La planète des vulves

12 septembre 2011 | Par : Alan Deprez (Vivadavidlynch) |

Titre La planète des vulves

Titre original /

Auteur H. Micol (Hugues Micol)

Éditeur Les Requins Marteaux

Collection BD Cul

Année 2010

Genre Science-fiction/Erotisme

Année d’édition 2010

Note 7/10

Résumé

En 2198, le monde est au bord du chaos et la race humaine en voie d’extinction. Chaque nouveau-né se révèle de sexe masculin, une situation inextricable qui catapulte de fait l’homme au panthéon des espèces menacées de disparition. Face à cette crise sans précédent, le Président français décide d’envoyer en mission ses meilleurs éléments, à la recherche de femmes à même d’apaiser les ardeurs masculines et d’assurer la pérennité de l’humanité. Le lieutenant-colonel Frédéric Vaugirard (cocorico !) et son second Wang parcourent le cosmos pour finalement débarquer sur la planète Vülvia, où les attendent les Vülves, amazones aux formes de rêve que n’auraient point reniées Manara, Crepax ou Serpieri.

Troisième livraison de la collection BD Cul (leitmotiv : “du carné, du fessu, de l’érotique”… chouette programme !), comptant pour l’instant les indispensables Teddy Beat de Morgan Navarro et Comtesse d’Aude Picault, La planète des vulves se réclame, tel ses aînés, des cultissimes pockets Elvifrance (dont ils empruntent le format compact), qui ont marqué toute une génération et jadis provoqué une hausse des ventes record de la marque Kleenex ®. Un engouement qui fut bien vite tempéré par la censure française de l’époque. Accompagnée de fausses pubs égrillardes, quand elles ne flirtent pas avec le hard, cette nouvelle branche des Requins Marteaux, en digne successeur d’Elvifrance, dénote de sérieux penchants pour l’anticonformisme anar, la luxure voluptueuse et une certaine forme de paillardise revendiquée.

La planète des vulves en est un parfait étendard, s’égarant dans une intrigue science-fictionnelle prétexte à des débordements lubriques, qui régaleront le lecteur du “Loup derrière la Bergerie”. L’incongruité des situations le dispute au ton goguenard de l’ensemble, dont le saint sacrement n’est en définitive que de présenter un maximum de situations grivoises, mettant en scène des pépées indomptables (quoique… Wang démontrant le savoir-faire asiatique dans l’art du sexe !) carossées comme des bolides de course. Mais qui s’en plaindra ?

La planète des vulves s’avère un ouvrage parfait pour le délassement et auquel on ne pourra décemment reprocher que son faible volume (à peine le temps de cligner des yeux que la lecture en est terminée), rattrapé par la haute teneur érectile de l’ensemble. Un voyage dépaysant dans des contrées spatiales hautes en couleur (aux paysages jalonnés de symboles phalliques), où des “cover girls” de l’espace attendent impatiemment le chibre providentiel. Personnellement, j’ai déjà réservé mon ticket pour une seconde croisière ! Et vous feriez bien d’en faire de même !

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