Interviews

Interview d’Uwe Boll (Tunnel rats)

8 septembre 2008 | Par : Damien Taymans

Un retour rat-é ?

Acclamé par certains, hué par d’autres, Uwe Boll s’est lui-même forgé cette réputation de paria cinématographique. Multipliant les coups foireux en matière de septième art, Boll ne rechigne pas et tente au moins de renouveler sa filmographie en ne proposant pas tous les ans le même film. De House of the Dead à Postal, le réal a tâté de nombreux genres. Avec Tunnel rats, l’Allemand s’attaque aux films de guerre en revenant le temps d’une pellicule sur cette sordide guerre américano-vietnamienne qui a déjà inspiré tant de cinéastes.

Comment est né le projet ?

J’ai simplement lu le roman The Tunnels of Cu Chi de Tom Mangold et en ai touché un mot à Dan Clarke. Après quelques recherches, nous avons développé ensemble l’histoire. Ce après quoi j’ai écrit le scénario.

Comment as-tu préparé le script ?

J’ai simplement rédigé un traitement. Nous sommes directement passés au casting des jeunes acteurs puis nous les avons amenés dans un camp d’entraînement en compagnie de mercenaires sud-africains. A leur charge ensuite de développer leurs personnages et d’improviser quelques dialogues.

Pourquoi avoir choisi de faire un film sur les tunnels de la guerre du Vietnam ?

Je ne voulais pas faire un film sur la guerre d’Irak. Nous sommes en 2008, quarante ans après la guerre du Vietnam, des assassinats de Bobby Kennedy et Martin Luther King, et nous n’avons toujours rien appris. Je souhaitais donc faire un film sur la guerre en général, quelque chose de pessimiste, dans la lignée de mes Postal et Seed…

N’était-ce pas trop compliqué pour les acteurs d’évoluer dans ces tunnels obscurs ?

C’était terrifiant. Nous creusions des trous dans le sol aux entrées des tunnels et des mambas noirs y pénétraient. Le mamba noir est le serpent le plus rapide de la terre et le deuxième plus venimeux. S’il vous mord, vous êtes mort dans les quarante minutes. Du coup, forcément, les acteurs étaient stressés et tremblaient de peur. Ensuite, nous avons tourné quelques scènes en studio dans la capitale sud-africaine. Il faisait une chaleur insupportable dans ces tunnels poussiéreux : les comédiens n’en pouvaient plus !

Pour supporter de telles conditions, ils devaient être motivés…

Ils l’étaient tous. Enormément grâce au camp d’entraînement. Il faut dire que beaucoup aussi avaient eu un père qui avait combattu lors de la guerre du Vietnam…

Qu’est-ce qui te fascine dans cette stratégie des tunnels ?

Parce qu’ils ont causé la défaite américaine. Les Vietnamiens transportaient dans ce réseau de plus de 250 kilomètres de long toutes les armes, la nourriture, les médicaments dont ils avaient besoin et détruisaient les troupes US.

Quelles ont été tes influences pour ce film ?

Tu ne peux pas faire un film sur la guerre du Vietnam sans lorgner vers des monuments comme Apocalypse now, Voyage au bout de l’enfer et Platoon.

Le métrage est donc une critique virulente à l’encontre de cette guerre inutile qui a causé de nombreuses morts sous prétexte d’une mainmise américaine ?

C’est une critique envers la guerre en général. Elles sont toutes inutiles et personne ne gagne jamais. Même si vous survivez, vous avez perdu.

Merci Uwe pour ces réponses. En espérant que le film voit le bout du tunnel...

Commentaires

Le titre est une interrogation, laissant justement le bénéfice du doute. En réalité, il s’agissait surtout d’un jeu de mot en rapport avec "rat"... D’autant que, tu le sais Axelle, j’adore Uwe Boll même si je n’adhère pas à son art.

13 septembre 2008 | Par Damien

Pourquoi intituler cette interview "un retour raté ?" ? Rien dans l’introduction ni dans l’interview n’explique le titre, et vu que l’article est un entretien et non pas une critique, pourquoi ne pas lui laisser le bénéfice du doute ?

13 septembre 2008 | Par A

interessant tonton uwe, pour une fois que tu ne passe pas ton temps a te mettre en avant et a deffendre une cause perdu comme ton cinéma.je ne pensais pas que je dirais ça un jour mais...."agrrrrrr c’est dur"......bravo...
ton neuveu qui t’aime pas...
kevin boll

9 septembre 2008 | Par kevin boll

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