Critique de film

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Last house on Dead end street

"Last house on Dead end street"
affiche du film

Terry Hawkins, réalisateur de porno underground, vient tout juste de sortir de prison pour possession de drogue. Dégoûté par le monde qui l'entoure, il décide de délaisser le spectacle du sexe pour celui de l'horreur et de réaliser le film "le plus violent du monde". Il recrute alors une bande d'amis pour des tournages très particuliers qui vont de la torture au meurtre face caméra. A la fois réalisateur, producteur et directeur photo, Hawkins devient également juge, jury et bourreau. La plongée dans l'horreur la plus abjecte devient inéluctable...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Last house on Dead End street - Le glauque à l’état pur
Par : Chroniqueurs
Tags : Gore, Snuff

Par Nicore

Film maudit, qui fut même un temps considéré comme perdu à jamais, Last house on dead end street mérite bien sa réputation sulfureuse due aussi bien à son sujet délicat (les snuff-movies) pour lequel il fait figure de précurseur qu’à son traitement "underground" et jusqu’au-boutiste terriblement sordide et glauque dans l’agencement de la violence. Le script suit les méfaits d’un réalisateur peu scrupuleux qui, pour réussir à innover, se met avec quatre acolytes à filmer des "snuff-movies".

Clairement divisé en deux parties, le métrage s’attache dans son entame à présenter son personnage principal, Terry Hawkins, un jeune délinquant qui exprime son anticonformisme en voix-off lors de l’introduction avant de décider de se lancer dans la réalisation de films d’un genre nouveau, espérant ainsi répondre aux attentes de deux producteurs pervers lassés des bandes érotiques amatrices softs. Les dits métrages édulcorés sont d’ailleurs présentés pour l’occasion via deux exemples languissants et assez risibles par leur timidité érotique. Notre homme s’entoure alors de quatre individus d’horizons différents qui ne sourcillent pas à l’idée de mutiler et de tuer pour les besoins de films amateurs, laissant au contraire se déverser leurs penchants sadiques et pervers. Cette première partie permet également au réalisateur Roger Watkins d’avancer des séquences bizarres, comme pour présenter cette demoiselle, femme du producteur au visage peint de noir, qui se fait violemment fouetter par un bossu lors d’une soirée donnée chez son mari.

Le métrage trouve son apothéose dans son second acte qui voit Terry et sa bande commencer à filmer des snuffs. Après avoir étranglé un aveugle attaché, les malfrats se lancent dans le quadruple meurtre des deux producteurs et de leurs compagnes, donnant au passage l’occasion à Roger Watkins de nous offrir une longue et réputée séquence terriblement graphique (la seule véritablement gore du film) et répugnante tout en restant réaliste, au cours de laquelle une des jeunes femmes se fait méchamment taillader le visage avant de se faire couper les jambes à la scie pour finalement être éviscérée. Les autres meurtres, s’ils sont bien moins graphiques, n’en sont pas pour autant bien fous et déviants (le pied d’une biche détourné dans un but inavouable ou encore la perceuse) et laissent complètement ressortir la folie homicide furieuse d’un groupe manipulé par Terry, même s’il semble perdre plus ou moins le contrôle de la situation. Ne se contentant pas uniquement de suivre les agissements malsains de ses personnages, le cinéaste leur attribue un caractère perturbant, carrément malsain et surréaliste, avec notamment le port de masques intrigants qui cachent le faciès des protagonistes lors de leurs méfaits, amplifiant ainsi le caractère glauque entourant le métrage.

Cet aspect de l’oeuvre est d’ailleurs bien présent, même en amont dans l’intrigue, avec par exemple cette scène réelle (donc "snuff"…) suivant l’égorgement d’une vache dans un abattoir) tout en se manifestant par les penchants pervers de ces deux producteurs toujours avides de sensations nouvelles (et on peut les comprendre devant la niaiserie des films proposés…). Tout comme il investit la seconde partie du métrage de manière encore renforcée par une image sale et granuleuse pour suivre ce mélange de violence gratuite et de gore sordide franc et ouvertement choquant pour cette fameuse séquence de démembrement innovante et magnifiée par la mise en scène de Roger Watkins qui donne véritablement une ampleur dramatique et troublante à cette longue scène au cours de laquelle les assassins seront avancés de manière impactante et formellement convaincante, renvoyant directement au chef-d’œuvre de Stanley kubrick, Orange mécanique avec le même charisme évocateur et perturbant.

