Critique de film

Nuit des Loosers vivants (La)

"Die Nacht der lebenden Loser"
affiche du film
  • Genre : Fantastique – Comédie fantastique
  • Année de production : 2004
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Mathias Dinter
  • Pays d'origine : Allemagne
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Mathias Dinter
  • Musique : Andreas Grimm
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Tino Mewes, Manuel Cortez, Thomas Schmieder
  • Récompenses : Aucune

Afin d'augmenter leur potentiel de séduction, trois amis tentent un rituel vaudou dans un cimetière qui ne marche apparemment pas. Mais sur le chemin du retour, leur voiture a un accident. A leur réveil, ils sont devenus des zombies et ils s'aperçoivent qu'ils peuvent tirer avantage de leurs nouveaux corps...

Les critiques à propos de ce film

La nuit des loosers vivants - American pie au pays des zombies
Par : Damien Taymans


A priori, rien ne semble attrayant dans ce film. Une jaquette qui pue le American Pie à plein nez, un pays d’origine obscur (l’Allemagne n’est pas très au point niveau cinoche) et un titre qui laisse présager une parodie débile d’un film de Romero. Non, franchement, on a juste envie d’aller voir plus loin pour finir par choisir une comédie romantique où Meg Ryan est à poil.

Sauf que, bizarrement et contre toute attente, La nuit des loosers vivants n’est pas « si » mauvais que ça. Il draine même toute une série de bonnes idées. D’abord, le film ne laisse pas planer d’ombre sur son contenu : il s’agit bel et bien d’une comédie grossière, vulgairement brossée par un réalisateur désireux d’en finir avec les teen movies où tous se paluchent la zigounette en matant des vidéos pornos sur la toile. Néanmoins, s’il entend s’éloigner et se moquer de ce genre d’œuvres, il a une fâcheuse tendance à s’en approcher énormément.

Gags délirants, recollage de sexe, fesses dénudées, cochonnes et filles plus timides : tous les ingrédients sont au rendez-vous pour s’ennuyer à nouveau. Seulement, une autre dimension cohabite avec celle-là, celle des films d’horreur. Qu’on me comprenne bien : à aucun moment le film ne fait peur et il ne suscite pas plus l’angoisse qu’une planche de Boule et Bill. Mais il parvient à innover en proposant un savoureux mélange entre les deux genres précités et réussit parfois à se hisser au-dessus de la ceinture…

La puberté est remplacée par la zombification et les inconvénients qui l’accompagnent. Sans être jamais profond, le métrage propose tout de même une comparaison sympathique (mais superficielle) et nous séduit par le biais d’effets numériques du meilleur cru. Cependant, malgré une première partie entraînante à souhait et remplie de gags sympas, on se rend rapidement compte que le film n’a pas autre chose à nous proposer et nous ne pouvons nous empêcher de nous ennuyer furieusement, prédisant à la lettre les scènes qui vont suivre.

En définitive, le présent film n’est pas aussi bas qu’il ne le laissait penser et parvient parfois (mais c’est assez rare, il faut l’avouer) à soutenir le ton des comédies horrifiques des dernières années. Un bilan mitigé pour une œuvre qui ne déplacera pas les foules et, franchement, ça se comprend…

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