Scream queen

Julie Delaurenti

3 septembre 2009 | Par : Gore Sliclez

Attention coup de cœur ! Âme sensibles s’abstenir... La Scream Queen of the Week a de quoi ravir les amateurs de notre rubrique hebdomadaire (et vous êtes nombreux) avec aujourd’hui l’interview d’une comédienne aussi talentueuse que ravissante. Julie Delaurenti est une artiste confirmée aux multiples talents et qui a déjà prêter ses jolis traits pour la télévision, le cinéma mais aussi la publicité. Et comme si ces qualités ne suffisaient pas, la belle chante à ses heures perdues et peut se targuer d’avoir chanté avec le grand Claude Nougaro, excusez du peu... Mais Julie a également des choses à raconter et c’est avec bonheur (pensez donc) que CinemaFantastique a pu recueillir ses impressions et ses coups de cœur (merci également à Sébastien Bardet) dans le cadre de notre article sur le film "Homme à prendre" que nous vous avons présenté cette semaine. Voici donc, ainsi dévoilée, la jolie Toulousaine rien que pour vous...

- Quelques mots de présentation d’abord pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore... Vous avez des origines italiennes ?

Complètement, Delaurenti, c’est le nom que j’ai hérité de mon grand père maternel. Les origines prennent naissance du côté de Florence. J’ai grandi à Toulouse, la ville rose, où j’ai fait mes premières armes en tant que comédienne, puis, après mon bac, j’ai passé trois ans dans la classe professionnelle du conservatoire de Bordeaux, avant de monter pour m’installer dans notre bonne vieille capitale…

- Comment êtes-vous entrée dans le projet Hameka ? Vous connaissiez déjà les réals ?

Oui je connaissais très bien David Hourrègue… qui est toulousain également. On avait déjà travaillé ensemble sur des courts métrages, il y a bien 6 ans de cela ! Et puis, à JM VIDEO j’ai rencontré Sebastien Bardet. J’ai assisté aux prémices de l’écriture de ces projets et c’était vraiment du sur mesure, un vrai bonheur…Reste plus que le troisième de la bande, Sébastien Auger, mais justement on a un projet ensemble écrit par David…mais je n’en dis pas plus.

- Dans “Performance”, vous faites justement...une jolie performance d’actrice. C’était votre rôle le plus difficile ?

Le plus difficile, non, tous les rôles le sont, mais c’est celui qui m’a le plus amusée… Les gens ne me voient pas forcément comme ça, je suis relativement calme et douce dans la vie, mais David sait que je peux le faire. On ne se parlait presque pas sur le plateau, nous avions vraiment confiance l’un envers l’autre. Bien sûr quand je ne suis pas d’accord, je peux être redoutable…

- Vous avez déjà été victime d’un Ben (“Homme à prendre”) au point de vouloir lui faire payer de la même façon ?

Ha ! Ha ! Ha ! Je pense que j’ai su me préserver des mecs dans le genre de Ben mais un grand chagrin d’amour a pu me conduire à faire des choses dont je ne me croyais pas capable… L’amour peut rendre fou, j’en suis sûre…

- Pas trop délicat la scène du baiser langoureux avec Marie-Eve Foutieau ? Qu’est-ce qui a été le plus dur en fait ?

Marie Eve est une amie de longue date puisque nous étions au conservatoire de Bordeaux ensemble. En plus c’était son anniversaire !!! En répétition la première fois, j’avoue que c’était étrange, mais après finalement, nous n’étions vraiment gênées ni l’une ni l’autre et on a pris ça en s’amusant, je crois, peut-être qu’elle va dire complètement autre chose !!!

- Comment était l’ambiance sur le plateau du film ? Et avec les deux autres filles et Olivier Martial ?

Brulante !!!! C’est le premier mot qui me vient, imaginez 40 personnes dans un appartement parisien, avec la chaleur des projos, les heures de retard sur le plan de travail…etc. Les scènes de séquestration, ont vraiment été un enfer pour les techniciens !!! Je me souviendrais toujours de Benjamin, notre perchman, qui se vidait littéralement, et qui gardait quand même le sourire. Pour les acteurs, les conditions « climatiques » nous aidaient plutôt à nous mettre en situation. Ça s’est très bien passé entre nous tous, techniciens, acteurs, équipe mise en scène, ça a pété j’avoue, de temps en temps, mais je me rappelle avoir beaucoup ri…

- Dans “Si tu m’aimes”, “Performance” ou encore “Homme à prendre” vous interprétez souvent des rôles de vamps, femmes fatales et aguicheuses qui connaissent une descente aux Enfers par la suite. Un style de personnages que vous aimez particulièrement ?

J’aime les personnages complexes, qui me donnent de la matière à jouer, des choses à défendre, des défis personnels à relever, les rôles que je dois décortiquer… Bien sûr pour ça il faut un bon scénario, une bonne histoire et des bons dialogues ! C’est malheureusement rarement le cas… Les rôles de vamps, femmes fatales… oui c’est vrai, que j’en ai fait beaucoup parce qu’au cinéma, le choix du casting repose beaucoup sur le physique et ce qu’il évoque. Je suis italienne, j’ai des formes et cela renvoie souvent à ça, malheureusement mais heureusement parfois aussi.
Justement, sur la page d’accueil de votre book on peut y lire un extrait du Dahlia noir de James Ellroy. Vous aimeriez un jour interprétez une héroïne de ses romans au cinéma comme celles rencontrées dans LA Confidential ? Bien sûr j’en rêve, dans « Le Dahlia Noir », « LA Confidential » ou encore « The Big Nowhere » !! Ses personnages féminins sont tellement passionnants, elles ne sont jamais vraiment ce qu’elles semblent être…elles portent un masque. Elles sont fortes et fragiles, Sublime et pathétique à la fois, elles manipulent les hommes mais en tombent amoureuse…

- Pour quel genre de criminel seriez-vous le “Cherchez la femme” par exemple ?