Les personnages restent pour la plupart délimités par leurs états d’âme et leurs penchants sadiques, à l’exception de Terry qui se trouve un peu plus approfondi, tandis que le métrage bénéficie d’une interprétation adaptée à la folie du propos pour mettre en avant les visages hallucinés des protagonistes. La mise en scène de Roger Watkins qui se montre quand même parfois hésitante parvient véritablement à donner un impact profond à ses séquences "chocs", grâce notamment à des angles de prises de vue impactants (les vues en plongée sur la "table d’opération"). Les effets spéciaux, soutenant un glauque omniprésent, s’avèrent extrêmement réalistes pour leur part.

Last house on dead end street se montrera digne de sa réputation d’oeuvre glauque aussi bien par sa scène "culte" que par son ambiance poisseuse, parfois sadique et perverse !


Critique de Last House on Dead end Street - La mort est au bout du chemin
Par : Quentin Meignant

Première œuvre d’un cinéaste (Roger Watkins) qui navigua plus qu’à son tour dans les eaux troubles du X américain, Last House on Dead End Street demeure aujourd’hui célèbre grâce à son parcours et à son histoire de film maudit. Victime de la censure et de l’incompréhension de la plupart de ses contemporains, le métrage de Watkins fut même à un moment considéré comme perdu. Film d’exploitation pur et dur, Last House on Dead End Street entre dans la veine des snuff movies (ceux-là bien réels) fort en vogue aux USA dans les 70’s. Le film narre l’histoire de Terry hawkins qui, sortant tout juste de prison et lassé des productions cinématographiques de son époque, décide de mettre sur pied son chef-d’œuvre bien réaliste mettant en scène des vrais meurtres. Il est aidé dans ses atrocités par quelques amis qui ne reculeront devant rien pour assurer le « succès » du snuff.

Au même titre que le synopsis du métrage, Roger Watkins se lance dans une trame pseudo-documentaire assez inquiétante dès les premiers instants. De manière il est vrai assez brouillonne, le cinéaste dépeint les envies de son personnage principal, ancien taulard, au travers de séquences plutôt mal cadrées et agrémentées de la voix off de l’antihéros qu’est Hawkins. Cette entame a par ailleurs le mérite de décrire de manière adéquate les sombres desseins du personnage, mais permet aussi de mieux cerner ce personnage torturé plongeant vers la folie la plus sanglante qui soit.

Dès lors, après une première partie assez lente et difficile à suivre, Watkins passe aux choses sérieuses avec l’arrivée des snuffs proprement dits. Malgré une mise en scène assez chaotique, le côté réel des meurtres instaure instantanément un climat lourd à l’ensemble. Sans faire preuve d’une virtuosité gore qui aurait nui au caractère réaliste de Last House on Dead end Street, le réal multiplie les meurtres de manière dérangeante. Faisant dans le non-spectaculaire, l’œuvre réinvente totalement la définition de « cinéma » et de « spectacle », laissant au spectateur le soin d’apprécier des séquences tout simplement poignantes. Alors que les images suffisent à elles seules, Watkins agrémente le tout d’un score hallucinant, consacrant définitivement Last House on Dead end Street comme un cauchemar sur pellicule.

Poisseux à souhait, réaliste comme aucune autre bande, le métrage de Watkins s’avère être une œuvre excessivement dérangeante qui, jamais, ne relâche la bride imposée à ses spectateurs. Malgré un manque de spectacle assez inhabituel et interloquent, Last House Dead end Street se veut jusqu’au-boutiste et rageur, remplissant à ce titre le contrat passé à l’entame du film.

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