Critique de film

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Jennifer's Body

"Jennifer's Body"
affiche du film

La vie parfaite d'une pom pom girl va basculer lorsque, possédée, elle commence à tuer des garçons. Sa meilleure amie tente alors de l'arrêter.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Jennifer’s body - La belle est la bête
Par : Damien Taymans

Depuis des temps immémoriaux, le cinéma de genre met sur le devant de la scène ses scream queens, ces faire-valoir à la plastique généralement avantageuse qui contribuent à rehausser d’un cran l’intérêt de l’ensemble. Chaque décennie connaît donc ses égéries, plantureuses créatures aux formes délicieusement galbées qui rivalisent de beauté et symbolisent le summum du « sex appeal », lancées à pleine vitesse sur les traces des Marilyn Monroe, Brigitte Bardot et autres Pamela Anderson. Révélée grâce au diptyque Transformers de Michael Bay, la sculpturale Megan Fox trouvait instantanément place au panthéon des bombasses capables d’émoustiller l’organe érectile de la majorité des hétéros. Aussi, en basant essentiellement ses campagnes marketing sur l’incomparable plastique de son actrice principale, la Fox a créé un ramdam inouï et a flanqué à la majorité des mâles de la planète une période de rut qui débute strictement à la sortie du cinoche.

Scénarisée par Diablo Cody (oscarisée pour le script de son Juno, brillante autopsie d’une adolescence en plein doute), la pellicule s’engage une nouvelle fois sur le terrain de la psychologisation de l’adolescence, Cody dépeignant pour le coup la relation amicale, en plein tumulte, qu’entretiennent deux vieilles amies que tout en apparence oppose. Dans des rôles de composition, Megan Fox campe Jennifer, la brunette, pom-pom girl hyper populaire dans le lycée de Devil’s Kettle, vers qui tous les yeux convergent tandis que Amanda Seyfried interprète Needy, la blonde, nerdie frigide, vaguement enlaidie pour les besoins de la cause (juste une paire de lunettes, façon Destin de Lisa). Un soir, alors qu’elles se rendent dans un bar pour y acclamer un groupe de jeunes rockeurs déplumés mené par le chanteur Nikolai Wolf (Adam Newport beach Brody), les jeunes femmes échappent de justesse à un incendie. Ce qu’elles ignorent, c’est que Nikolai a scellé un pacte avec le Diable qui lui fournira fortune et succès en échange du sang d’une jeune vierge. Mais, en jetant son dévolu sur la belle Jennifer, Nikolai s’est trompé de cobaye et va, sans le savoir, transformer la divine victime en un terrifiant prédateur, de surcroît cannibale…

Ne se décollant jamais complètement du canevas-type des comédies horrifiques pour teenagers (la sublime cheerleader, sa copine frustrée, des louchées entières d’éjaculateurs précoces et une kyrielle de répliques riches en spermatose), Jennifer’s body se distingue néanmoins de ses homologues par la qualité de ses nombreux effets spéciaux, réalisés par Nicotero et les siens de la KNB. Classé R, le métrage ne baigne pourtant que timidement dans l’hémoglobine, la réalisatrice Karyn Kusama, signataire de l’âpre Girlfight et du risible Aeonflux, a privilégié le portrait des relations adolescentes à la facilité des démonstrations prosthétiques. Du coup, a contrario, la péloche se traîne dans une insipide étude de caractères et sacrifie par-là même le spectacle sur l’autel du conformisme dramatique (la sauce Juno, trop épaisse ?).

Une option qui est révélatrice de la qualité de l’œuvre. Vachement boiteuse, la pellicule tâtonne dans plusieurs registres, oscille entre hommage et création, se montre tantôt généreuse dans ses effets gore tantôt frileuse lorsqu’elle recycle à l’envi les mêmes procédés. Des va-et-vient incessants qui attestent de l’indécision narrative de cette péloche, déjà minée par l’incapacité de Kusama à montrer dans son entièreté la délicieuse enveloppe charnelle de Megan Fox.


Critique de Jennifer’s body - La démone est bonne
Par : Samuel Tubez

Vendu presque exclusivement sur le physique de la bombe anatomique Megan Fox, Jennifer’s body excitait autant les jeunes mâles en rut qu’il rendait méfiant les fantasticophiles avertis. Eh bien, en fin de compte, aucuns des deux n’en sortira satisfait, puisque le film de Karyn Kusama (Girlfight, Aeon flux) est une arnaque, et une belle !

Jennifer est la cheerleader par excellence : belle à mourir, un peu coconne et uniquement préoccupée par les beaux mâles ténébreux. Un soir de beuverie entre copines, elle embarque avec un groupe de rock et finit ligotée pour les besoins d’un sacrifice de vierge qui va mal tourner. Jennifer revient alors d’entre les morts sous la forme d’une succube, et commence à manger de l’homme dans tous les sens du terme, sous le regard effaré de sa meilleure amie.

Megan Fox en succube sexy qui dévore à pleines dents du jeune mâle en rut, un retour à la comédie horrifique 80’s et les affres de l’adolescence décrits dans un script malin signé Diablo Cody (Juno), voilà tout ce qui nous promettait Jennifer’s body. Las, une fois de plus, les intentions initiales s’avèrent au final bafouées. La bande (pseudo) horrifique de Karyn Kusama enchaîne tant les stéréotypes du film pour ados que ceux du film d’épouvante. La brune sex-symbol amie puis ennemie de son antonyme, la blonde introvertie ; un tas de teenagers qui ont le slip qui frétille ; du satanisme à deux balles ; des jump-scares foireux ;… Jennifer’s body ne rattrape même pas ces défauts par une accumulations de séquences joyeusement gores et/ou sexy. Seulement deux séquences un tant soit peu débridées (dont une Jennifer s’abreuvant de sang directement dans le corps lacéré d’une de ses victimes) et aucune scène nous dévoilant le physique de la brune-biatch ne sont au programme. Megan Fox n’étant pas une actrice très talentueuse (euphémisme), un rien de nudité aurait peut être rehaussé l’affaire. Eh bien non, le body de la Jennifer, vous n’en verrez même pas un seul téton ! L’arnaque ce film, j’vous l’dit !

Malgré un joli potentiel (les films sur les succubes, ça ne court pas les rues, mine de rien) et son actrice aguichante, Jennifer’s Body vous fera vite débander car jamais il n’exploite son potentiel à fond, préférant au contraire prendre une voie on ne peut plus stéréotypée et frileuse. Pas excitant du tout, finalement, le body de la Jennifer !


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