Le loup derrière la bergerie

LE LOUP DERRIERE LA BERGERIE - Skin Flick

29 avril 2012 | Par : Alan Deprez (Vivadavidlynch)

Heil fuckers !

Cover

Ce mois d’avril pluvieux marque le retour du « Loup derrière la Bergerie », avec un tout premier article ciblé « hétéros curieux » et dédié à l’inclassable Skin Flick (aka Skin Gang, 1999) du trublion Bruce LaBruce. Artiste engagé, indomptable et politiquement incorrect, LaBruce (Hustler White, The Raspberry Reich, L.A. Zombie) évolue depuis les 80’s en marge du cinéma underground et d’auteur, esquissant une trajectoire éminemment personnelle. Ses œuvres sont bien plus que du porno gay et exposent un univers exigeant, qui en fait de véritables O.F.N.I. (cf. Objets Filmiques Non-Identifiés). Pour les curieux, Angélique Bosio vient de lui consacrer un excellent documentaire : The Advocate for Fagdom (2011, distribué par Le Chat qui Fume).

JPEG - 82.1 ko
L’iconoclaste Bruce LaBruce

Skin Flick est riche de la présence de trois « starlettes » du genre : Steve Masters (Dangerous Island, Lust & Betrayal), Slava Mogutin - sous le pseudo de Tom International (Top to Bottom, Pick of the Pack) et Ralph Steel (Berlin Sex Life, Kommando X, la romance hard Locked Up). Les plus attentifs remarqueront d’emblée le caméo du photographe vedette Terry Richardson, icône « fashion » et « arty ».

« I would sleep like a dog between his legs. » (analyse)

Dès l’entame, le film exsude une énergie rock ‘n’ roll, brute de décoffrage, au noir et blanc granuleux, rehaussé d’une BO au diapason (rappelant certaines mouvances punk, tel le « Oi ! », rassemblant punks, skinheads et membres de la classe ouvrière). Un écrin parfait à l’apparition truculente de Terry Richardson, dont le modèle féminin reprend violemment le pouvoir, à la fin de ce shooting improvisé. Lui succède un caméo de Bruce LaBruce « himself », molesté par deux skinheads, au fil d’un montage ultra « cut ».

Les plans en noir et blanc sont entrecoupés d’images en couleur, où la Garde Royale britannique défile et ces voyous au crâne rasé marchent en rue, effectuant le salut nazi. Après avoir soumis leur victime, ces gaillards s’embrassent à pleine bouche et on se retrouve dans une chambre décorée de symboles du IIIème Reich (croix gammées & portrait d’Hitler), envahie du son de discours propagandistes d’époque. On se rend vite compte que rien ne fait peur au réalisateur, pour qui les tabous semblent inexistants. Pas étonnant dès lors qu’un des protagonistes se masturbe sur « Mein Kampf »…

Par la suite, le rythme s’accélère et le montage s’attache alternativement à des bribes de séquences éparses : un skin détrousse une vieille dame et poursuit un blanc bec, pour finalement baiser avec lui dans des chiottes dégueulasses, les skins volent des fruits sur un marché et un métis couche avec le plombier dans un appart éclairé comme Plus Belle La Vie. Cette frénésie laisse place à un interlude, où un des néo-nazis énonce un poème à tendance uro-scato face caméra. Mais l’accalmie est de courte durée et débouche sur une scène amusante - presque burlesque - de sexe sauvage dans la cuisine (homme-femme), entrecoupée d’une empoignade entre skins. La nana finira d’ailleurs par se faire larguer par son « boyfriend ». Les mecs se retrouvent entre eux et on se dit que les choses sérieuses vont démarrer… On ne sera pas déçu ! Les skins s’ébattent gaiement, testant nombre de « configurations » sexuelles, et ce couple propret démontre de sérieuses aptitudes au « toe sucking » (suce-moi l’orteil, je te dirai qui tu es !).

