Interviews

Interview de James Watkins (Eden Lake et The descent 2)

30 septembre 2008 | Par : Damien Taymans

Eden Lake, survival pas comme les autres...

Scénariste de My little eye et de Gone, James Watkins s’est récemment lancé dans la réalisation en étant à la barre d’Eden Lake, survival qui porte a priori bien son nom eu égard du lieu paradisiaque au sein duquel se trouvent les hérso avant d’être attaqués par une bande de sales mioches bien décidés à faire de leur séjour idyllique un enfer sans nom. Fort de cette expérience, le réal enchaîne avec un autre projet, tout aussi alléchant, en tant que scénariste cette fois. C’est en effet à lui qu’est confiée la délicate tâche de scénariser la séquelle de fameux The Descent de Neil Marshall. Focus sur une carrière qui prend son envol...

Vous avez été le scénariste de My little eye et de Gone avant de faire Eden Lake. Quand vous êtes-vous décidé à travailler dans le domaine des films d’horreur ?

Ce sont plutôt les histoires qui me choisissent. J’ai également travaillé sur d’autres genres mais je dois dire qu’il y a une tension primale dans les films d’horreur et les thrillers qui me saisit plus fortement encore.

Pouvez-vous nous dire un mot sur le concept d’Eden Lake ?

C’est un film d’horreur/thriller implacable qui parle d’un jeune couple parti faire du camping dans un endroit paradisiaque éloigné de tout, uniquement pour entrer en conflit avec un gang de gamins. Les oppositions augmentent jusqu’à devenir une bataille infernale pour la survie…

Avez-vous une préférence pour l’écriture ou la réalisation, ou le must consiste-t-il en la combinaison des deux ?

Chacune de ces fonctions inclut des défis différents et des plaisirs divers. Mais la réalisation est la conclusion logique de l’écriture et j’aimerais pouvoir faire les deux.

Aimez-vous les survivals ? Quelles sont vos références en la matière ?

Les thrillers/horreur des seventies déjantés : Délivrance, Chiens de paille, The wicker Man. J’admire également le film Haute tension d’Alexandre Aja pour ses qualités exceptionnelles au niveau de sa production, de sa photographie et de sa bande-son – tous ces films étant créés à partir de micro-budgets.

Il y a actuellement une espèce de mode des survivals. Quelle est la différence entre Eden Lake et les autres films de ce sous-genre ?

Eden Lake table sur les peurs courantes en ce sens qu’il trouble les personnages et reste avec eux. Et le personnage principal, interprété par Kelly, ne devient jamais une Sarah Connor ou une Ripley : elle devient une victime de la vengeance, mais nous sommes toujours confrontés au tragique fardeau qu’elle transporte.

Kelly Reilly, justement, est une actrice que les français connaissent bien pour sa double interprétation dans les films de Cédric Klapish (L’auberge espagnole et Les poupées russes). Comment était-elle durant ce tournage difficile ?

Kelly a été exceptionnelle, rentrant en bagarre juste pour moi. A tel point qu’à la fin du tournage, ses jambes étaient transformées en lambeaux.

Avez-vous vu Ils, un film français réalisé par Moreau et Palud qui comporte un pitch quasi similaire au vôtre ? Etait-ce une source d’inspiration ?

J’ai écrit l’histoire d’Eden Lake avant que Ils ne sorte. Nous avons pris connaissance de ça mais pensez qu’Eden Lake est complètement différent : nous mettons en scène le gang et nous focalisons sur sa dynamique interne, son fonctionnement.

Est-il nécessaire de craindre les ados ?

Beaucoup d’adolescents sont adorables. D’autres, comme Brett, ne le sont pas du tout. Ce n’est pas différent des adultes finalement.

Votre film présente le conflit des générations de manière originale. Quelle est selon vous la pire période : l’adolescence ou l’âge adulte ?

L’adolescence est difficile. La communication est hard. Les émotions tourbillonnent. Les enfants comme Brett ne possèdent pas les armes émotionnelles canaliser leur rage inhérente et deviennent dangereux.

Vous êtes également scénariste du film The descent 2, suite du film de Neil Marshall. Comment êtes-vous arrivé sur cette aventure ?

Christian Colson, qui produisait Eden Lake, a pris un pari : il m’a pris avec Jon Harris (monteur sur Eden Lake et réalisateur de The descent 2) sur ce film, Jon ayant une vue sur mon film en le montant et moi, travaillant sur le script de celui-ci. Heureusement, nous l’avons réussi.

Etiez-vous fan de l’original ?

Un grand fan. J’aime la claustrophobie suffocante du métrage de Marshall.

L’avez-vous rencontré avant de travailler sur le script ?

Bien sûr. Il est le producteur exécutif du film et était présent pour donner des indications durant tout le processus.

(Interview réalisée par Damien)

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