Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

Journal du NIFFF - Conclusion

Nifff, c’est déjà fini !

Déjà la fin de cette 10ème édition et c’est avec tristesse que je quitte ce festival et me plie au protocole des adieux. Après une dernière bière avec une équipe de Français qui repartent le jour même, on attaque les deux dernières projections du NIFFF 2010.

Pour la projo de presse c’est Raging Phoenix de Rashane Limtrakul. En Thaïlande sévit un gang qui kidnappe des filles pour leur soustraire leurs phéromones et en faire un parfum pour riches. Trois hommes et une femme se battent contre ce gang avec une technique bien à eux, à mi-chemin entre art martial et danse, mais surtout le plus important, toujours bien bourrés (et oui, ils boivent tout ce qui leur passe par la main). Nous avons à faire à du nanar, du beau, du gros et du lourd. Entre un scénario qui ne tient pas la route, des acteurs super mauvais et un dialogue à se tirer des balles, c’est une bonne façon de finir les projections de la catégorie New Cinema from Asia. Entouré d’une bonne bande de fous qui adorent ce genre de film et surtout pas en le prenant au premier degré, on passe un bon moment devant le film et on en rigole beaucoup. A noter que les scènes de combats, à l’esthétique bien poussée, sont très bien réalisées et assez impressionnantes au niveau de la performance physique. C’est un film que je recommande à voir en bande, sinon... bonjour l’ennui.

Pour finir en beauté un petit film québécois bien bizarre. Truffe de Kim Hguyen, raconte comment, à cause des changements climatiques, les sous-sols de Montréal sont devenus un terrain fertile pour la truffe. C’est une vraie ruée vers l’or qui commence, avec même des extra-terrestres poilus (qui font office d’écharpes/cols tueurs) qui veulent aussi leur part du gâteau. Une idée assez incroyable qui malheureusement s’essouffle trop vite pour un long métrage (73’) et qui aurait trouvé parfaitement sa place parmi les moyens métrages. Un film en noir/blanc très bien fait, avec un bon jeu de lumière, qui apporte au métrage une touche de science-fiction des années 40-50. Je ne regrette pas mon choix pour ma dernière séance qui finit dans une bonne ambiance toujours présente au NIFFF et dans une folie qui lui est aussi bien propre.

Ma semaine au NIFFF touche à sa fin et j’espère que je vous ai donné envie de venir faire un petit tour du côté de la Suisse pour la prochaine édition 2011. En tout cas, personnellement, j’ai eu beaucoup de plaisir comme chaque année et encore davantage en le partageant avec vous. Voici quand même mes coups de cœurs et palmarès : Compétition internationale, Black Death de Christopher Smith et Valhalla Rising de Nicolas Winding Refn (que j’avais déjà vu à Sitges en 2009). New Cinema from Asia : Bedevilled de Jang Cheol-so avec mention spéciale pour The Wig. Et pour le cinéma québécois c’est 5150 Rue des Ormes qu’il ne faut pas manquer. Donc après beaucoup de rire, de fatigue, trop de boissons alcoolisées et de belles rencontres avec d’autres geeks (fallait quand même que je place le mot une fois), mais le NIFFF c’est aussi et surtout une grand famille de passionnés qui ont plaisir à se retrouver chaque année devant de bons films fantastiques.

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