Critique de film

Neuvième Porte (La)

"The ninth Gate"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Sorcellerie et Satanisme
  • Année de production : 1999
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Roman Polanski
  • Pays d'origine : France, Espagne, USA
  • Durée : 2h12
  • Budget : 27 millions de Dollars
  • Scénariste : Arturo Pérez-Reverte, John Brownjohn, Enrique Urbizu et Roman Polanski
  • Musique : Wojciech Kilar
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Johnny Depp, Lena Olin, Frank Langelia, James Russo, Emmanuelle Seigner
  • Récompenses : Nominé aux Saturn Awards 2001 comme Meilleure Sortie Vidéo
    Nominé aux Motion Pictures Sound Editors Awards 2001 comme Meileur Bande Sonore pour un Film Etranger
    Nominéaux World Stunt Awards 2001 comme Meilleur Pyrotechnie (Jean-Pierre Suchet)

Dean Corso est un chercheur de livres rares pour collectionneurs fortunes. Sa reputation lui vaut d'etre engage par un eminent bibliophile, feru de demonologie, Boris Balkan, qui lui demande de traquer les deux derniers exemplaires du legendaire manuel d'invocation satanique, "les Neuf Portes du royaume des ombres". Corso releve le defi. De New York à Tolede, de Paris à Cintra, il s'enfonce dans un labyrinthe seme de pieges et de tentations. Il va peu a peu decrypter les énigmes du livre maudit et decouvrir le véritable enjeu de sa mission.

Les critiques à propos de ce film

La neuvième porte - A la recherche du démon...
Par : Damien Taymans


Polanski est de nouveau aux commandes. Il renoue avec la tradition fantastique des années après l’avoir abandonné. Rappelons-nous les classiques qu’il a créés : Le bal des vampires en 1967 et Rosemary’s baby en 1968. Deux films cultes indétrônables, deux oeuvres dont la postérité se rappellera. On attendait beaucoup de ce grand retour dans l’antre du surnaturel. Un retour somme toute mitigé...

Polanski tire ce film d’un roman d’Arturo Perez-Reverte intitulé "El Club Dumas", roman dont Polanski fait moultes louanges, le qualifiant même de véritable révolution dans la littérature espagnole. Fan invétéré du bouquin, Roman s’est vu obligé de le remanier afin qu’il passe mieux à l’écran. Autrement dit, la trame principale est maintenue pendant que la majorité de l’oeuvre est oubliée. C’est sans doute ce remaniement qui laisse un goût de trop peu chez nous, spectateurs.

En effet, l’oeuvre, considérée dans son entièreté, semble un peu confuse, approximative. Si le fil rouge du film est bien mené, on se demande souvent où Polanski veut en venir. Notre frustration augmente lorsqu’il expédie de manière encore plus énigmatique la fin du film. Pourtant bien entouré pour l’adaptation scénaristique du roman (par John Brownjohn qui fut le scénariste de Polanski sur Lunes de fiel, Pirates et Tess et par Enrique Urbizu qui signe un épisode sympathique dans la série Seis pelliculas para no dormir), le réalisateur n’a pas su tirer la substantifique moelle de l’oeuvre de Perez-Reverte.

Cependant, tout n’est pas à jeter dans ce film. Loin de là même. La présence d’acteurs tels que Johnny Depp, Lena Olin ou encore Emmanuelle Seigner ravive la flamme de l’oeuvre. Depp est à nouveau éblouissant dans son rôle d’enquêteur et nous prouve une fois de plus qu’il fait partie des tout grands du cinéma américain. Si le scénario laisse quelque peu à désirer, rien à redire non plus sur la qualité de la photographie et sur la sublimation sonore et visuelle que Polanski nous impose, rendant quelques scènes extraordinaires de beauté. La partition musicale signée Wojchech Kilar nous transpose dans un monde onirique et nous ennivre allègrement. Quant aux décors, mes amis, une pure réussite. Des lieux qu’on aimerait voir au moins une fois dans sa vie mis en exergue par une lumière travaillée.

Bref, comme je l’ai dit en introduction, un bilan mitigé pour un film que beaucoup attendaient comme une renaissance de Polanski dans les films du genre. Et bien, on attendra le suivant...

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