Critique de film

pub

Lost River

"Lost River"
affiche du film

Dans une ville qui se meurt, Billy, mère célibataire de deux enfants, est entraînée peu à peu dans les bas-fonds d’un monde sombre et macabre, pendant que Bones, son fils aîné, découvre une route secrète menant à une cité engloutie. Billy et son fils devront aller jusqu’au bout pour que leur famille s’en sorte.

pub


Trailer - Lost River (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Lost River - Theatre Bizarre
Par : Samuel Tubez
Tags : Conte fantastique

Le bellâtre Ryan Gosling passe derrière la caméra pour nous entraîner dans un voyage déconcertant aux images envoûtantes qui eut les honneurs de la section Un Certain Regard à Cannes 2014. Concrétisation ou trip insignifiant ?

Dans des bas-fonds de Detroit aux allures de ville fantôme, une femme (sublime Christina Hendricks) et ses deux enfants (Iain De Caestecker et Saoirse Ronan) tentent de survivre dans un monde hostile où les monstres les plus pervers se cachent derrière des visages humains… Un maniaque autoproclamé roi de la rue (méconnaissable Matt « Doctor Who » Smith), le patron dévergondé d’un théâtre burlesque (Ben Mendelsohn), une famille en feu qui tente de sortir la tête de l’eau, au sens propre comme au figuré… Autant d’êtres désincarnés, de jeunes paumés ou de victimes d’une mise en scène pour le moins macabre, ayant leur rôle à jouer dans cet inquiétant train fantôme qui se fait l’écho d’une existence morose au cœur de quartiers presque désertés suite à la crise économique. Un train qui ne s’arrêtera qu’en gare du sordide.

Ayant soigneusement observé deux des metteurs en scène avec qui il a travaillé en tant qu’acteur (Derek Cianfrance et Nicolas Winding Refn), Ryan Gosling se lance donc dans la réalisation...et copie ses pairs dans un exercice de style pour le moins désarçonnant. Dans un ensemble confus, le « driver » invite sur sa scène de Grand Guignol Mario Bava, David Lynch ou encore les films de la Hammer, le tout sous une douche de néons en provenance d’Only God Forgives. Autant de pictogrammes sublimés par le travail du génial chef opérateur Benoît Debie, qui nous livre une fois de plus un lot conséquent d’images envoûtantes et marquantes. Mais cela ne suffit pas à faire de Lost River une œuvre captivante de bout en bout (tout juste est-elle partiellement ensorcelante), le jeune cinéaste se perdant dans ses influences et ne parvenant pas à maitriser ses idées (car il n’en manque pas, malgré tout !), souvent cauchemardesques, mais tombant trop souvent dans l’outrance. Une jolie coquille toutefois pas totalement vide, qui laisse encore beaucoup de place pour que s’installe la réelle personnalité de cet artiste multi-facettes insaisissable.

Fantasmagorie ultra-référencée et maladroite, la première œuvre de Ryan Gosling en tant que réalisateur demande un total abandon de la part du spectateur afin de mieux pénétrer dans son univers cauchemardesque trop souvent nébuleux. Manque encore pas mal de réglages à effectuer mais la (fan) base est là.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 50275 photo 50276 photo 50277
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage