Le Festival Européen du Film fantastique de Strasbourg

Les courts européens qui cartonnent

Courts mais bons

Arbeit für alle (Full Employment)

Allemagne – 2008 – Mockumentary/Gore – 12’

Director :Thomas Oberlies et Matthias Vogel

Sous forme de documentaire télévisé, ce court allemand présente une entreprise qui emploie des jeunes afin d’accompagner des seniors dans leur travail. La caméra suit donc une journée ordinaire d’un employé qui s’en va aider une septuagénaire. En apparence, rien de bien dérangeant ni original. Or les choses tournent différemment quand on réalise qu’ils s’occupent du dégommage de zombies dans une entreprise…

Tourné à la dérision et au troisième degré, Arbeit Für Alle est une belle surprise, dix minutes de pure rigolade dans une ambiance totalement décalée et très do it yourself, à croire qu’on a affaire à des employés de bureau qui s’emmerdaient sacrement et décidèrent de se transformer en zomblards pour s’occuper ! Un bon coup de cœur, joliment gorasse et décalé.

Brother’s Keeper

The Netherlands – 2008 – Horror – 15’

Director : Martijn Smits

Les rapports entre deux frères ne sont pas toujours faciles, et ce particulièrement quand l’un est beau et a du succès auprès des femmes, tandis que l’autre vit reclus dans une cave afin de dissimuler sa difformité. Présenté avec une ambiance très proche de celle des Contes de la Crypte, le court de Martijn Smits fait dans le classique, mais reste efficace. Une version quelque peu remasterisée de la Belle et la Bête, version new-age, avec le dit monstre portant le doux nom de… Romero ! Le make up de ce dernier est particulièrement réussi, tout comme les effets sanglants. Du travail soigné, avec une préférence pour les derniers plans après la vengeance de celui qui se révèle être bien plus humain que ne le sous entends l’apparence…

Devil’s Wedding

UK – 2009 – Fantasy/Comedy – 14’

Director : Dan Cadan

Le diable va se marier. Il a jeté son dévolu sur une sorcière au charme diabolique et au caractère bien trempé. Mais il n’a pas d’invités car il a oublié d’envoyer les invitations, sa chère et tendre est furieuse contre lui. Il se met encore plus dans le pétrin quand il fait un pacte avec le réceptionniste de l’hôtel afin que celui-ci lui fournisse des hôtes… Tourné dans une ambiance très proche de celle des nouvelles d’Edgar Allan Poe, Devil’s Wedding use de la langue de Shakespeare avec talent, en transformant les dialogues en une poésie constante, les personnages se donnant la réplique en versifiant leurs paroles. Et il faut avouer que Satan a une beauté particulièrement diabolique, avec sa chemise pâle et sa cravate rouge sang, qui lui donnerai presque les traits d’un vampire (Edward Cullen, sort de ce corps…), tout comme son épouse ! Sans oublier le projectionniste, dont la peur tourne bien vite au délire démoniaque suite au don de l’âme du diable… A réserver aux fans d’ambiance gothique et lyrique, mais à ne pas rater !

El Ataque de los Robots de Nebulosa-5

Spain – 2008 – Sci Fi – 7’

Director : Chema Garcia Ibarra

L’attaque des robots de la planète Nebulosa 5 est imminente. Une seule personne est au courant mais personne ne l’écoute. Du coup, il reste assis dans son parc à attendre l’arrivée des aliens, quand il ne se déguise pas en extra-terrestre fait en carton pâte ou dessine ses futurs envahisseurs pour effrayer sa môman. Première déception des courts métrages. Au vu des nombreux prix récoltés par Chema Garcia Ibarra, il était normal de s’attendre à une œuvre d’art miniature. Mais à vrai dire, c’est comme se balader dans un musée d’art moderne : on comprends rien, on regarde des traits dignes d’un enfant de cinq ans mais on appelle ça de l’art quand même. L’idée du court est bonne, mais la manière de la mettre en scène est des plus fades. Pas de rythme, rien qui accroche, pas de chute. L’électrocardiogramme est ultra plat, et c’est particulièrement dommage.

