Critique de film

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Les Chevaliers du Zodiaque - La Légende du Sanctuaire

"Seinto Seiya: Legend of Sanctuary"
affiche du film

Au commencement, il y avait une Déesse chargée de protéger la Terre, Athéna. Gardienne de l'équilibre, elle fut cachée des Forces du Mal.Quand sa vie est menacée, Seiya et les Chevaliers de Bronze endossent leurs armures. Ce sont les Protecteurs d'Athéna, les Chevaliers du Zodiaque. Pour sauver leur Déesse et l’avenir de la Terre, ils vont devoir atteindre le Sanctuaire du Grand Pope et y affronter sa légendaire armée des 12 Chevaliers d'Or. La plus grande bataille des Chevaliers du Zodiaque débute aujourd'hui.

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Trailer - Les Chevaliers du Zodiaque - La Légende du Sanctuaire (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les Chavaliers du Zodiaque : La Légende du Sanctuaire - Zapping astrologique
Par : Seb Lecocq
Tags : Aventure

« Les Chevaliers du Zodiaque s’en vont toujours à l’attaque en chantant une chanson bien haut, c’est la chanson des héros. Les Chevaliers du Zodiaque contre les forces démoniaques gardent toujours au fond de leur cœur le courage des vainqueurs. »
Tout le monde connait par cœur ces paroles que l’on chantait à tue-tête en donnant de grands coups de poings dans le vide. Cette chanson, que l’on attendait avec impatience et avidité, qui marquait le début des hostilités. Cette chanson qui donnait le coup d’envoi de chaque épisode des Chevaliers du Zodiaque, série animée légendaire qui a bercé l’enfance et l’adolescence des fringants trentenaires que nous sommes aujourd’hui. Les Chevaliers du Zodiaque, Saint Seya en VO, fait partie du patrimoine manga japonais, celui par lequel un grand nombre d’entre nous s’est intéressé à ce qui se faisait au pays de Godzilla et par conséquent à sa culture, son histoire, sa cinématographie. En résumé, Saint Seya c’est un manga papier de 28 volumes, une série télévisée de 145 épisodes, 31 OAV (le direct to vidéo local) plus 5 longs métrages cinéma. Ou plutôt 6 avec la sortie sur nos écrans de ce nouveau film qui reprend l’arc narratif le plus célèbre de la série originale : La bataille du Sanctuaire. Quel est l’intérêt de cette nouvelle version concoctée par l’équipe derrière le ravalement de façade d’Albator ? Aucun, si ce n’est renforcer le statut et la qualité de l’arc original contre cette version zapping.

L’histoire est connue et les grandes lignes sont parfaitement respectées par Tomohiko Suzuki, scénariste du film, mais, pressé par le temps, les nombreux flash-backs sur l’origine et l’entrainement des héros sera passé à la trappe au profit d’une intrigue linéaire uniquement située dans le présent. Ce n’est pas une mauvaise idée car on part du principe que tout le monde connait le background des personnages et donc on peut se concentrer sur le Sanctuaire. Seulement, avant d’y arriver, il faut se farcir une grosse quarantaine de minutes de film narrant la rencontre entre Saori et les quatre chevaliers qui prennent conscience du destin qui les attend. Cette première partie est toutefois parsemée de quelques combats plutôt réussis à l’image du tout premier affrontement qui prend place sur un pont.
La Légende du Sanctuaire présente des chevaliers rajeunis, relookés et facétieux qui tranchent avec le premier degré et le sérieux installé par la série. On grince parfois des dents face au caractère idiot de Seya et de ses acolytes. Le graphisme, plus actuel et numérique, amplifie ce rajeunissement. Rappelons tout de même que les héros créés par Masami Kurumada sont âgés de 11 à 14 ans. Confronter les chevaliers aux nouvelles techniques d’animation est une bonne idée sur le papier. Sur l’écran, l’essai est concluant au niveau des scènes d’actions plus amples, plus dantesque et cosmiques que ce que l’on a pu voir jusqu’ici. L’impact et la puissance des attaques sont décuplés, figurant réellement la force déployée par celles-ci. Le design des armures, lui aussi revu mais dans le respect de la tradition, est très convaincant. Plus fin, plus moderne et en harmonie avec le corps des héros, il s’impose comme l’une des rares réussites de ce remake qui, pour le reste, est bien triste, voir carrément scandaleux.
Résumer près de 80 épisodes en une petite heure trente de film tient plus de la tâche herculéenne que de l’adaptation cinématographique. Ceux qui pâtissent le plus de cette accélération de l’intrigue sont les chevaliers d’Or qui sont soit purement et simplement absents, soit réduits à leur plus simple expression quand ils ne sont pas honteusement trahis dans les grandes largeurs. Par exemple, n’espérez pas revivre sur grand écran le combat dantesque et le sacrifice d’Ikki face à Saga, le plus terrible des chevaliers d’Or, qui constitue l’acme émotionnelle de la série. Saga se contente de tranquillement de laisser passer nos quatre héros de bronze. Le Masque du Mort du Cancer est quant à lui croqué en bouffon chanteur dans une scène qui colle les frissons de la honte à tout spectateur digne de ce nom. Les Chevaliers d’Or ne représentent à aucun moment une menace. Ils sont expédiés en deux coups de cuillère à pots par des chevaliers de bronze qui passent plus de temps à courir qu’à combattre des Saints d’Or fort compréhensifs qui, globalement, passent leur temps à se laisser convaincre du bien fondé de la quête des chevaliers de bronze. Quel intérêt de recréer une histoire en occultant tous les passages les plus légendaires et attendus par les fans ? Aucun.

Cette relecture passe outre la quête de soi et l’apprentissage des héros qui constitue le vrai but de l’intrigue. Il n’est aucunement question de dépassement de soi, de supériorité du mental sur le physique, de courage, d’abnégation, de sacrifice et de toutes ces valeurs qui vont faire de simples adolescents, des héros. L’acquisition du septième sens n’est jamais évoquée, ce qui trahit complètement l’esprit et l’idée de la saga. Une trahison esthétique aurait été pardonnable, une trahison thématique l’est beaucoup moins. Pour ceux qui connaissent parfaitement l’histoire et la saga Saint Seya, ce nouveau film ne possède aucun intérêt. Pour les novices ou les plus jeunes, il peut constituer une porte d’entrée vers l’univers riche et foisonnant créé par Kurumada. C’est bien là sa seule véritable utilité.


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