant.

Ce film est donc un grand moment de cinéma délirant et on ne saurait que remercier la société Nikkatsu, distributeur du film, d’avoir choisi Bruxelles comme lieu de cette avant-première mondiale ! Il y a vraiment de quoi en être éternellement reconnaissant et surtout d’attendre impatiemment (voire fiévreusement) la sortie d’un DVD qu’il faudra absolument se procurer ! Un chef-d’œuvre asiatique de plus ! A voir le plus vite possible, quitte à se taper le Japon !


Critique de The Machine girl - Sushi party
Par : Samuel Tubez

Le trailer ne nous avait pas menti : The Machine Girl est un petit film survitaminé qui enchaîne sans presque aucun temps mort les scènes les plus déjantées et gores. On ne se fait donc pas avoir sur la marchandise et en plus, on rit aux éclats. Que du bonheur.

Tel Ryuhei Kitamura à l’époque de son Versus, Noboru Iguchi est en passe de devenir culte en Europe. Avec ce délire gore ultra généreux, il serait étonnant (et fort dommage) que le réalisateur demeure un illustre inconnu par chez nous. On ne s’embarrasse évidemment pas ici d’un scénario encombrant, tout est prétexte à la grande saignée et au délire absolu. Mais s’il est hyper gore (pour tâcher, ça tâche…et même avec Ariel, ça ne part pas au premier lavage !), The Machine Girl ne tombe jamais dans le malsain et ne se prend en aucun cas au sérieux. Loin de là ! On est ici pour se marrer dès que ça commence à gicler, le tout appuyé par des dialogues hilarants, des personnages loufoques et des scènes « dramatiques » filmées grotesquement. La bonne humeur et la dérision sont omniprésentes.

A la vision de ce film complètement décomplexé on pense évidemment beaucoup à notre cher Ash des Evil Dead (l’avant-bras armé), aux Power Rangers (les poses des ninjas) ou même au récent Planet Terror (une jambe est ici remplacée par une tronçonneuse). Plus d’une séquence ahurissante défile devant nos yeux : les mains frites, la guillotine volante, le « drill bra », les sushi, etc. etc. Pas étonnant que tout ces effets soient aussi réussis et généreux, puisque ce sont Masaki Suzumura et Yoshihiro Nishimura qui en sont les responsables, à savoir respectivement le superviseur des scènes d’action de Death Trance et le responsable des effets spéciaux de Meatball Machine, Strange Circus ou encore Exte : Hair extension (que l’on va également voir cette année au BIFFF). Je ne vais pas tout énumérer pour laisser la surprise aux dingos qui se jetteront comme moi sur le film dès qu’il sortira en dvd, mais sachez qu’en réalité c’est tout bonnement impossible de tout évoquer tellement c’est la fête au portnawak et aux effusions d’hémoglobine ! Et en plus, pour couronner le tout, l’actrice principale (Minase Yashiro) est mignonne à croquer. Je lui boufferai bien les chairs jusqu’à l’os, tiens ! Miam miam, vivement une seconde vision !


Critique de Machine girl - Rage against The Machine
Par : Seb Lecocq

Le monde se divise en deux catégories, ceux qui aiment le V-Cinéma et les autres. Les autres ont tort. Le V-Cinéma est un genre typiquement nippon, constitué d’un catalogue incroyablement large de films à tout petit budget destinés uniquement à l’exploitation vidéo. Bien entendu, réservé a un public de fans dévoués exclusivement, ce sous-genre permet tous les abus et toutes les folies, surtout dans les domaines qui nous intéressent a savoir la violence, le gore et la nudité. Machine Girl s’impose d’entrée de jeu comme le blockbuster de cette catégorie, le Citizen Kane du V-Cinéma.

