Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

Journal du NIFFF Jour 1

Sommaire :

  • Compte-rendu de la journée
  • Avis sur les films
  • Preview : 13 beloved

Par Colqhoun

Compte-rendu de la journée

Enfin, nous y sommes ! Le NIFFF débute, les premières séances ont lieu, le public est bien présent, les organisateurs et autres bénévoles courent dans tous les sens, installent, montent, dressent tentes et autres stands et un soleil de plomb s’abat sur Neuchâtel, pour nous poursuivre jusque dans les salles.

Mais reprenons depuis le début. Ce matin 8h, tout juste arrivé sur les lieux du festival, au cinéma Apollo, nous allons nous installer pour assister à la première projection, celle du film coréen The Devil’s Game, réalisé par In-Ho Yun. Le film raconte l’histoire d’un étudiant fauché, Hee-do, qui se retrouve à faire, un peu malgré lui, un pari avec un vieux milliardaire malade. Hee-do perd le pari et se retrouve contraint d’échanger son corps avec celui du vieil homme. Le concept rappelle inévitablement Face/Off de John Woo, sans l’action démesurée. Et malgré un pitch alléchant, une réalisation relativement classe, des acteurs au diapason, le film ennuie. 2H durant on attend qu’il se passe quelque chose, mais tout est bien trop théorique et plein de bla bla poussifs. Et pour couronner le tout, cela se conclue sur un simili-twist foireux qui achève définitivement le film. Déjà oublié.

En revanche, bonne nouvelle, cette année, nous avons enfin la climatisation dans les salles. Alleluia ! Fini de transpirer grassement en s’essuyant le visage de ses paumes humides. Fini de pousser du coude son voisin obèse qui respire fort et dégouline sur la moquette. Vive la clim !

Après le film, quelques échanges autour d’un verre avec Olivier Beguin (mais si ! Le réalisateur du court-métrage déjà culte Dead Bones avec Ken Foree, Arie Verveen et Ruggero Deodato !) qui finalise son film après quelques déboires techniques de dernière minute, mais qui viendra plus tard dans la soirée nous confirmer que cette fois-ci, c’est bon, Dead Bones est terminé. On se réjouit de le découvrir.

Enfin, le gros morceau de la journée, la cérémonie d’ouverture, suivi de la projection de The Substitute, film du danois Ole Bornedal (déjà réalisateur de Nightwatch et de son remake). Après quelques mots du nouveau président, Pierre-Yves Jeanneret et les discours gentiment ronflants de 2-3 personnalités politiques, nous attaquons enfin la première projection publique du festival international du film fantastique de Neuchâtel, The Substitute (La Remplaçante). Ici nous découvrons une prof dont le corps est possédé par un extraterrestre venu découvrir l’Amour (on ne rit pas, c’est tout à fait sérieux !). Son comportement étrange commence à inquiéter les élèves, qui vont alors découvrir quel secret cache cette remplaçante. On nage ici dans un mélange plus ou moins heureux de science-fiction, d’humour, de film d’aventure et de drame intimiste. Le pari n’était pas gagné d’avance, mais le film, dans sa volonté d’être un peu plus intelligent que la moyenne en ne se laissant pas aller au jeu du manichéisme, se révèle plutôt intéressant. La réalisation est un peu immobile, le rythme pas toujours heureux, on sent les faiblesses d’un budget plutôt limité, mais les qualités d’écriture du scénario rattrapent ces défauts. Au final, le film nous fait passer un bon moment, mais ne s’avèrera pas forcément marquant sur le long terme. Quoiqu’il en soit, pour ouvrir le festival, un film tout-public, relativement inoffensif et divertissant tel que ce Substitute reste un choix intelligent.

Par manque de temps (et aussi et surtout parce qu’on crevait la dalle), nous n’avons pas assisté à la projection des courts-métrages européens. On tâchera d’avoir quelques échos pour vous dire si un titre ou l’autre vaut la peine d’être découvert. Et alors que je termine ce texte, la projection Open Air (en plein air donc) de Blade Runner : The final cut, touche gentiment à sa fin. Projection à laquelle, Syd Mead, invité d’honneur du festival (et accessoirement designer sur Blade Runner mais aussi sur Aliens, TRON ou encore Star Trek), est venu faire coucou au public.

Le premier jour - petit jour certes - est terminé. Nous dirons que c’était un apéritif, une petite introduction au gros morceau qui nous attend et qui devrait nous permettre de découvrir une petite trentaine de films tout en espérant rencontrer les quelques invités du festival. Ah, Joe Dante... Mmh, Hideo Nakata... J’en salive d’avance.

Sur ce, je range ma bave, et vous dis à demain...


Avis sur les films

The Devil’s Game 1/5

Deux heures d’un ennui insondable...

The Substitute 3/5

Malgré un cruel manque de rythme, Bornedal signe une oeuvre intelligente.


Preview

13 Beloved

(par Damien)

La Thaïlande et ses merveilles. Bangkok et son Damnoen Saduak, célèbre marché aquatique où les commerçants s’égosillent à attirer les badauds sur leurs échoppes flottantes. Bangkok et son commerce illicite de petits garnements qui permet de ramener dans ses bagages des fardes de cigarettes, des litres d’un alcool intraduisible qui tord les boyaux et l’un ou l’autre Bouddha en sucre ou en plastique pour la modique somme de 10 000 Baht... La Thaïlande et son cinéma si particulier qui tend à s’imposer comme le lieu béni en Asie pour le cinéma de genre comme en témoignent les deux paternels aux noms imprononçables de Shutter.

Pourtant, outre ces différences, chez les Thaïs, c’est un peu comme chez nous. Le Coca-Cola coule à flots, les touristes se font vider les poches et les billets verts font tourner la tête de tout le monde. De même, il suffit d’enclencher la radio pour comprendre que d’Orient en Occident, nous sommes tous confrontés aux mêmes programmes débiles qui consistent à hurler dans les oreilles des auditeurs dès 6h du mat et à passer du rock ou de la pop imbuvables, histoire d’adoucir les moeurs. Entre deux chansons, la crétinerie humaine reprend le pas. Blagues téléphoniques qui ne font rire que les membres de l’équipe, défis lancés aux auditeurs pour gagner le troisième bouton d’un bermuda. C’est ce à quoi est exposé Pusit, jeune homme malheureux qui vient tout juste de perdre son emploi, sa bagnole tout en entassant une somme de dettes colossales. Dès lors, lorsque la radio nationale le contacte en lui proposant de réaliser 13 épreuves en échange de 100 millions de bahts, le gaillard ne se pose pas de questions et fonce. Quitte à perdre ses amis, sa famille et sa fierté dans l’aventure...

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