Critique de film

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Insidious: chapitre 3

"Insidious: Chapter 3"
affiche du film

Parce qu’elle a l’impression que sa mère défunte cherche à entrer en contact avec elle, la jeune Quinn Brenner se tourne vers Elise, un médium qui possède un véritable don mais refuse de l’utiliser depuis la tragédie qu’elle a vécue autrefois. Lorsque Quinn est attaquée par une entité malveillante, Sean, le père de la jeune fille, supplie Elise de les aider. Secondée par deux parapsychologues, Tucker et Specs, Elise accepte alors de tenter d’entrer en contact avec les morts. Forcée de s’aventurer dans les tréfonds de l’au-delà pour protéger Quinn, Elise va affronter le pire ennemi qu’elle ait jamais rencontré : un démon dévoreur d’âmes…

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Trailer - Insidious : chapitre 3 (2015)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Insidious : chapitre 3 - Respirateur artificiel
Par : Seb Lecocq
Tags : Diable et démons, Fantômes

Insidious 3 symbolise tout à fait le cinéma d’exploitation fantastique post-2010 en cela qu’il rentabilise au mieux un concept certes efficace, mais qui ne faisait que remettre au goût du jour de solides acquis classiques. A la production on retrouve la plus belle bande de camelots du cinéma de genre actuel : Oren Peli, Jason Blum et James Wan soit les types derrières tous les succès surprises de l’horreur contemporaine. Bref une équipe capable de mettre sur pied une belle machinerie parfaitement huilée quitte à rogner un peu (beaucoup) sur la portée artistique de la chose.

Insidious 3 fait figure de préquelle, ce qui, soyons clairs, n’apporte pas grand-chose à la compréhension du film mais permet de pérenniser sur le personnage d’Elise, médium aux capacités exceptionnelles lui permettant de voyager dans « Le Lointain » afin d’y ramener les âmes égarées. On y découvre aussi la formation de son équipe de choc et sa rencontre avec les deux aimables geeks qui l’accompagneront dans la suite de ses aventures. Comme dans toute séquelle qui se respecte, on y montre le trauma fondateur de son personnage central, ici la mort de Jack, son mari bien aimé. Voilà qui permet d’ajouter une petite touche familiale dramatique à l’ensemble et de servir de levier pour installer l’intrigue de la jeune Quinn Brenner qui souffre, elle aussi, d’un deuil inexpugnable. Ce sera la seule bonne idée d’un scénario qui, pour le reste, file en roue libre et suit gentiment la voie tracée par les deux premiers films de la saga.

On rencontre donc la jeune Quinn en proie à quelques désagréments de type poltergeists et autres démons capricieux qui en veulent à son intégrité physique après qu’elle ait tenté de communiquer avec sa défunte mère. Ceci va occuper efficacement toute la première partie du film bien qu’elle ne révolutionne en rien le genre ni n’invente quoique ce soit. Les ficelles sont épaisses et visibles mais l’ensemble fonctionne malgré tout ; on sursaute à plusieurs reprises, surpris par l’une ou l’autre apparition diabolique. On a beau savoir qu’ils vont arriver, les jumpscares, agrémentés qu’une hausse conséquente du volume sonore, fonctionnent. On s’en veut un peu de s’être laissé piéger par des artifices aussi éculés mais ma foi, on se laisse prendre au jeu. Durant cette première moitié de métrage, Insidious 3 s’assume pour ce qu’il est : un bon vieux ride horrifique. Un peu d’Exorciste, un peu de Poltergeist, une lichette d’Emprise, tout en respectant le cahier des charges Insidious. Leigh Whannel assure quant à lui une mise en scène portée par une caméra mobile et quelques jolis mouvements d’appareils. En termes de réalisation, pour une première derrière la caméra, c’est du bon travail.
Le vilain de cet opus est lui aussi réussi. Si, sur le papier, on est en droit de le trouver ridicule (un vieux bonhomme portant un masque à oxygène), sur l’écran, il assure son quota de flippe et de sursauts grâce a une dégaine et un style qui le rapproche de l’univers d’un Silent Hill ou d’un bon vieux zombie flick. C’est toujours ça de gagné. La seconde moitié est assez paradoxale car en se rattachant à l’atmosphère et au style Insidious, apparition de l’humour, séquence qui frôle le WTF et tutti quanti, il perd en efficacité et termine sur un rythme de sénateur ; à la limite de l’ennui. Le final rappelle celui des deux épisodes précédents et s’impose comme le « passage obligé » de la série initiée par James Wan : le voyage dans le Lointain, à la recherche de l’âme perdue, au milieu de tous les dangers. C’est là que le film de Leigh Whannel vire dans le bis au détour de l’une ou l’autre réplique faussement badass mais vraiment artificielle.

Cet épisode ne chamboule rien du tout, circule tranquillement sur le chemin balisé de ce qui est devenu une franchise populaire. Plus qu’un film de flippe, Indisious 3 est un film de sursaut. On bondit souvent, plus de surprise que de peur, car une fois la séance terminée, l’angoisse se dissipe et on ne ramène rien avec nous. Un petit ride horrifique du samedi soir qui procure quelques sensations mais rien de franchement marquant sur le long terme. Une série B sans prétention, loin du niveau de l’œuvre initiale mais qui, pendant quarante-cinq bonnes minutes, fait le boulot avec un certain sens esthétique. Le reste devrait satisfaire les amateurs des deux premiers volets.


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