Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Joyeux Halloween !
Introduction
Selon une obscure rumeur, le Rat du Click aurait d’abord traversé des océans d’éternité sur la toile, avant de finalement débarquer sur les côtes de CF.net. Il n’apportait cependant pas, en ces terres déjà considérablement infestées par les tourmentes les plus horrifiques, en cette contrée maudite et désolée où s’abattent avec acharnement toutes les calamités du genre, la peste du Nosferatu. Non. Car à peine le rongeur descendait-il du navire, lui-même infecté par le virus bénin des jeux fantastiques en ligne de type Point’n’Click, qu’il tombait sur une bande de souris aux pupilles injectées de sang, en train de se faire une pétanque avec les yeux des internautes, tandis qu’elles vociféraient à tout azimut : "Bon, alors, tu pointes ou tu cliques !?". "La peste soit cette souricière", songea alors le rat.. " et bien qu’importe, m’en vais quand même les mordre.."
Très simples d’accès, les jeux flash de type Point’n’Click se jouent directement sur votre navigateur. Ils sont généralement gratuits et ne nécessitent aucun abonnement. Il suffit pour y jouer d’utiliser votre souris, et de naviguer dans le jeu exactement de la même manière qu’on navigue sur un website : en pointant et en cliquant. La première phase d’adaptation consiste donc à apprendre à cliquer au bon endroit, et parfois, au bon moment, afin de rassembler tous les objets (qu’il faut parfois combiner) et les indices nécessaires pour pouvoir avancer. Il arrive que certains pixels où il faut cliquer soient peu commodes à trouver, où ne réagissent pas si certaines actions n’ont pas été réalisées auparavant. Ainsi, si la difficulté réside la plupart du temps dans le niveau de complexité des puzzles et des énigmes qu’il faut résoudre pour pouvoir évoluer, elle s’agrémente aussi de la recherche du bon pixel, recherche dont la simplicité apparente ne rime pas nécessairement avec facilité. Nous nous intéresserons dans cette chronique aux jeux d’aventures de genre.
Comme vous l’aurez probablement déjà compris, les jeux de point’n’click ne concernent pas les accrocs du joystick et de la console dernier cri. Le Rat du Click s’adresse donc surtout à ceux qui voudraient s’amuser en ligne dans le cadre du genre, en se décarcassant un peu les méninges avec une souris entre les mains. Car ce n’est pas par la surenchère des avancées technologiques que ces casse-têtes, généralement présentés sous la forme de délicieux amuse-gueules graphiques, cherchent à nous divertir. C’est par l’invention de puzzles plus ou moins chiadés, et par la création d’ambiances et de dimensions visuelles particulières. Je tiens à préciser que les habitués des flashgames ne découvriront probablement rien de plus ici, qu’un rassemblement de jeux à caractère fantastique qu’ils connaissent peut-être déjà. Les autres, en revanche, pourraient se surprendre à s’amuser.
Attention
La plupart des jeux point’n’click sont en version anglaise. Il faut donc, et ce bien indépendamment de la volonté du petit rongeur de pixel tout fraîchement débarqué, manier un minimum la langue de Shakespeare, pour pouvoir jouer.
Certains jeux ont des séquences très difficiles, voire impossibles à jouer, sans une vraie souris.
THE INTRUDER
Une nuit d’orage, votre téléphone sonne et vous entendez un message que vous a laissé votre amie Sarah sur votre répondeur.
Elle paraît terrifiée. Elle et Scott se cachent dans leur maison parce
que quelqu’un s’y est introduit. Il est armé, et semble les chercher.
Bien que le courant soit coupé, elle ignore combien de temps il leur reste encore avant qu’il ne les trouve. Elle n’a confiance qu’en
vous pour venir interpeller l’inconnu. Le destin de vos amis dépend à présent de vous seul. Gardez bien à l’esprit que l’intrus n’est
pas un simple voleur, mais un tueur déterminé, qui risque fort d’être contrarié par votre arrivée sur les lieux..
