Critique de film

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Les Mondes de Ralph

"Wreck-It Ralph"
affiche du film

Dans une salle d’arcade, Ralph la casse est le héros mal aimé d’un jeu des années 80. Son rôle est simple : il casse tout ! Pourtant il ne rêve que d’une chose, être aimé de tous… Vanellope Van Schweetz quant à elle, évolue dans un jeu de course, fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut : être une erreur de programme, ce qui lui vaut d’être interdite de course et rejetée de tous… Ces deux personnages n’auraient jamais dû se croiser… et pourtant, Ralph va bousculer les règles et voyager à travers les différents mondes de la salle d’arcade pour atteindre son but : prouver à tous qu’il peut devenir un héros… Ensemble, arriveront-ils à atteindre leurs rêves ?

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Trailer - Les Mondes de Ralph (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les Mondes de Ralph - Sugar Game
Par : Samuel Tubez
Tags : Animation, Jeux vidéos

Inévitablement, les frontières entre Pixar et Disney se sont à un tel point resserrées que les récents films sortis sous l’appellation du premier (Cars 2, Rebelle) ressemblent à s’y méprendre à un produit du grand manitou aux oreilles arrondies, et inversement. C’est le cas de ce Wreck-it Ralph (qui devient le titre quelque peu mensonger Les Mondes de Ralph en français, on verra plus loin pourquoi) tourné sans l’intervention du studio à la lampe bondissante, mais avec bien évidemment la touche de l’homme à la chemise improbable à la tête des deux studios, l’inévitable John Lasseter.

Les Mondes de Ralph a beau être le nouveau Disney de fin d’année, il s’impose comme un spin-off de l’un des plus gros succès du studio Pixar, l’excellent et désormais cultissime Toy Story. Plongeant cette fois plus particulièrement dans l’univers des jouets vidéoludiques et cherchant à faire vibrer la fibre nostalgique des gamers ayant grandi dans les années 80, le film nous fait découvrir l’envers du décor d’une salle d’arcade où toutes les nuits, la vie continue pour les avatars de jeux. On y fait la connaissance de Ralph-la-casse, un méchant qui veut à son tour obtenir la médaille du héros et être aimé de tous. Ralph va alors déserter son propre jeu, le mettant ainsi en péril, pour partir vers d’autres jeux à la quête du fameux trophée…

Autant vous prévenir tout de suite, Les Mondes de Ralph ne possède ni la sensibilité ni le rythme du magnifique Toy Story 3. La première partie où l’on assiste avec joie aux premiers symptômes de la crise de la trentaine du héros et où l’on reconnaît ici et là quelques éléments et autres jeux de notre jeunesse est très prometteuse et l’on se sent même investit par le récit tout en se disant que le voyage va être aussi nostalgique que riche et trépidant. Hélas, dès que Ralph arrive dans le monde de Sugar Rush (un ersatz de Mario Kart version rose bonbon) où il rencontre celle qui deviendra sa sidekick (Vanellope, un glitch prenant l’apparence d’une petite fille tour à tour agaçante et touchante qui aura cependant un rôle primordial dans l’histoire), aucun nouvel univers vidéoludique n’est exploré (un monde à la Metroid ayant tout de même été brièvement traversé juste avant). La seconde partie du métrage adopte alors un schéma narratif plus traditionnel et convenu, rebondissement scénaristique (plus ou moins prévisible) à l’appui. Pour peu, on ressort de la séance frustré de ne pas avoir vu davantage d’univers explorés et de ne pas avoir eu suffisamment de trucs d’aficionados à se mettre sous la dent. Mais ce serait oublier l’excellence du design et de l’animation (mention spéciale aux persos du monde de Fix-it Felix Jr), les arrière-plans bourrés de détails, l’explosion de couleurs (allergiques au rose s’abstenir, tout de même), le mélange habile du rétro et du moderne, ainsi qu’une poésie touchante en appelant à la tolérance et une magie des pixels tout de même prégnante. On souhaitera tout de même que la suite d’ores et déjà annoncée, et toujours réalisée par Rich Moore (plutôt une bonne idée de mettre ce réal’ venu des premières saisons des Simpsons et de Futurama derrière la caméra) sera plus généreuse en immersion et assumera un peu plus son intonation adulte.

Les Mondes de Ralph , en tentant finalement de plaire à tous les publics, perd quelques points de vie en cours de route. On est loin de l’hymne total à la culture geek, même si certains détails raviront plus d’un gamer. Néanmoins, le plaisir est bel et bien présent et l’on accorde sans trop grimacer une médaille d’or à cette plongée retrogaming pour le moins divertissante.


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