Critique de film

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Kick-Ass

"Kick-Ass"
affiche du film

Adapté dâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Kick Ass - Le chevalier bleu
Par : Chroniqueurs

Par Dante

Voilà quelques années que le film de super-héros est devenu un genre à part entière au cinéma. Le catalogue Marvel s’est vu pillé par Hollywood, et celui de DC comics est en train de suivre le même chemin. Et comme toute vague cinématographique, les super-héros nous ont offert des chefs-d’œuvre (The Dark Knight, Watchmen, …) et des canards vachement boiteux (Ghost Rider, Les 4 fantastiques,…). Et si on a déjà pu voir la plupart de nos héros costumés préférés sur les écrans, la mouvance est loin d’être terminée, puisqu’on attend encore dans les mois qui viennent Captain America, Thor, Green Lantern. Devant la persistance du phénomène, certains réalisateurs se sont prêté au jeu de l’analyse. Celle de la place des vigilantes dans notre société : Watchmen, où celle du surhomme parmi les hommes Hancock. Et si le premier offrait une analyse certes passionnante mais sacrifiée sur l’autel du graphique, la seconde l’effaçait complètement derrière un improbable masque comico-romantique grand public.

C’est dans ce climat que naît Kick-Ass, petit phénomène comics, initié par le survolté Mark Millar à qui l’on doit entre autres le renouveau des Marvel à travers la collection Ultimate, mais aussi le très trash Wanted (lisez le comics, oubliez le film). Kick-Ass raconte le plus simplement du monde comment un adolescent lambda, fan de comics, décide de se trouver un costume sur mesure pour jouer au super-héros dans les rues de sa cité. Résultat : il s’en prend plein la gueule mais crée un véritable buzz et quelques vocations.

Et qui mieux que Matthew Vaughn pour adapter ce détournement du mythe du super-héros, lui qui avait si brillamment tordu le cou aux dogmes qui sévissaient dans le milieu de la fantasy, autre vague récente au cinéma. Les premières images qui ont circulé sur le web n’ont déçu personne. Humour trash, violence, sang et réalisme étaient de la partie, tous les ingrédients qui faisaient mouche dans le comics de Millar. Sous la bannière du politiquement incorrect, Vaughn peut tout se permettre, même faire combattre une fillette de 10 ans contre des mastodontes drogués jusqu’aux yeux. Un pur rêve de geek qui prend forme, car tout nerd normalement constitué se reconnaîtra forcément dans le personnage principal, sorte de Peter Parker, l’araignée mutante en moins. Vaughn a de plus l’intelligence de situer son film dans l’air du temps, avec ses buzz Youtube, Myspace et l’influence des films, des séries et des comics sur la jeunesse actuelle. Un côté néo-réaliste, qu’il renforce en parsemant son film d’hommages aux adaptations de comics, quitte parfois à dénaturer son récit.

Côté casting, Vaughn tape encore une fois juste, car il se permet le luxe de redorer le blason bien blême de Nicolas Cage en lui offrant un rôle de Batman, croisé Punisher et papa gâteau. Une prestation remarquable qui trouve écho avec le personnage interprété par Chloe Moretz, véritable pilier du film. C’est là que le métrage trouve sa première faiblesse, car les personnages de Big Daddy et de Hit Girl effacent sans mal le pauvre Kick-Ass qui fait pâle figure avec sa tenue de plongée et ses histoires de cœur. Du propre avis de l’auteur, le duo de vigilante était à la base du récit, mais il est tout de même dommage que le film passe une bonne partie de son temps à nous raconter une histoire d’ados. Sentiment d’autant plus frustrant que les combats qui parsèment le film sont d’une violence salvatrice, certes gâché par un recours un peu trop systématique au CGI et que les méchants du film (Mark Strong en tête) sont quelque peu sous-exploité.

Hésitant un peu trop souvent sur le traitement à donner à son film, Vaughn a parfois tendance à s’égarer, ne donnant pas au récit tout l’impact qu’il aurait dû avoir, notamment sur le rôle de Kick-Ass dans la société. Et l’analyse du film de super-héros s’efface peu à peu devant les affres de l’adolescence, qui nous replonge dans le premier Spiderman de Raimi.

