KICK-ASS 2 de Mark Millar

2 novembre 2011 | Par : Damien Taymans |

Titre Kick-Ass Volume 2

Sous-titre Brune rouge

Scénario Mark Millar

Dessins John Romita Jr.

Année 2008

Editeur Panini Comics

Année d’édition 2010

Note 9/10

Résumé

Malgré des débuts difficiles Kick-Ass réalise qu’il a inspiré des vocations et que désormais les justiciers masqués pullulent. C’est à ce moment que l’improbable duo formé de Big Daddy et Hit-Girl (une psychopathe d’à peine douze ans) lui propose une alliance pour faire tomber l’un des caïds du crime local…

Deuxième fournée des aventures de celui qui se prenait pour un super-héros et se transforme la plupart du temps en punching-ball géante pour malfrats aux poings légers. Forcément, comme dit le proverbe, Kick-Ass paie. Le super-zéro reprend du service avec pour mission de botter le derrière de tout un tas de méchants qui gangrènent sa cité. Pourtant, il n’est plus seul désormais puisqu’un ersatz le copie et lui propose de faire équipe avec lui. Deux fois plus de pieds, deux fois plus de popotins bottés, l’équation est simple.

Parvenu à maturité, le genre super-héroïque version XXIème siècle sera "réalistico-réaliste" ou ne sera pas. Le spécialiste de la modernisation des vigilantes en collants Millar dégomme la fourmillière science-fictionnelle en assénant une frappe chirurgicale sur l’édifice super-héroïque. Décuplées, les mutations déjà opérées à l’univers des Ultimates empruntent ici la voie du réel brutal, par essence non-sensationnel. Ainsi, le jeune Dave Lizewski arrête de jouer les héros sitôt qu’il est soumis à quelque entreprise de torture (pas les testicules, ça brûle) et s’avère bien largué en comparaison de son nouvel acolyte aux allures cool. C’est que, bien que populaire sur la planète Youtube, cet apprenti-masqué subit par contre les implacables lois de la pesanteur terrestre et remercie davantage la Providence de l’avoir épargné que les inflexibles héritages de la génétique qui lui ont attribué les mêmes facultés physiques que son père, à savoir celles de courir un cent mètres d’une traite en 22 secondes et de cracher par la suite ses poumons durant un quart d’heure.

En somme, en libérant son poulain dans le monde des justiciers des univers Marvel et DC, Mark Millar, dont les desseins cyniques sont admirablement appuyés par les dessins, à la fois dynamiques et réalistes de son compère John Romita Jr., impose une distanciation certaine conférant au récit un éblouissant classicisme. Car, sous le masque de Kick-Ass, Dave n’est finalement qu’un ado ordinaire, qui se trouve refuge dans ses fantasmes et, se consumant dans sa banalité, décide de devenir le défenseur de la veuve et de l’orphelin. Assurément, le phénomène Kick-Ass méritait de pénétrer les salles obscures. A la lecture tardive, on découvre en l’occurrence les nombreuses zones d’ombre que ne traque pas le métrage : Brune rouge fournit au lecteur nombre de détails (notamment sur la raison de l’engagement de Big Daddy) qui complètent la mythologie de ce qui reste le super-héros le plus touchant et le plus réaliste de ce début de siècle...

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