Dracula, Lestat… les vampires sont de si séduisants meurtriers.

- Vous avez joué un rôle dans la série “Paris enquêtes criminelles”. Vos impressions un an après ? Et votre rencontre avec Vincent Perez ?

C’était un petit rôle mais très amusant à jouer, une scène d’interrogatoire dans un commissariat, à la Basic Instinct… Et puis faut dire que je n’ai pas vu beaucoup de flics dans la réalité, qui aient l’allure et le charisme de Vincent Perez. Celui qui jouait dans Cyrano, Indochine et la Reine Margot, des films qui m’ont accompagnée et faite grandir, s’est montré adorable et très attentionné. J’avais un autre tournage de nuit le soir même dans le berry et il a demandé à ce qu’on finisse mes plans avant les siens pour me libérer… Très gentleman !

- Vous êtes également chanteuse. Quel est votre style ?

Folk, jazz, blues, rock… j’ai un duo avec ma sœur, qui est chanteuse professionnelle, et ensemble nous avions un répertoire jazz et chanson française. Mais depuis cet été je me suis mise à la guitare !! Et j’espère me faire un petit répertoire folk, pop, rock, et passer à la composition… Ça prendra le temps c’est sûr mais je suis patiente !

- Vous avez chanté avec Claude Nougaro ? Comment était la rencontre ?

On l’avait rencontré enfant avec ma sœur, et on a eu la chance de partager une de ses dernières scènes pour un festival qu’il avait imaginé autour de chansons françaises de l’entre deux guerres. Nougaro, venant de Toulouse, c’était un géant pour nous, notre premier 33 tours était celui qui chantait « Cécile, ma fille » quand ma sœur s’appelle Cécile ! C’était vraiment un personnage, un artiste qui était habité par la musique et le verbe 24 heures sur 24. Un bon vivant, qui aura marqué tant mes souvenirs d’enfance que mes souvenirs de scène. Nous avons ensuite fait, modestement avec ma soeur, quelques concerts piano voix hommage à Claude Nougaro, en France, en chine et à la nouvelle Orléans…Et il y a pas à dire ça swing !

- Dans vos liens il y a également... Chris Conty. Pour nous Belges, l’homme est une légende...

Je sais… et sa disparition, un mystère…

- Vous avez prêté vos traits à un personnage de la série d’animation “Skyland”. Comment était cette nouvelle expérience ?

Futuriste !! Au niveau du jeu ça ne changeait, rien si ce n’est qu’il fallait faire preuve d’imagination comme au théâtre pour imaginer l’univers autour, et que nous jouions en anglais…mais par contre j’ai vraiment eu la sensation d’être dans un film de science fiction, à la minority report ou Strange Days !!!

- Que pensez-vous du cinéma de genre ? Etiez-vous plutôt fan ou est-ce un hasard total ?

Je suis complètement fan !!! Depuis la petite enfance, c’est ma mère qui m’a transmis le virus, j’ai vu le téléfilm sur jack l’éventreur, avec Michael Caine, à 6 ans, elle nous montrait autant les films d’horreurs, d’épouvante, de science fiction, les thriller, les slasher, les films de gangster et de mafia, les films de guerre…tout !! Terminator, Alien, Blade Runner, Soleil vert, Suspiria, 2001, L’Odyssée de l’espace, Shining, Les Affranchis, le Parrain, Apocalypse Now… Et je ne m’en porte pas trop mal…enfin je crois !!

- Et quelles sont vos références cinématographiques ? Un rôle que vous aimeriez interpréter plus que tout ?

Bien sûr j’ai baigné dans la culture du cinéma américain des années 70 et 80, avec Brian de Palma, Martin Scorcese, Coppola, Peckinpah, Spielberg, Kubrick, Ridley scott, Cameron, Mctiernan, Michael Mann, Clint Eastwood… Mais j’aime aussi les vieux films de capra, hitchcock, john ford, george roy hill, stuart rosenberg, sydney lumet, elia Kazan… Pour le cinéma français, c’est vrai que j’aime les films de la grande époque avec Gabin, Michel simon, rému, pierre Fresnay, Louis de Funès, Bourvil, Louis Jouvet, Belmondo, Delon, Romy Schneider, Simone Signoret… Les films de Cocteau, Carné, Pagnol, Oury, Verneuil, Melville, Malle, Truffaut, Godard, Lelouch, Blier… C’était des films qui reposaient sur une bonne histoire et sur des acteurs… Ce cinéma me manque… Après passionnée par l’asie, j’adore le cinéma coréen, comme celui de Park chan-wook, Na hong-jin, Joon-ho bong, ou le japonais de Takeshi kitano et certains réalisateurs chinois, comme john woo bien sûr, wong kar wai, yang zhimou… En Europe, le cinéma espagnol est en pleine forme avec Guillermo del toro, Jaume Balaguero… en Angleterre, Christopher Nolan, danny boyle, stephen frears, Ken loach, kenneth brannagh… Bref j’arrête là parce que une fois lancée je ne m’arrête plus...

- Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Je me lance moi-même dans la réalisation avec deux projets de courts métrages. L’un sur Paris qui se tournera en décembre, assez personnel, et l’autre en Tunisie, inspiré d’une histoire vraie, qui se passe pendant l’occupation allemande durant la seconde guerre mondiale et qui évoque l’amitié d’un juif et d’un musulman face à l’absurdité humaine. En tant que comédienne, je vais retravailler certainement avec David Hourrègue pour son prochain projet et avec Sébastien Auger également. Ensuite du théâtre, probablement, cela me manque, mais tout ça se met en place…

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