Critique de film

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Jessabelle

"Jessabelle"
affiche du film

Une jeune femme du nom de Jessabelle retourne en Louisiane dans la maison de son père après qu'un accident l'ait privée de l'usage de ses jambes. Des choses étranges se produisent. Elle va devoir faire face à un fantôme en colère...

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Trailer - Jessabelle (2014)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Jessabelle - Né dans le bayou
Par : Damien Taymans

Suite à un accident de voiture, Jessabelle se retrouve sans petit ami et le derrière solidement collé dans le siège d’un fauteuil roulant. La poisse ultime ? Elle n’a alors fait que la caresser puisque sans ressources et sans famille, la jeune femme est contrainte de crécher chez un père qu’elle ne connaît que très peu et qui s’avère un peu siphonné. Qu’à cela ne tienne, Jessabelle est revenue au bercail et fait connaissance, par cassettes VHS interposées, avec sa maman chérie, morte d’un cancer peu après sa naissance. Puis, y a le pote d’enfance aussi enrôlé dans la police et qui en pince pour elle malgré un VHP qui couine. Une idylle naissante, le giron maternel, le bayou de la Louisiane en toile de fond, on croirait presque plongés au coeur d’une carte postale. Enfin, s’il n’y avait pas une créature répugnante et suintante qui tentait de reprendre ce qui lui a été dérobé dans cette même demeure...

Monteur de formation, Kevin Greutert a reçu un peu par défaut l’accès à la chaire de metteur en scène sur une franchise pour laquelle il a tout monté : Saw. Après deux épisodes de sinistre mémoire (le plus soft et le plus con) pour la saga à la scie, le petit Kevin s’attèle à mettre en lumière une nouvelle histoire sombre composée par le scénariste attitré de la série de La Nuit au musée qui effectue un volte-face complet avec ce récit tortueux d’un personnage torturé. Exhumant pour la première fois un secret de la tombe (avant de faire de même pour le troisième volet des pagailles nocturnes au musée d’histoire naturelle new-yorkais), Robert Ben Garant s’interdit toute plongée dans les abîmes pour préférer l’aspect lisse de la surface : Jessabelle n’aura pas droit aux tourments psychologiques, devenant juste un fade témoin des événements fâcheux qui surviennent dans sa misérable existence. A l’image de ces visionnages de vieilles cassettes sur lesquelles sa mère tire les cartes pour sa future progéniture et lui promet un destin des plus funeste. Réaction de la progéniture en question : sourcils haussés et expression forcée de stupeur. Quand un de ses proches crame vivant dans un cabanon, rebelote. Sarah Snook, aussi peu expressive qu’une Kristen Stewart sous coke, se contente du minimum minimorum qui consiste à traîner ses roulettes de part et d’autre de la maison sans trop écorcher le parquet.

Pour instiller une certaine profondeur à ce drôle de drame, les auteurs s’unissent comme un seul homme afin de multiplier les tragédies et de transformer le parcours de l’héroïne à roulettes en véritable chemin de croix rempli de dos d’âne. Quelques tours de rond-point plus tard, le spectateur se demande quand enfin un embranchement salvateur va se proposer, d’autant qu’il a suffisamment souffert des jump scares assez mal menés et de cette histoire aussi abracadabrante que prévisible (un comble !). Et les fouilles dans le bayou pour doter cette œuvre banale d’un brin d’exotisme à base de sacrifices hoodoo ne sauver l’ensemble d’un naufrage dans le marais.


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