Critique de film

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Let Us Prey

"Let Us Prey"
affiche du film

La vie est ironique, quand même... Rachel Heggie vien t d’être transférée au commissariat d’un patelin complètement paumé dans l a lande irlandaise. Prête à montrer à ses péquenauds de collègues de quel bois elle se chauffe, Rachel se la joue Hot Fuzz version féminine en arrêtant d’emblée le seul criminel du coin et croit en être quitte pour son service de nuit, avec une t asse de thé et un macaron devant The Voice au poste. Sauf que le diable est de passa ge dans le coin : il a un duffel coat élimé, une barbe grise, sourit aussi facilemen t que Steven Seagal et compte bien collecter quelques âmes damnées au commissaria t avant minuit... Se laissant facilement arrêter, le taulier des chaudrons satani ques va faire ressurgir tous les pires secrets des gens présents au poste de police : finis, les gentils flics et les fonctionnaires ternes. Place aux assassins psychopa thes, aux maniaques et aux bouchers cherchant l’âme humaine au scalpel... Comme quoi, l’habit ne fait vraiment pas le moine, et aller à confesse n’aura j amais été aussi sanglant qu’en cette nuit agitée..

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Let Us Prey - Une nuit en enfer
Par : Quentin Meignant
Tags : BIFFF 2014

L’Irlande a pris la bonne habitude de surprendre les spectateurs du BIFFF. Si l’on omet le pompeux Wake Wood, toutes les autres productions à avoir pris place sur les écrans du festival bruxellois ont en général marqué les esprits (Stitches, Outcast,...), y apposant une griffe indélébile, encore renforcée cette année par Let Us Prey, présenté en première mondiale et qui y a d’emblée remporté un Méliès.

Le moins que l’on puisse dire est que Let us Prey, premier long métrage de Brian O’Malley, fait partie de la grande tradition de réussite de l’Irlande en terres bruxelloises. Avec un Liam Cunningham plus convaincant et mystérieux que jamais en guise de tête d’affiche, le film attirait certes déjà les regards, mais les spectateurs étaient loin de se douter qu’ils pourraient compter sur un tel spectacle.

Let Us Prey suit Rachel, une agent de police récemment transférée dans un village de campagne. Durant sa première nuit, après avoir arrêté le seul criminel du coin, elle va devoir faire face à un vieil homme particulièrement retors. Si elle l’arrête facilement, elle ne tarde pas à découvrir que sa présence au commissariat fait remonter à la surface le passé trouble de la petite communauté. Et ces réminiscences prennent des formes diverses : massacre d’une famille entière, crime homophobe, tabassage en règle, .... Autant d’éléments finement distillés par O’Malley tout au long de son film. Certes pas exempt de l’un ou l’autre reproche, Let Us Prey compose à merveille avec son petit budget en procédant à une très intelligente unité de lieu et en réduisant au maximum le nombre de ses intervenants. Le métrage se transforme donc rapidement en huis clos à la fois étouffant, notamment lors des visions des différents protagonistes, et rythmé, O’Malley ne lâchant pas d’une semelle son héroïne, campée de façon convaincante par Pollyanna McIntosh, qui en verra de toutes les couleurs.

Le final, totalement what-the-fuck, permet de surcroît au film de sortir définitivement du carcan des références que l’on pouvait lui prêter. Si l’on omet une image finale qui ne cadre pas du tout avec le reste du récit, Let Us Prey est donc une pleine réussite...

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