Le film débute par une introduction totalement dévastatrice montrant une jeune lycéenne décimant toute une bande de vilains pas beaux à l’aide son bras mitrailleuse. Ah oui je vous avais pas dis…Machine Girl raconte l’histoire d’une jeune lycéenne battue et violée partant en guerre contre une bande de voyous-yakusas-ninjas responsable de la mort de son frère bien aimé. Pour l’aider dans son nettoyage, elle se sera au préalable fait greffer une gatling au bras par le mécano du coin. Voilà, le programme est posé : violence, flingue, humour et petites pépés. Passons outre le fond de l’histoire, tout ce qu’il y a de plus classique pour nous attarder sur la forme. Et là Iguchi frappe un grand coup. Déjà bien connu des amateurs du genre pour ses remarquables et déjà délirants Cat-Eyed Boy et Oira Sukeban, il pousse son concept plus loin en explosant les limites de durée et de budget inhérents à ce genre de film. En gros son film dure 90 minutes, là où la production habituelle tourne autour d’une heure, et dispose d’un budget supérieur à la moyenne. Mais malgré cette abondance de biens, il ne change pas d’un iota sa formule secrète et reste fidèle à son style caractéristique à base de jeunes lycéennes en uniforme, d’humour irrévérencieux d’arme surréaliste et de gore cartoonesque. D’ailleurs Machine Girl peut être perçu comme une version upgradée de Oira Sukeban. Il en reprends tous les aspects en les enrobant d’une facture plus « professionnelle » et plus « grand public » avec d’énormes guillemets.

Machine Girl est dons un spectacle total et hallucinant de gore pour tout qui ne serait pas habitué a ce genre de débordements. Ici une rafale de mitrailleuse arrache une tête ou transperce un torse, un bras se transforme en tempura et chaque personnage ne se déplace qu’en prenant des poses tout droit sorties d’un manga. Icôonisée à outrance, l’héroïne, la kawaïissime Minase Yashiro explose de charisme et trouve sans aucun doute le rôle de sa vie. Tout le film tourne autour d’elle et de son personnage de lycéenne vengeresse. Le type de personnage que Tarantino rêverait de créer mais celui-ci est bien timoré pour expérimenter ce genre de choses. Pour faire simple, Minase Yashiro est une vraie héroïne badass qui prend son pied en bottant le cul de toute la racaille masculine du Japon.

On pourrait en dire beaucoup plus sur ce film phénoménal destiné à devenir instantanément culte tant chaque scène surpasse la précédente dans la surenchère. Un des spectacles les plus jouissifs qu’il soit donné de voir sur un grand écran, Iguchi signe là le chef-d’œuvre absolu du genre même si à titre d’inconditionnel de la chose je déplorerais un tout petit manque de « cuisses ». Ben oui si on se permet de prendre des AV Idol (ndlr : « actrice » de porno soft japonais) dans ses films, c’est pour les dénuder, non ? Mais bon là je pinaille et joue à sodomiser les mouches car il serait bien malvenu de faire la fine bouche devant ce spectacle ultime et (dé) bridé !!

Commentaires sur le film

planet teror

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

30 janvier 2009 à 22:01 | Par margaruta22
Bof

2 etoiles

Pas trop mon truc ce genre de délire asiatique, j’ai jamais trop accroché à ce style survitaminé, loufoque, puérile et sanglant. Le film fait très manga je trouve, on retrouve même l’aspect érotique typique de cette littérature, on a par moment l’impression de voir un manga et pas de le lire ! Curieux. Effets spéciaux très médiocres mais ça fait partie du charme de ce genre de production parait-il.

10 mars 2009 à 12:03

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

CEST UN FILM SUPER BIEN FAIS DE LACTION TU NA AU DÉBUT JUSQUA LA FIN SI VOUS AIMER LHORREUR VOUS SERREZ SERVIS FÉLÉCITATION A LAUTEUR DU FILMS JEAN CANADA VILLE GRANBY 52 ANS .

13 juillet 2011 à 23:07 | Par JEAN

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