Mais Kick Ass est tout de même bien parti pour être l’un des films de l’année 2010. C’est drôle (peut être trop), c’est trash, c’est politiquement incorrect, c’est tout ce qu’on aime. A noter une apparition de Stan Lee himself, comme quoi la boucle est bouclée.


Critique de Kick-Ass - Oeuvre de référence
Par : Quentin Meignant
Tags : Super-héros

Après avoir signé l’étonnant Layer Cake et le moins inspiré Stardust, Matthew Vaughn revint aux commandes d’un ambitieux projet qui, pourtant, faillit ne jamais voir le jour : Kick-Ass. Adaptation de l’hilarant comic book éponyme créé par Mark Millar et John Romita Jr., le métrage ne trouva en effet que fort tardivement grâce aux yeux des distributeurs malgré un potentiel comique et spectaculaire visiblement énorme. Editée en même temps que la production du film ne commençait, l’œuvre littéraire suit les aventures d’un jeune lycéen sans histoire, Dave Lizewski, qui décide du jour au lendemain de devenir un super-héros, comme ses idoles de comics... alors qu’il n’a aucune de leur particularités. Alors qu’il s’est lié d’amitié avec Red Mist , les choses vont se compliquer lorsque leurs routes croisera celle de deux vigilantes, Big Daddy et sa fille Hit-Girl , jeune tueuse redoutable désirant faire tomber un baron de la drogue.

Présenté en avant-première belge lors de la séance de clôture du BIFFF 2010 (soit 24 heures avant la sortie en salles), Kick-Ass se traduit dès les premiers instants comme un sommet de l’Art Geek, Matthew Vaughn empruntant tantôt au caractère comique du livre, tantôt à des références cinématographiques de premier choix (Spider-Man, Batman Begins,…), le tout dans une bonne humeur évidente notamment apporté par le traitement du héros, ou plutôt de l’antihéros principal. Incarné avec brio par l’acteur principal, Aaron Johnson, ce dernier parvient à lui seul à transformer l’ensemble en véritable tour de force au niveau de la comédie.

Ne quittant jamais l’idée de divertir, Vaughn n’en oublie pourtant pas pour autant d’instiller à son œuvre une dose d’action impressionnante, notamment traduite par quelques effets gores bien sentis et des séquences réellement virevoltantes. Sans jamais se départir de la bonne humeur ambiante, Kick-Ass bascule véritablement vers un rythme échevelé dans sa seconde partie, le cinéaste traduisant au mieux les divers éléments et personnages dépeints dans le matériel d’origine. La montée en puissance de Nicolas Cage s’imbriquant au jeu incroyable de la jeune Chloe Moretz, la suite des événements relève tout simplement du chef-d’œuvre pur et simple, titillant tantôt la corde de la sensibilité, tantôt l’âme des plus gros geeks de l’univers. S’approchant de la qualité des plus grosses cylindrées hollywoodiennes en matière de spectacle, Kick-Ass est la preuve qu’un blockbuster actuel peut encore donner dans l’ultra-violence et l’humour décalé.

Efficace de bout en bout, haletant et émotionnellement chargé, Kick-Ass devrait s’avérer être l’une des bandes les plus réjouissantes et réussies de 2010. Forte d’un rythme à toute épreuve et d’une générosité quasi-impensable à tous les niveaux, l’œuvre de Matthew Vaughn fait sans aucun doute partie des meilleures références du genre.


Critique de Kick-Ass - Mon ado, ce héros
Par : Geoffrey Marmonier

Le film de super-héros est un des genres les plus en vogue actuellement à Hollywood. Les héros en collants ont envahi la pop culture comme jamais, et il était inévitable qu’un auteur finisse par se demander un jour ce qui se passerait si un type normal décidait de devenir un super-héros. Cet auteur, c’est Mark Millar, créateur de Wanted, qui a abordé ce thème au travers de la bande dessinée Kick-Ass. Une bande dessinée sur laquelle le réalisateur Matthew Vaughn a immédiatement flashé, décidant de l’adapter au cinéma pour son troisième film après les excellents Layer Cake et Stardust. Originellement producteur (notamment des premières œuvres de Guy Ritchie), Vaughn a porté le projet à bouts de bras, refusant toute compromission, au point de lever les fonds lui-même devant la frilosité des studios hollywoodiens. Le résultat : une petite bombe cinématographique fun au possible.

