Critique de film

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Late Phases

"Late Phases"
affiche du film

Ambrose McKinley, vétéran de la guerre du Vietnam devenu aveugle, s'installe au sein d'un lotissement pour retraités et découvre que plusieurs habitants ont été victimes d'attaques mortelles, attribuées à des chiens. Suspectant bientôt que la communauté a en réalité affaire à des loups-garous, il se prépare à riposter dès la prochaine pleine lune...

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Trailer - Late Phases (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Late Phases - Vieux loup
Par : Samuel Tubez
Tags : Loups-garous, BIFFF 2015

A l’instar de Don Coscarelli dans Bubba Ho-Tep, Adrian Garcia Bogliano (les très moyens I’ll never die alone et Here comes the Devil) se lance dans une enquête en milieu sénile en confrontant des retraités à une créature surnaturelle, à savoir ici un loup-garou.

Le délire et l’humour en moins que chez le réalisateur de Phantasm toutefois, puisque Late Phases propose lui aussi une énigmatique investigation en mode déambulateur, mais elle est ici menée avec beaucoup (trop) de sérieux. Passé une intro nous montrant une brutale attaque de loup-garou, le film suit tranquillement Ambrose McKinley, un vétéran aveugle qui vient de déménager dans une résidence pour personnes âgées où rôde donc l’ombre d’un lycanthrope. Après avoir mené son enquête et s’être confronté au scepticisme local, celui-ci décide d’affronter seul la bête et s’entraîne jusqu’à la prochaine pleine lune où la créature frappera à nouveau. Un petit vent d’originalité est apporté par le fait que le principal protagoniste compense sa cécité par une attention particulière aux sons et aux odeurs lors de ses recherches. De plus, jamais le terme « loup-garou » n’est prononcé, ce qui apporte un peu de mystère à l’ensemble. Enigme toutefois dissipée lors des apparitions monstrueuses et surtout lors d’une transformation old school (non numérique) en plan séquence du plus bel effet orchestrée par ce vieux briscard de Robert Kurtzman. Des apparitions souvent convaincantes (si ce n’est une déambulation ridicule devant un écran de surveillance) qui font leur petit effet et nous prouvent que les poils et le latex font toujours le poids face aux cgi. Les amateurs nostalgiques de films de loups-garous à l’ancienne devraient donc dans l’ensemble apprécier Late Phases malgré son atmosphère neurasthénique peu folichonne menée par un Nick Damici en osmose avec son rôle de vieux aigri ayant perdu la vue. Le comparse de Jim Mickel (Stake Land, We are what we are) forme sans nul doute l’un des principaux atouts de cette œuvre platement orchestrée par Bogliano qui se repose totalement sur l’acteur. L’exemple même du réalisateur qui cache son manque de talent derrière celui des autres (ici, un acteur et un maquilleur de renom).

Cette enquête lycanthropique en mode déambulateur n’a pas la classe et la folie salvatrice d’un Bubba Ho-Tep mais la présence de Nick Damici parfait dans le rôle d’un vétéran aveugle à qui on ne la fait pas et la créature rétro font leur petit effet. A réserver aux amateurs nostalgiques de ce sous-genre horrifique souvent massacré qu’est le film de loup-garou.


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