Le Petit Dragon

Swiss/France – 2009 – Animation/Kung Fu – 8’

Director : Bruno Collet

L’esprit du dragon pénètre à l’intérieur de la figurine de Bruce Lee détenue par un fan de kung-fu. Elle ne va pas tarder à s’animer et va devoir affronter de redoutables adversaires ! Assez énorme comme court. Ca ne dure pas même dix minutes, mais mon Dieu, ce que c’est excellent ! Voir une figurine en mousse de Bruce Lee se castagner contre un robot à bras articulé, sans dialogues mais régulièrement ponctué des cris de guerre de l’asiat’, c’est du pur bonheur, de quoi bien se fendre la poire. Difficile de ne pas se sentir atteint par ces quelques minutes de délire, et de ne pas passer le générique de fin sans pousser un petit cri de combat…

Maquetas (Miniatures)

Spain – 2009 – Sci Fi/Drama – 3’30

Director : Carlos Vermut

Trois personnes sont interviewés au sujet d’un tragique accident où ils ont tous perdu un être cher. Un documentaire façon Striptease qui, à l’image de Arbeit Für Alle, se révèle être totalement décalé, avec une bonne chute. En effet, chacun personne témoignant a en fait été victime… d’un monstre géant à la Godzilla ou King Kong. Et oui, c’est bien beau de vouloir visiter Manhattan (cela dit, dans le cadre de Maquetas, ce serai plutôt Madrid…), mais évidemment, quand on dispose de grosses pattes et de nageoires caudales bien dimensionnées, il faut songer à faire attention dans les virages, les infrastructures humaines n’étant hélas pas adoptés aux varans mutants et autres joyeusetés radioactives. Si Cthulhu avait décidé d’être de la partie, le délire aurai été total. Et il est loin d’être faiblard !

The Knot (Liten Knute)

Norway – 2009 – Comedy/Fantastic – 13’

Director : Kjersti Steins

Kåre est né avec son cordon ombilical relié de manière permanente à sa mère. Ils vivent en présence l’un de l’autre de manière permanente. Une sorte de Tanguy à double sens, où les deux personnages ne peuvent ni ne veulent se quitter. L’adolescence est délicate, et oui, comment fumer ses joints et débuter une vie sexuelle avec maman à côté ? Mais malgré tout, fils et mère restent très intimement liés, complices jusqu’au bout, et ce par ce cordon ombilical que même la scie circulaire ne parvient pas à trancher ! Une des rares comédies du paquet ce courts européens présentés au festival, une petite fable qui se finit par le partage éternel entre la mère et le fils, qui finit par s’installer dans une cabane aux côtés d’elle dans le cimetière, quand elle finit par mourir… Drôle mais léger.

Undead Union : The Making Of

UK – 2008 – Gore/Comedy – 10’

Director : Jamie Stanton

Comme l’indique le titre, ce court se révèle être un making of d’un film de zombies avec évidemment une star féminine particulièrement sexy, un premier rôle masculin très rock’n’roll, et un réalisateur qui pète les plombs. Une ambiance bien portée sur les blagues salaces (avec une balade finale à la guitare qui ferai pâlir bien des chansons paillardes…), le sexe et les répliques cultissimes dignes de la pire des séries B. Et, cerise sur le gâteau, le court se finit avec LA BANDE ANNONCE de Undead Union : du pur délire grindhouse, pellicule de mauvaise qualité et gros calibres à l’appui. Suis-je la seule à avoir vue une allusion à Machete lorsque le héros menace un zombie de son fusil à pompe en contre plongée ?

Virtual Dating

Belgique – 2009 – Horror – 10’

Director : Katia Oliver

Une jeune femme en manque d’amour trouve son bonheur en achetant un robot « Prince Charmant ». Il réalise tout ses fantasmes jusqu’au jour où la machine devient incontrôlable et se transforme en son pire cauchemar… Du coup, il ressemble davantage à un T800 qu’à une reproduction version humaine de Wall-E ! L’idée ne manque pas d’originalité, une variante féminine du vagina dendata peut être… A quand le rébellion du godemiché ? Il en existe d’ailleurs une version soft joliment nommé Le petit ami vibromasseur !

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