Critique de film

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Lazarus Effect

"The Lazarus Effect"
affiche du film

Une équipe de chercheurs universitaires découvre comment ramener les morts à la vie. Ils n'imaginent pas ce que leurs expériences vont déclencher.

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Trailer - Lazarus effect (2015)
Par : 

Les critiques à propos de ce film

Critique de Lazarus effect - Debout les morts !
Par : Seb Lecocq

Lazare de Béthanie est un personnage biblique connu pour avoir été ressuscité par le Christ quatre jours après son ensevelissement. C’est de cette légende que s’inspire le titre ainsi que le pitch de Lazarus Effect, un produit typiquement estampillé Jason Blum, patron de Blumhouse Pictures. Un concept-tiroir-caisse grand ouvert pour amasser les dollars. Et ça fonctionne, l’homme étant à la tête des franchises Paranormal Activity, Insidious et American Nightmare. Lazarus Effect emprunte le même chemin, avec fin ouverte et concept déclinable à foison. Mais un concept, aussi extraordinaire soit-il, n’a jamais fait un film, encore moins un bon film. En voici une preuve éclatante.

C’est David Gelb qui se retrouve à la tête du projet et pour le mener à bien, il dispose d’un budget de série B et d’une tête d’affiche relativement connue (Olivia Wilde) entourée d’une bande de comédiens de second plan. La première impression n’est pas mauvaise même si le début renoue avec la funeste mode du found footage avant de vite s’en débarrasser. Un laboratoire dans lequel une équipe de jeunes scientifiques tente de mettre au point un sérum destiné à ramener à la vie des animaux décédés. Si tout cela vous rappelle quelque chose, c’est tout à fait normal. Le metteur en scène cite ouvertement des œuvres comme Re-Animator, Simetierre, L’Expérience Interdite ou encore, dans une moindre mesure, L’Au-Delà de Lucio Fulci. Des petits et grands classiques de l’horreur desquels Lazarus Effect ne s’approche jamais qualitativement. La faute à un manque criant d’originalité, de vision artistique et de prise de risque.
Esthétiquement, le film est assez pauvre, présentant une mise en scène où l’on nous assène les sempiternels jump scares suivi de couloirs et de pièces sombres. David Gelb filme mollement son équipe de scientifiques. La mise en scène est terne, sans aucune vraie intention, sans regard, ni point de vue. La première demi-heure fait pourtant illusion et nous ramène par moments dans les années quatre-vingt via une photographie proche de ce que l’on pouvait voir dans les productions Amblin, par exemple. Un soufflé déjà pas bien haut qui retombe bien vite dès l’arrivée du second acte au cours duquel le spectateur aura constamment une longueur d’avance sur l’histoire. Olivia décède accidentellement et est ramenée à la vie via le fameux sérum. Et là, tout part en quenouille car cette brave Olivia n’a pas aperçu le Paradis mais est revenue de l’Enfer, dès lors, comme dans Lucy, ses capacités cérébrales sont décuplées.
Le film passe son temps à lancer des pistes intéressantes qui sont toutes abandonnées en cours de route pour laisser place un shocker horrifique bien mollasson. La thématique du film était pourtant propice à élaborer une réflexion sur la vie, la mort, la responsabilité humaine, Dieu ou le Diable,…mais rien de tout ça. David Gelb se satisfait de son petit slasher fantastique porté par un discours prêchi-prêcha catholico-bien-pensant qui démontre parfaitement l’impasse dans laquelle se trouve le cinéma horrifique américain inféodé à des valeurs judéo-chrétienne rétrogrades. L’homme aura voulu singer Dieu, il sera donc puni pour ça. Les visions de l’Enfer sont elles aussi d’une grande tristesse, symbolisée par un immeuble en flammes et des poupées qui brûlent. On est donc très loin de l’onirisme macabre de L’Au-Delà de Fulci !

Lazarus Effect n’est rien de plus qu’un petit produit horrifique calibré pour un public majoritairement adolescent. Insipide, le film, qui ne démarrait pas trop mal, n’est qu’une longue descente vers l’ennui et le ridicule, preuve en est dans cette séquence finale qui rappelle l‘exécrable Dernier Exorcisme II. Du cinéma d’horreur conservateur, sans idée, sans folie, sans réflexion sur son propre sujet, sans rien du tout. Un produit de grande consommation vite oublié.


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