Critique de film

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Kaw

"Kaw"
affiche du film

Dans une ferme isolée, un cadavre de vache meurt d'un virus l'ayant rendue folle. La maladie s'est transmise aux corbeaux qui étaient venus picorer le corps. Cette nuée d'oiseaux agressifs décide de s'en prendre aux habitants d'un village. Le shérif aidé du docteur local et de quelques citoyens décident de tout tenter pour stopper les assauts meurtriers venus du ciel...

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Les critiques à propos de ce film

Kaw - Jamais vu aussi kaw !
Par : Damien Taymans

Sheldon Wilson signe avec Kaw sa deuxième réalisation, deux ans après L’écorché, qui obtint un bilan mitigé auprès de ses spectateurs. Le film est réalisé en hommage à l’œuvre d’Hitchcock traitant des mêmes volatiles dangereux (Les oiseaux). On s’en serait douté bien avant de l’avoir vu : le film n’atteint jamais la qualité de l’œuvre originelle, loin s’en faut. Cet état de fait étant couru d’avance (qui pourrait dépasser le maître ?), nous avons tenté d’être le plus objectif possible en abordant la présente œuvre afin que vous puissiez jouir d’un avis dénué de tout apriori…

Et nous sommes bien malheureux de constater que le métrage ne brille pas par son originalité ni par sa capacité d’accaparer certains clichés. Tout démarre assez rapidement avec une apparition très vive de certains oiseaux isolés d’abord, regroupés en meute ensuite. Quelques meurtres peu alléchants, une intrusion de plus en plus pressante jusqu’à ce que les choses commencent à bouger. D’action pourtant il n’y en a point. Nous suivons passivement les multiples allers et retours d’un shérif trop gentil et effacé pour être réellement efficace qui va de lieux d’accidents en scènes de crimes à pas lents et désintéressés. Il faut dire que le cadre du film ne prête pas à ce que les personnages y mettent plus de vigueur : des personnages caricaturés à fond et mal interprétés (en plus d’être mal apprêtés comme ce mormon à la barbe peu naturelle), des oiseaux peu stressants quand ils sont pris en close-up, des scènes dont le gore a été exclu pour obtenir un rapport favorable du comité de censure.

Tout cela agrémenté de lourdeurs scénaristiques monstrueuses comme cette attaque du car de l’équipe de basket (qui ne comporte que quatre passagers parce qu’il y a de la neige !!!) où nous pouvons admirer les corbeaux assaillir le car et en détruire les vitres à l’aide de pierres tenues dans leurs fines pattes et lancées plus adroitement qu’un spécialiste du javelot aux JO. Cette fameuse scène nous gratifie en plus de l’opposition entre deux personnages surjouée (à l’image du reste du film) où chaque acteur de la dispute en remet pour parvenir au désastre…

Et l’apothéose arrive enfin lorsque nous apprenons que tout cela est dû aux terribles ravages de la maladie de la vache folle… Moi qui pensais que les corbeaux avaient été bourrés aux amphets après avoir bouffé le cadavre de Richard Virenque, je m’étais trompé. Mais de qui se moque-t-on à la fin ? Les boîtes de distribution pourraient nous prévenir par un slogan stipulant : « A ne pas mettre entre toutes les mains (juste celles des imbéciles)… »

Ne prenez pas ce film ou une horde de corbeaux automatisés se feront un plaisir de vous faire subir les pires sévices.

Critique de Kaw - Copie corbeau
Par : Fred Pizzoferrato

Sheldon Wilson s’est signalé aux amateurs de fantastique via l’intéressant L’écorché, réalisé en 2004, un métrage ne payant pas de mine mais agréable et relativement original. Sa troisième réalisation (sa première étant le thriller Night class en 2001) marque malheureusement le pas tant Kaw s’avère prévisible et dénué de la moindre surprise. Toutefois, les films consacrés aux oiseaux meurtriers étant étonnamment peu nombreux, l’ensemble se laisse regarder sans déplaisir.

Kaw se situe dans une petite ville de 600 habitants et suit le quotidien du sheriff Wayne, lequel s’apprête à quitter la campagne pour suivre sa brillante épouse Cynthia. La dame ayant décroché un poste important dans une mégapole, Wayne se prépare à vivre sa dernière journée de représentant de la loi, administrant quelques contraventions pour conduite en état d’ivresse ou stationnement illicite. Bref, la routine absolue dans ce bled paumé où il ne se passe jamais rien de notable. Mais, en ce jour, le sheriff Wayne aura pourtant beaucoup à accomplir car, inexplicablement, les corbeaux se mettent à attaquer les humains et rien ne semble pouvoir arrêter leurs attaques meurtrières. Après quelques victimes isolées, les oiseaux de malheur, à l’intelligence très développée (ils sont plus malins que les chiens précise le dialogue) s’en prennent à toute la ville !

