Critique de film

Hammer - L'empreinte du Diable

"The Mark of Satan"
affiche du film
  • Genre : Thriller – Thriller psychologique
  • Année de production : 1980
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Don Leaver
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 50 minutes
  • Scénariste : Don Shaw
  • Musique : Paul Patterson
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Peter Mc Enery, Georgina Hale, Emrys James, Anthony Brown, Conrad Phillips, Peter Birrel, James Duggan, Andrew Bradford, Annie Dyson, James Curran, Peter Cartwright, Crispin Gillbard.
  • Récompenses : Aucune

Edwin est un infirmier qui vient d'être muté à la morgue. Mal dans sa peau, il réalise l'autopsie d'un homme qui s'est foré la tête pour « qu'on laisse son âme tranquille ». Edwin commence à voir et entendre des choses qui sont toutes liées au chiffre 9...

Les critiques à propos de ce film

L’empreinte du diable (Hammer) - 9, le chiffre de la réussite !
Par : Quentin Meignant




Don Leaver, obscur réalisateur qui a effectué quelques collaborations avec la Hammer, a été choisi par cette dernière pour mettre en oeuvre le quatrième opus de la série. Pour ce faire, la société de production lui a laissé les pleins pouvoirs et lui a permis d’adapter un de ses propres scénarios. Le moins que l’on puisse dire est que ce choix audacieux est payant !

Leaver nous offre un film d’excellente facture sur la paranoïa. Tout comme Madhouse l’a fait plus de vingt ans plus tard, le métrage nous plonge dans un monde totalement irréel d’où l’on peine à discerner le vrai du faux. Vous vous attendez sans doute à une oeuvre du genre de Paranoiak de l’excellent D.J. Caruso. Et bien détrompez-vous ! Au contraire de ce dernier, ici tout est fait en finesse et nous plongeons petit à petit dans une véritable folie destructrice et meurtrière.

L’oeuvre de Leaver supplante donc celle de Caruso à tout point de vue : là où le second nommé nous offre un bon film d’action, le premier torture notre esprit tant tout ce que son personnage imagine paraît effrayant. L’acteur principal, Peter Mc Enery, interprète à merveille ce personnage d’Edwin, homme apparemment sain mais qui est plongé dans une psychose totale et qui ne discerne plus le vrai du faux. Mc Enery nous régale de ses mimiques et de son jeu hallucinants : nous nous mettons à vivre les actions à sa place ! Georgina Hale tente de lui donner le change mais on peut regretter que la prestation de l’actrice n’arrive pas à la cheville du jeu de son collègue. Le reste du casting remplit son rôle sans accroc.

Le scénario somptueux est donc incroyablement bien emmené. Nous ne peinons donc pas à suivre cette histoire qui nous emmène dans les tréfonds de l’imagination humaine. Une question nous vient à l’esprit : comment est-il possible de représenter aussi bien la folie à l’état pure en seulement 50 minutes ? La réponse est simple : regardez ce film et vous le saurez ! Leaver a tout simplement pondu un petit bijou en écrivant un scénario incroyablement stimulant. Le tout ne serait rien sans une mise en scène et une musique à la hauteur du reste. Les effets de caméras sont réalisés à la perfection quant aux effets spéciaux des flash-backs, ils sont réellement appréciables. Sans pour autant casser la baraque, ces derniers sont sobres et de bons goûts. La musique qui acompagne les moments de folie d’Edwin est bien dans le ton et garde notre oreille sensible à la moindre sonorité nouvelle.

Un film à voir dans le seul but de voir du bon cinéma ! Vive Leaver, Vive Mc Enery et Vive le chiffre 9 !

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