Critique de film

Masters of Horror 1 - La Survivante

"Incident on and off a mountain road"
affiche du film
  • Genre : Thriller - Thriller horrifique
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Don Coscarelli
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 50 minutes
  • Scénariste : Don Coscarelli, Stephen Romano, Joe R. Lansdale
  • Musique : Chris Stone
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Bree Turner, Angus Scrimm, John De Santis, Ethan Embry, Heather Freeney
  • Récompenses : Aucune

Ellen emboutit une voiture accidentée sur une route déserte. En cherchant la victime de l'autre véhicule, elle se rend compte que la personne est attaquée par un homme mystérieux. Elle devra elle-même s'en sortir face à Moonface, serial-killer aussi horrible que sanguinaire...

Les critiques à propos de ce film

La survivante (MOH1) - Y survivrez-vous ?
Par : Damien Taymans


Pour réaliser cet épisode, Don Coscarelli (Bubba Ho-Tep, Phantasm) est accompagné de Joe R. Lansdale au scénario, mais l’histoire est moins délirante que celle qui animait Bubba Ho-Tep (dans lequel un vieux Elvis sur le déclin affrontait une momie). L’épisode est un véritable hymne à la survie, cet instinct qui nous anime tous et nous rend capable du meilleur comme du pire.

Et du pire, il en est bien question dans le métrage de Coscarelli puisque, au fil de l’épisode, on se rend compte que la pauvre Ellen (Bree Turner) n’est pas aussi fragile et innocente qu’elle n’en a l’air. Une traque infernale se déroule entre Moonface, serial-killer répugnant à souhait et qui prend plaisir à torturer ses victimes, et la survivante dont l’inventivité pour créer des pièges étonne.

Parallèlement à cette traque, Coscarelli nous montre le parcours initiatique d’Ellen à travers son histoire avec son petit ami. Ce dernier, militaire aguerri, lui enseigne comment se défendre et tente de la rendre plus dure envers les dangers de la société. Ces souvenirs placés à des moments stratégiques permettent de dresser le profil de la victime féminine.

Là où Coscarelli surprend, c’est dans la construction du personnage d’Ellen et l’évolution de cette figure fragile en véritable machine à tuer. Ne s’arrêtant pas uniquement à un scénario en béton, l’auteur nous offre une photographie splendide et arrive même à jouer avec les émotions (l’évolution rapide - 50 minutes obligent ! - de la relation entre Ellen et son petit ami est extrêmement bien ficelée).

On soulignera au passage l’excellente prestation de Bree Turner et la figure de monstre offerte en la personne de Moonface, dont les agissements rappellent Massacre à la tronçonneuse (comme le vieux cinglé bloqué sur sa chaise d’ailleurs !).

Un excellent retour de Coscarelli duquel on s’attend à une oeuvre du même acabit pour la saison 2 !

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