Le pitch de The Intruder a quelque chose de bancal. Après tout, pourquoi Sarah et Scott ne se sont-il pas enfuis de la maison ? Et pourquoi vous a-t’elle appelé vous, et non la police ? Ce jeu pourtant, qui commence à dater sur la toile sans nous avoir donné une suite, n’en possède pas moins un ambiance flippante particulièrement réussie. Avec sa petite musique carpentérienne introductive, qui cède en suite place au seul bruit de l’orage en extérieur, et aux grincements de la maison en intérieur, le décor est planté. Tout est sombre et les ténèbres sont de mise. Qui sait ce qui se cache dans les ombres de ces graphismes entièrement réalisés en noir et blanc, à l’exception du sang et du texte écarlates, qui n’en ressortent que davantage à l’écran ? Il se pourrait bien que le tueur dans la maison soit l’invulnérable John Myers en personne..
Les quelques rares puzzles que propose ce jeu, assez (trop ?) court, ne sont pas très difficiles à résoudre, même si certains, par leur aspect question-piège, réclameront toute votre attention pour que vous preniez les bonnes décisions. D’ailleurs, un plan de la maison directement accessible en cliquant sur la loupe, et les trois vies dont vous disposez sont là pour vous y aider. En contre partie, ces outils facilitent un peu trop la progression du joueur. Mais c’est le prix à payer pour éprouver ce rythme et cette tension. Car si la résolution de cette aventure ne devrait pas vous poser de grosses difficultés, le suspense et la peur sont au rendez-vous. Le jeu reprend quelques bons vieux trucs du cinéma horrifique, et les "syncopes" interactives "Think Fast", où l’on dispose de quelques secondes pour choisir une option, ajoutent des montées de stress qui servent au mieux l’atmosphère anxiogène de l’ensemble. A jouer de préférence de nuit, en éteignant les lumières, et en poussant le volume.. frissons alors garantis..
A vos souris, et ne skippez pas l’intro : Jouer à The Intruder
EN BONUS
Little Wheel
Jamais rêvé de jouer le rôle de Wall-E ne serait-ce que pour quelques
minutes ? Et bien c’est possible avec Little Wheel, où vous incarnez un
petit robot réanimé par la foudre 10 000 ans après que sa cité robotique fut privée d’énergie. Il vous faudra donc parcourir plusieurs tableaux
pour parvenir au générateur principal, et le rebrancher afin que la cité reprenne vie. Pour se faire, il suffit de suivre un parcours fléché.. Avec sa
sympathique musique jazzy en arrière fond, on ne peut reprocher qu’une chose à cette petite animation interactive et onirique savoureuse : le
voyage est trop court. Bon voyage tout de même.
I Remain
Dans I Remain, c’est vous qui êtes en danger dans votre propre demeure. Vous ignorez à peu près tout de l’étrange maladie qui a transformé votre frère en mort vivant. Votre seule certitude est que les créatures qui rodent autour de la maison sont atteintes du même mal. Isolé de tout, il vous faudra dans un premier temps finir de barricader les entrées, puis explorer tous les recoins pour trouver le meilleur moyen de rejoindre votre fourgon, afin de vous enfuir.
Ce petit jeu de survival horror est un honorable exemple de ce qui peut être fait de simple et cependant efficace en matière d’Escape Room. Ici, le concept est étendu à toute une maison entourée par des zombies. Avec un bon nombre puzzles à résoudre, dont certains exigeront de vous que vous vous décarcassiez un peu les méninges (soyez attentif aux textes !), et des graphismes corrects, I Remain devrait vous permettre de passer un bon moment. Petite indication : attention à l’ordre dans lequel vous réalisez certaines actions dans la salle de bain..
Arrival in Hell
Autre exemple d’Escape Room étendu cette fois-ci à une prison où vous êtes incarcéré, et où un monstre sanguinaire dévore tout ce qui croise sa route. Trouvez d’abord le moyen de sortir de votre cellule, puis du bâtiment. Et attention : gardez à l’esprit que vous êtes là parce que vous êtes un criminel endurci, qui n’a pas d’autres but que de sauver sa peau. Alors soyez aussi fourbe que possible. Malgré des graphismes et une animation quelque peu surannés, et un scénario ultra basique, Arrival in Hell réussit à faire mouche en adoptant le ton de l’humour noir et du mauvais goût volontaire. Il y a en effet quelque chose d’assez poilant à jouer le bad guy qui ne pense qu’ à sauver sa peau, et ce, coûte que coûte..
Ce site compte actuellement :
Commentaires
Excellente initiative, cette nouvelle rubrique ! Vivement la suite !