Critique de film

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Jaguar (Le)

"Le jaguar"
affiche du film

Quand Perrin rencontre Wanu, l'indien d'Amazonie, accompagné de son interprète Campana, il ne sait pas encore que, pour Wanu, il est 'l'Ã

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Le jaguar - Un indien dans la ville
Par : Damien Taymans

Alors qu’il s’apprête à rendre visite à l’une de ses maîtresses pour lui soutirer de l’argent, François Perrin se retrouve nez à nez dans un ascenseur avec un grand chamane indien. Ce dernier voit en lui l’élu, le seul individu capable de s’engouffrer dans la forêt amazonienne pour y récupérer son âme. Naturellement, Perrin ne l’entend pas de cette oreille.... jusqu’à ce que des brutes se mettent à le courser pour récupérer de l’argent qu’il doit. Il décide alors de s’engager dans cette mission qui l’entraînera , aux côtés de Jean Campana, aux confins de l’Amazonie...

Si Le jaguar est la septième réalisation du metteur en scène Francis Veber, elle n’en est pas moins la première apparition du maladroit François Perrin, alter ego quasi indissociable de François Pignon, pierre angulaire des comédies veberiennes. Déjà endossé par Pierre Richard (La chèvre, Le jouet, Le grand blond avec une chaussure noire, Le retour du grand blond), Patrick Dewaere (Coup de tête) et Jean-Pierre Marielle (Cause toujours, tu m’intéresses...), ce gauche de nature voit dans Le jaguar un Patrick Bruel plutôt faiblard entrer dans sa peau. A ses côtés, un autre personnage récurrent des comédies scénarisées par Veber : Jean Campana, présent dans La chèvre (Gérard Depardieu) et dans Il était une fois un flic (Michel Constatin) et ici campé par Jean Reno.

Maître incontesté des scénarios comiques français (Le dîner de cons, son chef-d’oeuvre) dont la rythmique et l’enchevêtrement des scènes est minutieusement calculé, Veber n’en reste pas moins un piètre metteur en scène. Le résultat est d’autant plus dommageable avec Le jaguar que le réalisateur abandonne le confinement théâtral qui règne dans la majorité de ses oeuvres pour créer une sorte de film d’aventures à la limite du fantastique (le chamane joue les télépathes avec Perrin et lui délègue ses pouvoirs par le biais de la pensée). Montage abrupt, raccords foireux, lourdeur lors des scènes d’action (le combat final avec les brutes de la jungle ressemble davantage à une lutte de catcheurs amateurs), dialogues d’un classicisme navrant, Le jaguar n’évite aucun des écueils propres au cinéma-populaire-hexagonal-américanisé.

Jamais drôle, rarement distrayant, Le jaguar a des airs de retour raté pour Francis Veber qui signe là son premier film depuis dix ans (Les fugitifs, 1986). Recyclant la même imagerie du sauvage en milieu civilisé que celle de Montesquieu (la finesse en moins), le réalisateur-scénariste crée une comédie pseudo-sociologique sans prétentions et sans effets.


Commentaires sur le film

le jaguar film

0 etoiles

18 septembre 2016 à 14:09

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