Fun, Kick-Ass l’est assurément, comme le laissait présager la bande-annonce diffusé depuis maintenant plusieurs mois. Le film est tout d’abord très drôle, grâce aux excellents dialogues, mais aussi grâce aux situations prenant le contrepied des films de super-héros habituels (l’homme-oiseau qui s’écrase lamentablement au sol après son saut héroïque du haut d’un building, Kick-Ass qui tente de sauver un chat pour se faire la main, sa première baston au cours de laquelle il se fait laminer, le détournement de la maxime de Spider-Man…). Il propose aussi une bonne dose d’action, excellemment chorégraphiée et filmée (merci Monsieur Vaughn de ne pas céder à la mode de la shakycam !), et plusieurs scènes d’anthologie (l’attaque du penthouse de d’Amico, la tuerie en mode FPS…). La réalisation de Matthew Vaughn est absolument exemplaire, le réalisateur gravissant encore un palier à ce niveau, notamment en termes de gestion de l’espace et de montage (l’excellente séquence mettant en parallèle la fuite d’un inconnu poursuivi par des malfrats et le sauvetage ridicule du chat).

Mais Kick-Ass est aussi bien plus que ça. L’humour est assez noir, et parfois à la limite du dérangeant (la séance d’entraînement au cours de laquelle Nicolas Cage apprend à sa fille de 11 ans à supporter les tirs sur son gilet pare-balles) et le film ne lésine pas sur l’hémoglobine. De plus, tout en gardant un rythme très soutenu (les deux heures de projection passent en un éclair), Matthew Vaughn réussit à développer des personnages très attachants. La bonne idée du film, c’est d’avoir majoritairement fait appel à des acteurs quasi inconnus. Aaron Johnson (Nowhere Boy) est parfait en Kick-Ass, un personnage idéaliste (il pense vraiment qu’il va changer les choses), mais également un ado normal (en début de film, il passe son temps dans sa chambre à se masturber ou à chatter avec ses amis sur le net) qui finalement ne rêve que d’une chose : être remarqué et sortir avec la fille dont il est amoureux. Idem pour Chris d’Amico, alias Red Mist (Christopher Mintz-Plasse, loin de son personnage de McLovin dans Superbad), qui ne souhaite qu’être accepté, notamment par son père qu’il vénère. Mais les personnages les plus intéressants sont sans conteste Hit Girl et Big Daddy. Nicolas Cage revient enfin au top après quelques années d’errements, et campe un personnage tragique (dont le passé est expliqué dans un excellent flashback animé, très Kill Bill dans l’esprit) que la douleur et la trahison ont conduit à faire de très mauvais choix pour lui et sa fille. La jeune Chloe Moretz vole quant à elle la vedette à tout le casting dès qu’elle apparait à l’écran, étant d’un naturel affolant, que ce soit lors des scènes de baston où elle découpe les bad guys à la pelle, ou lorsqu’elle débite des dialogues grossiers sans sourciller. Leur relation est la plus émouvante du film, notamment par son côté tragique. Les seconds rôles ne sont pas en reste, que ce soit Mark Strong, qui incarne un méchant bien plus crédible que celui du mollasson Sherlock Holmes de Guy Ritchie, ou Lyndsy Fonseca dans le rôle du love interest.

Kick-Ass, c’est aussi une passionnante réflexion sur le statut du super-héros et une analyse des raisons poussant des hommes et des femmes à revêtir la cape et le masque. Etonnamment, on pense beaucoup au Beowulf de Zemeckis, qui abordait le thème du héros de manière similaire (le statut de héros ne se déclare pas, il se gagne), mais aussi à The Dark Knight (être un héros, c’est aussi faire passer le bien d’autrui avant soi-même). Dave apprendra douloureusement (à la fois physiquement et psychologiquement) qu’être un héros n’est pas un jeu, et que tous les choix peuvent avoir des conséquences.

