Critique de film

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Kryptonita

"Kryptonita"
affiche du film

Le docteur Gonzalez est tenu en otage par une bande de justiciers qui veulent à tout prix qu'il sauve la vie de leur chef, Super...

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Trailer - Kryptonita (2015)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Kryptonita - Les super zéros à l’hosto
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2016

Que se passerait-il si, au lieu de tomber dans un champ ricain, Superman débarquait dans la banlieue de Buenos Aires ? C’est la question que s’est posée Leonardo Oyola dans Kryptonita, un roman fantastico-satirique qui conte les (més)aventures de Super Nafta, emmené d’urgence par ses ouailles dans un hosto suite à une blessure létale. Chef d’une bande de justiciers urbains, défenseurs de la veuve et de l’orphelin et un brin communistes dans l’âme, Super a su fédérer autour de lui une équipée des plus sauvage : un transsexuel en mode Wonder Woman, un ersatz de Flash avec le sweat à capuche aux couleurs du héros, Faisan (un Green Lantern du pauvre), un flicaillon qui joue aux Batman sous son casque à tête de mort et deux ou trois autres olibrius excités à l’idée de rendre ce bas monde meilleur. Pas de bol : coursés par la poulaille, ils sont retranchés dans l’hosto le plus miteux du coin et abandonnent leur patron dans les mains d’un obscur médecin qui a depuis bien longtemps fait de la guigne sa raison d’être...

Suffisamment iconique et dans l’ère du temps que pour bénéficier d’une transposition à l’écran, Kryptonita supporte pas mal l’adaptation grâce au savoir-faire du metteur en scène Nicanor Loreti. Au travestissement des DC Comics opéré par l’auteur, le cinéaste ajoute un graphisme hérité de l’univers bédéesque, attribuant même des teintes monochromes à chacun des personnages (en lien avec les couleurs de leurs costumes) lors des flash-back qui leur sont consacrés. A ne pas s’y tromper, Kryptonita, sous couvert d’emprunter quelques codes au genre super-héroïque, est avant tout un film de personnages et, à travers eux et leur existence mi-héroïque mi-miséreuse, une analyse caustique de la situation économico-politique de l’Argentine. Pourtant, l’œuvre ne se pose pas comme un brûlot luttant manu militari contre une quelconque idéologie, elle n’est nulle autre chose qu’un conte aussi désenchanté que le monde dans lequel il prend place, une galerie de personnages surréalistes enchristés dans le misérabilisme idéologique, dans l’indigence la plus crasse des rues de Buenos Aires, en clair, dans le monde réel. Ce que ne cesse d’ailleurs de seriner l’un des super zéros : "Nous sommes réels".

Pendant ce temps, la kryptonite maintient son effet : Super est entre la vie et la mort. Mais, peu à peu, les justiciers tombent le masque et se dévoilent, délaissant le costume pour se montrer plus humains. Et, avec eux, le personnel de l’hôpital s’éveille, redécouvrant les talents qui étaient les leurs avant que le monde extérieur ne les pervertisse. Progressivement, les lumières glauques de l’hosto sont troquées pour une lumière plus claire et enivrante, à mesure que chacun des personnages se libère.

A l’image des récents traitements hollywoodiens qui parent leurs super-héros de davantage d’humanité, Kryptonita montre l’enfer du décor, humanisant de pauvres hères qui se sont lancés dans un projet qui les dépasse. Hélas, cette œuvre atypique, si elle comporte un sous-texte intéressant et bénéficie d’une mise en image efficiente, manque cruellement de punch. Nicanor Loreti travaille de concert avec l’auteur pour respecter au mieux les personnages d’origine mais néglige de ce fait l’aspect cinématographique et peine à insuffler de la vie à cette histoire qui manque souvent de s’égarer dans de longs couloirs de dialogues, entrecoupés de digressions plus descriptives qu’autre chose. Ce qui aurait fait de Kryptonita une intéressante pièce de théâtre n’en fait hélas pas une pellicule incontournable.


Commentaires sur le film

2 etoiles

Kryptonita est une parodie sympatoche de la Justice League à la sauce argentine. L’unité de lieu (huis clos dans un hôpital) permet de s’attacher encore plus aux personnages : des criminels hauts en couleur et dotés de pouvoir, en guise de superhéros. Ça a un cœur gros comme ça, mais c’est surtout très bavard et fauché.

16 mai 2016 à 10:05 | Par Alan Deprez

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