MIROIRS DE SANG de Dean R. Koontz

27 octobre 2012 | Par : Damien Taymans |

Titre Miroirs de sang

Titre original The vision

Auteur Dean Koontz

Année 1977

Genre Horreur

Editeur Pocket Terreur

Année d’édition 1982

Note 5/10

Résumé

« Je suis un vampire et un démon », murmura la voix dans sa tête. « J’aime le goût du sang ».
Mary Bergen a le don de clairvoyance : elle peut voir de ses yeux des meurtres qui se commettent ou vont se commettre loin d’elle. Son pouvoir lui a déjà permis d’élucider ou même d’empêcher bien des crimes, mais elle le paie très cher : elle est poursuivie par la vision de belles -unes femmes sauvagement mutilées et ses nerfs sont mis rude épreuve. Pourquoi ne voit-elle pas le visage du ique ? Chaque fois qu’elle croit y parvenir, elle entend bruissements d’ailes de chauve-souris et tout bascule. Mais l’assassin, lui, semble tout savoir d’elle…

Miroirs de sang, neuvième livre du romancier Dean R. Koontz, rappelle à bien des égards Le visage de la peur, écrit la même année et présage également Le masque de l’oubli qui sera publié quatre années plus tard. A nouveau, Koontz opte pour un étrange mélange des genres qui se situe quelque part entre le thriller, le polar, le fantastique et l’horreur, l’auteur choisissant de doter son intrigue policière d’éléments paranormaux. Au programme se chevauchent des phénomènes tels que la télékinésie, la précognition, les poltergeists, le vampirisme et même le satanisme qui tous trouvent leur place – souvent infime - dans ce capharnaüm vaguement organisé.

A l’instar d’un Frank Black, Mary Bergen mène des investigations en faisant appel à ses talents précognitifs qui fluctuent selon l’affaire : tantôt elle entrevoit ce qui va se produire au détail près, tantôt elle ressent ce que les victimes endurent. Ses pouvoirs évoluent de manière exponentielle, la medium acquérant au fur et à mesure des capacités jusque-là muettes comme le pouvoir de déplacer les objets et les animaux, à la seule force de son esprit. Le développement de ses compétences ne suit aucune logique réelle, ceux-ci émergeant au fil de l’enquête selon les informations dont les héros ont besoin pour pouvoir avancer. Une progression narrativement anarchique qui découle des désirs désordonnés de son géniteur.

Cousue de fil blanc, l’intrigue ruine en son sein le semblant de suspens mis en place dès l’entame (« Mais qui diable est ce tueur invisible ? » serinent les plus crédules tandis que le romancier prend un malin plaisir à multiplier les fausses pistes au gré d’indices grossiers). Miroirs de sang est, à l’image de son immonde couverture, un énième sous-roman, grossièrement torché par un Koontz en manque d’inspiration qui sacrifie son talent littéraire au profit de son rythme annuel de publication, rédigeant du coup deux mauvais romans la même année. Ça, c’est malin.

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