Skin Flick se conclut par un « home invasion » en bonne et due forme, voyant le groupe de skinheads cambrioler le foyer douillet du couple de nantis et explorer leurs recoins les plus intimes. Cependant, les victimes se rebelleront, violant à leur tour un des assaillants… au son du morceau « Sex Dwarf » de Soft Cell !

« Let’s get primitive, afro boy ! » (conclusion)

Skin Flick fait partie de ces œuvres qu’il est impossible d’aimer, mais qui présentent trop de qualités que pour qu’on les rejette en bloc. Jusqu’au-boutiste et anticonformiste, le brûlot de LaBruce ne ressemble qu’à son géniteur. On appelle cela une « patte », reconnaissable entre mille. Tandis que l’on recherchera inlassablement cette marque de fabrique chez d’autres, et ce jusqu’à la fin de leur carrière…

NB : Visionné dans une version légèrement « soft » (expurgée des inserts de pénétrations et sexe oral), le film est évidemment disponible dans une copie « uncut ».

Il est à noter que l’on ne retrouve Nikki Richardson (alias Nikki Uberti) - seul atout féminin de Skin Flick - qu’à l’affiche d’un deuxième film : l’obscur The Big Bend (2003). Et pour l’anecdote, elle est créditée comme maquilleuse sur les photos promo du jeu vidéo Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots !

Commentaires

Impossible de m’abonner ce n’est pas faisable pour ce site ?
merci de votre aide

tenue de sport

les mecs vous utilisez quoi comme tenue de sport ? Collants ? shorts ?
http://www.collant-homme.fr/collant-homme-sport.php

t es collant toi

non mois plutot chaussettes mais bon j’ai rien contre les bas
http://www.collant-homme.fr/

31 août 2012 | Par Micka

Le flux RSS de votre site m’affiche des doublons, bizarre...

Vente a domicile

Le travail à domicle, gagner un revenu complémentaire en travaillant à domicile sur ce site : travail a domicile

anti ronflement

Découvrez les traitement anti ronflement et l’apnée du sommeil la

20 juillet 2012 | Par Claude

Vivadavidlynch : Désolée, je viens seulement de voir votre réponse ! Merci beaucoup, c’est très gentil de votre part ! je vous envoie un mail d’ici quelques minutes !

24 mai 2012 | Par Anonyme

Correction d’orthographe : "..., je vous en transmettrai quelques-unes." On ne transige pas avec ces choses-là !

13 mai 2012 | Par Vivadavidlynch

@ Anonyme : Ce film, "The Big Bend", est bien mystérieux... En voici la page IMDb : http://www.imdb.com/title/tt0358390/
Pour les photos de Nikki Uberti, vous pouvez m’envoyer votre adresse e-mail ici (vivadavidlynch@gmail.com), je vous en transmettrez quelques-unes.

10 mai 2012 | Par Vivadavidlynch

@ Alex : Pas dit que ça enchanterait Damien de le visionner ! Par contre, blague à part, je ne serais pas contre le fait d’organiser un jour un festival dédié au cinéma porno ! Et je te l’accorde, "Skin Flick" est difficile à caser après la tarte du dimanche chez Tata Huguette !

@ Anonyme : Pour le moment, je n’en sais pas beaucoup plus, mais peut tenter de me renseigner.

1er mai 2012 | Par vivadavidlynch

Bonjour !

J’adore Nikki Uberti en tant que mannequin, et je ne sais pas grand chose de sa carrière d’actrice. Aurais-tu plus d’informations sur The Big Bend et des photos de ce film ainsi que des photos d’elle dans Skin Flick ?

Merci d’avance :)

1er mai 2012 | Par Anonyme

Tu as proposé à Damien de le voir ?
Tout me crie dans cet article que ça l’enchanterait.
Je verrais bien cette,euh,chose en double bill avec OTTO,mais c’est dur à placer entre un épisode des experts et un bout de tarte de chez Françoise.

Alors,vous l’organisez quand ce festival de pornographie déviante ?

( P.S : Il y a un commentaire douteux au-dessus du mien)

30 avril 2012 | Par Alex

Ajouter un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Image du jour

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage