Critique de film

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Kandisha

"Kandisha"
affiche du film
  • Année de production : 2008
  • Réalisateurs : Jerome Cohen-Olivar
  • Scénaristes : Jerome Cohen-Olivar
  • Acteurs : David Carradine, Michael Cohen, Said Taghmaoui, Hiam Abbass, Amira Casar
  • Musique : Kenneth Lampl
  • Genre : Fantastique - Conte fantastique
  • Pays d'origine : Maroc
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Golden Elephant au Bangkok Film Festival 2009 Mention Spéciale du Jury au BIFFF 2009 Palme de Bronze au Mexico International Film Festival 2009 Prix FIPRESCI au Palic Film Festival 2009 Prix Spécial du Jury au Puchon International Fantastic Film Festival 2009 Minami Toshiko Award au Yubari International Fantastic Film Festival 2009

Temps présent. Une femme est séquestrée par un mari sans pitié. Il meurt. Elle est accusée de meurtre... elle clame son innocence... elle dit simplement qu'elle a été vengée... vengée par Kandisha... mais qui l'écoutera ? Qui la croira ? Encore moins la défendra... peut être quelqu'un de vulnérable... quelqu'un comme Nyla Jayde, brisée par la mort de son enfant...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Kandisha - Couscous, c’est Kandisha
Par : Wizzdumb

Talentueuse avocate de Casablanca, Nyla Jayde a du mal à reprendre le chemin des tribunaux depuis la mort accidentelle de sa fille. Jusqu’au jour où une femme mystérieuse vient lui parler du cas de Mona Bendrissi. Cette dernière est en prison, accusée d’avoir décapité son mari. Pourtant, elle ne cesse de clamer que la vraie coupable n’est autre que Kandisha, un personnage de légende du 14e siècle…

Trois ans avant Mirages, le Maroc dégainait son premier film de genre destiné au marché international. Œuvre plus fantasmagorique que fantastique, Kandisha porte fièrement ses prétentions, injectant chaque dirham de façon judicieuse pour un résultat plus que convaincant à l’écran. Sa grammaire cinématographique impeccable – au niveau technique, s’entend – est l’exemple même à étudier dans les écoles de cinéma, mais elle démontre aussi ses limites par une forme d’autocensure guindée : l’académisme ronflant du montage est tellement lisse que le désir de cohérence se transforme vite en répétition monotone, et les effets de surprise sont dès lors phagocytés par le rythme léthargique du film, plongeant le spectateur dans un état semi-comateux (ou une transe poétique pour ceux qui sont du genre à attraper la gaule devant les inserts abscons de Malick).

Quant à l’histoire – basée sur une légende populaire du Maroc -, Jérôme Cohen-Olivar a d’abord eu le bon goût de prendre des libertés par rapport au mythe puisque, dans certaines parties du pays, l’esprit de Kandisha prend l’apparence d’une chèvre avec d’énormes mamelles. On voit d’ici le cinoche de Ouarzazate pris d’assaut par des légionnaires en rut… Cela étant, toujours engoncé dans son postulat lymphatique, Cohen-Olivar n’arrive jamais à prendre son envol : le deuil de son héroïne (une splendide Amira Casar qui joue pour une fois la carte de la retenue) est supposé la rendre perméable à la légende et transformer cette cartésienne-redoutable-qui-ne-jure-que-par-les-faits en éponge mystique. L’idée est intéressante mais, une fois de plus, l’académisme alourdit inutilement le propos et la non-relation qu’elle entretient avec son mari est totalement superflue, à moins d’y voir un entracte pour aller remplir son bol de cacahuètes.

Même constat pour le propos qui traverse le film : dénoncer la violence envers les femmes est une intention louable et la légende s’y prête parfaitement, mais elle s’égrène comme une morale naïve - à peine chuchotée - véhiculée par des archétypes à la limite du cliché, à l’instar de certaines scènes du cabaliste (Assaas Bouab, fidèle de Bouchareb) qui fait parfois penser à un homme-sandwich des Sultans of Kebab. Ah oui, j’oubliais : David Carradine vient cachetonner pour une scène grotesque - ou mystifiante (pensons au fan club de Malick) - dans laquelle il joue « l’Américain ». Ça ne s’invente pas…

Kandisha est un tableau superbement exécuté au niveau formel, mais manque cruellement d’âme et se montre viscéralement creux. La distance imposée par le réalisateur empêche toute incursion émotionnelle du spectateur et le pilonnage doloriste vient écraser le tout, comme une raclette indigeste après un couscous amer.


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