Critique de film

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Joshua

"Joshua"
affiche du film

Une petite famille américaine mène une vie parfaite en plein Manhattan jusqu'à la naissance de leur deuxième enfant. Peu de temps après l'arrivée de la petite Lily, son frère Joshua, 9 ans et surdoué, adopte un comportement tout d'abord étrange et qui va très vite devenir inquiétant.Les parents voient alors leur petite vie parfaite se transformer en cauchemar...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Joshua - Le bon fils
Par : Damien Taymans

Depuis sa naissance officielle avec La Mauvaise graine (The Bad Seed) en 1956, le thème de l’enfance meurtrière n’a cessé d’être une source d’inspiration importante pour tout un pan du cinéma fantastique. De si gentils petits monstres, La Malédiction, Les démons du maïs, Le village des damnés, de dignes représentants de la thématique avec des degrés divers de réussite. Toutes ces oeuvres s’accordent à reproduire le même schéma : l’enfant, représentant de l’innocence juvénile, être doux et bon par nature, s’amuse à faire joujou avec les adultes qui l’entourent et l’empêchent de faire ce qu’il a décidé de faire.

Joshua, premier long métrage fictionnel de George Ratliff, reproduit ce schéma immuable en y apportant cependant une nuance essentielle. Contrairement à ces illustres exemples précités, Joshua ne s’inscrit aucunement dans un quelconque registre fantastique. Le marmot à la raie sur le côté n’est investi d’aucun pouvoir démoniaque et n’est pas originaire d’une immaculée conception d’origine extraterrestre. Incapable de tuer les adultes à distance, le jeune mélomane surdoué ne peut dans un premier temps que leur asséner sa musique exaspérante et ses idées arrêtées sur un nombre de sujets que peu d’enfants abordent habituellement. Grand frère protecteur, musicien confirmé, premier de classe indétrônable, rejeton affectueux, Joshua possède toutes les qualités pour être élu « gosse de l’année » voire même « gamin du siècle ». Mais, comme le dit si bien l’adage, il faut se méfier de l’eau qui dort surtout quand l’habit ne fait pas le moine et que la nuit, tous les chats sont gris…

Bref, pierre qui roule n’amasse pas mousse (un p’tit dernier pour la route), le rejeton modèle n’a en apparence rien en commun avec ces blondinets pâlots version Rilla ou ce petit garçonnet tout mignon version Joseph Ruben. Pourtant, au fil du temps, le doute s’installe au sein de la petite famille new-yorkaise très BCBG. Surtout depuis la naissance de la petite Lilly. La petite s’égosille tout le jour durant et quand vient la nuit, enfin plongée dans les bras de Morphée, la braillarde ne trouve rien de mieux que de se réveiller en en faisant bien entendu profiter ses parents dans la chambrée d’à côté. Du coup, la mère plonge peu à peu dans une dépression post-natale quasi semblable à celle qui mine la famille Davies chère à Larry Cohen (si vous n’avez pas vu le film, imaginez la tête des parents de Michel Muller à la découverte de leur marmot).

Ratliff, en excellent documentariste, s’échine à proposer une vision hyperréaliste des drames de la famille Cairn, candidats potentiels à La famille en or. Une exposition minutieuse à la précision chirurgicale donne à Joshua des allures très hanekiennes. Dès lors, les personnages qui évoluent dans le cadre très naturaliste du métrage semblent s’apparenter à des cobayes tenus sous la houlette du réalisateur qui jouent avec eux à sa guise. Les protagonistes ne sont pas les seuls rats de laboratoire de l’entreprise puisque le spectateur se voit lui aussi malmené par la mise en scène épurée et suggestive de Ratliff : l’essentiel de l’action est montrée en hors-champ, effacement qui propulse le spectateur lambda dans une attitude dubitative à l’égard des agissements du jeune enfant. Avant que… le métrage ne livre quelques clés et ne saisisse l’assemblée lors d’un dénouement angoissant.

Joshua, sous ses allures de drame embourgeoisé et pompeux, recèle nombre de qualités formelles qui tiennent en haleine lors des lentes liaisons narratives fournies par l’œuvre. Le réalisme des situations, amplifié par les extraordinaires prestations des trois protagonistes principaux, est constamment alimenté par une nouvelle montée de la tension qui mène lentement mais sûrement vers un final jouissif et fait du coup oublier le manque de scènes véritablement marquantes.

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