Critique de film

La Vengeance des Monstres

"Island of the alive : It’s alive III "
affiche du film
  • Genre : Horreur – Monstres
  • Année de production : 1987
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Larry Cohen
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Larry Cohen
  • Musique : Laurie Johnson
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Michael Moriarty, Karen Black, Geritt Graham, James Dixon, Neal Israel, MacDonald Carey, Laurence Landon,...
  • Récompenses : Aucune

Les bébés mutants ont été placés sur une île déserte. Un homme, opposé à cet exil, part en expédition pour les ramener sur le continent.

Les critiques à propos de ce film

La vengeance des monstres - Quelconque…
Par : Quentin Meignant


Ce troisième épisode de la saga des Monstres nous permet d’enfin voir l’évolution de ces « enfants du diable ». Ce troisième opus est un peu moins mauvais que le deuxième mais le spectacle offert reste franchement limite. On sait que ces films ont reçu peu de moyens de la part de la Warner mais il ne faut pas se voiler la face : si vous voulez du sang, des effets spéciaux ou autres joyeusetés du genre, ce n’est pas un film pour vous !

On sent aussi franchement que la saga s’essouffle avec ce nouveau numéro : Larry Cohen distille un peu plus d’humour pour remplacer le ton dramatique des deux premiers épisodes. Et c’est en grande partie là que le bât blesse, Michael Moriarty a plutôt tendance à changer tout cela en bouffonnerie et son humour ne réussit même pas à cette série B ! Les dialogues, censés être drôles, ne sont déjà pas de très bonne qualité, mais si on ajoute les pitreries d’un acteur passablement mauvais, le tout tourne vite en eau de boudin !


Cohen nous livre donc une satire sociale assez sympathique (si l’on omet l’interprétation de certains acteurs). Le film analyse et met en lumière les problèmes de la société de l’époque : le rejet des handicapés. Ce métrage dépeint donc comment les personnes jugées « anormales » sont mises au ban de la société américaine, comme les monstres qui sont envoyés sur une île déserte. Il est à noter aussi que le réalisateur a osé quelque chose de TRÈS audacieux pour l’époque : des militaires cubains aident le héros de manière désintéressée en clamant haut et fort qu’ils sont des êtres humains avec un cœur. En temps de guerre froide, cette allusion à l’humanité des cubains n’a pas dû faire plaisir à tout le monde !

Très riche encore une fois sur le plan sociologique, ce film n’en reste pas moins une grosse déception. Amateurs de frissons et de sensations fortes s’abstenir ! Amateurs de sociologie ou d’humour à deux balles, film culte !


Oeuvres liées :
Le monstre est vivant (1974)
Les monstres sont toujours vivants (1979)

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