Très linéaire, Kaw débute classiquement par la découverte de l’une ou l’autre victime puis passe aux affirmations du poivrot local qui prétend avoir été attaqué par des corbeaux. Le bonhomme n’est bien sur pas pris au sérieux mais les agressions se multiplient rapidement, d’abord à petite échelle (une voiture conduite par un jeune couple, un bus scolaire) puis à plus grande échelle, tandis que la ville entière subit les assauts des volatiles. Entre film catastrophe et épouvante, Kaw déroule donc un scénario balisé à souhait, y compris dans son explication finale conventionnelle et pourvue d’une certaine portée écologique tout à fait dans l’air du temps.

Pas vraiment surprenant, le métrage de Sheldon Wilson essaie simplement de divertir et y parvient parfois, sans chercher le moins du monde à renouveler un schéma bien connu. En effet, tant par son intrigue que par la présence de Rod Taylor dans un rôle secondaire, Kaw renvoie immédiatement au classique Les oiseaux d’Alfred Hitchcock dont il est, ni plus ni moins, le remake pirate. Difficile de vouloir se mesurer à un tel monument du cinéma fantastique et inutile de dire que Kaw y échoue assez piteusement. Pourtant, Sheldon Wilson offre une mise en scène plutôt efficace quoique sans génie, privilégiant un rythme soutenu entretenu par les nombreuses agressions commises par les redoutables volatiles. Les scènes d’attaques restent donc bien ficelées dans l’ensemble et les effets spéciaux s’avèrent relativement corrects pour ce type de petits budgets, largement au-dessus de la concurrence représentée par les productions Nu Image par exemple. Evidemment, les corbeaux paraissent parfois un peu « faux » et certains passages (le lancer de pierres par les bestioles contre un bus immobilisé) demandent une certaine bonne volonté au spectateur qui devra jouer de la fameuse « suspension d’incrédulité » pour y croire. Néanmoins, dans l’ensemble, les images de synthèse restent acceptables à condition de ne pas attendre du métrage qu’il puisse concurrencer les grosses productions hollywoodiennes. Les effets gore, pour leur part, sont peu nombreux et timorés, donnant à Kaw une allure de téléfilm peu audacieux assez préjudiciable à un spectacle manquant un peu de mordant.

Au niveau du casting, les trois ou quatre acteurs principaux se montrent globalement convaincants dans les limites qui leur sont imparties. Le rôle principal se voit dévolu à Sean Patrick Flanery (qui fut « le jeune Indiana Jones » dans la série télé homonyme), lequel accomplit le boulot de manière très professionnelle même si la caractérisation de son personnage reste très schématique. Le vétéran Rod Taylor, âgé de 77 ans, se voit confié un rôle secondaire de médecin de campagne et accentue encore davantage la filiation entre Kaw et Les oiseaux, dans lequel il tenait le rôle principal voici un demi siècle. Par contre les personnages annexes, caricaturaux à souhait (l’ivrogne repenti, le fanatique religieux, les écolières stupides, l’adjoint héroïque) manquent de crédibilité et sont esquissés à gros traits. Enfin, une fois encore, on a vu pire et personne ne cherche dans ce type de métrage des personnages élaborés ou des dialogues très intelligents.

Même s’il reste correct dans le genre « attaque d’oiseaux, Kaw n’est donc pas une grande réussite. Si Sheldon Wilson fait mieux que la concurrence, assez restreinte (le mexicain Birds of prey et deux téléfilms, Peur noire et Les oiseaux 2), l’ensemble s’avère toutefois sans grand intérêt, quoique plutôt distrayant. Les amateurs de long-métrages consacrés aux « agressions animales » peuvent donc se laisser tenter par ce Kaw assez rythmé et référentiel, lequel se voit sans passion mais sans déplaisir. Un métrage très moyen mais qui parvient à ne pas trop ennuyé. Sans plus ni moins.


Commentaires sur le film

3 etoiles

Kaw est un film bien réussi, surtout si l’on prend en compte le budget, mais qui manque parfois de cohérence au niveau du script (les oiseaux n’attaquent pas forcément les yeux). De plus, la raison des attaques est un peu exagérée. Mais, outre ces quelques détails, Sheldon nous livre une œuvre rythmée et accrochante avec des attaques très bien mises en scène et quelques idées originales.

22 septembre 2008 à 16:09 | Par Haddonfield

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