Bref, Kick-Ass est un véritable coup de cœur, un long métrage mêlant habilement de nombreux genres (parodie, film d’action, teen movie) et proposant de nombreuses pistes de réflexion passionnantes, sans jamais oublier d’être fun. Un divertissement de très haute volée, qui confirme que Matthew Vaughn est un des meilleurs réalisateurs en activité.


Critique de Kick-Ass - Geek powa !!
Par : Samuel Tubez

Disons-le d’entrée de jeu, Kick-ass porte bien son nom et ne faillit pas à sa réputation. Le nouveau long de Matthew Vaughn (Layer cake, Stardust), en plus d’être hyper respectueux du comics créé par Mark Millar (Ultimates, Civil War, Wanted) et John Romita Jr (Amazing Spider-man, Uncanny X-Men), propose un spectacle aussi jouissif qu’original et ce, malgré les innombrables emprunts à la culture geek qu’il effectue. Protégez-vous les fesses, ça va botter grave !

Dave Lizewski est un geek gavé de comics qui décide un jour de devenir un super-héro alors qu’il ne possède aucune aptitude particulière si ce n’est celle d’être invisible aux yeux des filles. Malheureusement, ses premiers pas dans le costume de « Kick-ass » ne seront pas très concluants et il va s’en prendre plein la tronche. Néanmoins, le jeune homme ne va pas se décourager et va même petit à petit créer un véritable buzz qui va agacer le parrain de la mafia locale, Franck D’Amico. Lors de sa lutte contre le crime, Kick-ass sera alors bientôt rejoint par d’autres justiciers masqués, dont les très efficaces Hit girl et son père Big daddy, ainsi qu’un certain Red Mist…

Si Kick-ass est une véritable réussite, c’est avant tout parce qu’il est le fruit d’une collaboration entre Matthew Vaughn (qui s’est battu en finançant le film de façon indépendante) et Mark Millar, auteur principal du comic-book. La savoureuse déconstruction du mythe des super-héros, ainsi que l’aura hyper violente et vulgaire de l’œuvre originale sont ainsi conservés, ce qui était tout bonnement inimaginable au sein d’un grand studio hollywoodien. Kick-ass contient ainsi son lot de scènes irrésistiblement drôles, de séquences d’action ultra violentes ainsi qu’un langage très peu châtié (hélas quelque peu « adoucit » en vf). On adore ! On pense à Spider-man (plusieurs scènes des films de Raimi sont détournées), à John Woo pour les chorégraphies avec les flingues ou bien encore à Tarantino (le réalisateur s’offrant, à la manière de QT, un interlude rythmé par un morceau d’Ennio Morricone !). En outre, le film acquiert une véritable personnalité grâce également au talent des comédiens, dont l’excellent Aaron Johnson (Nowhere boy) dans le rôle-titre, une hallucinante Chloe Moretz (prochainement à l’affiche du remake de Morse) dans la peau de Hit-girl qui écrase tout sur son passage ainsi que Nicolas Cage, qui retrouve enfin un rôle à la hauteur de son talent. Ces derniers forment d’ailleurs un duo filial aussi jubilatoire qu’émouvant, ce qui peut paraître absurde lorsque ceux-ci exécutent froidement leurs ennemis en éclaboussant allégrement les murs. Et pourtant ! C’est bien là toute la réussite du film : allier à la fois l’humour et l’action au sein d’un univers moderne et cohérent, parfaitement nourri par des personnages hautement attachants. Un petit exploit en soi !

Kick-ass est bien la grosse fessée tant attendue. Matthew Vaughn est parvenu à porter à l’écran l’ouvrage de Mark Millar en conservant toute son essence parodique sans pour autant en oublier son côté subversif. A l’heure où nombre de super-héros (les vrais, avec des super-pouvoirs !) se voient édulcorés lors de leur passage sur grand écran, Kick-ass ne se permet quant à lui aucune concession, au risque de déplaire au grand public. La balle est donc indéniablement dans le camp des vrais passionnés qui se doivent de se rendre illico dans les salles obscures pour rendre hommage à cette grosse tuerie.


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