Critique de film

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Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

"Indiana Jones and the Kingdom of Crystal Skull"
affiche du film

Le quatrième et dernier épisode des aventures du célèbre archéologue Indiana Jones, lancé sur les traces des légendaires crânes de cristal...

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Trailer - Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008)
Par : Damien Taymans


Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal - Bande annonce 2 vost par CineMovies.fr

Les critiques à propos de ce film

Critique de Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - Les légendes sont faites pour être vénerées.
Par : Romain Mollet
Tags : Extra-terrestres, Aventure

1989... Depuis 1989 que l’on n’avait pas de signes de vie de notre cher Henri Jones Junior sur grand écran, soit 19 ans d’attente, de joie, de craintes et d’espérance. Et le grand jour est arrivé : ce 21 Mai dernier, Indy est revenu. Evidemment, en tant que bon fan de la saga et de l’univers spielbergien en général, j’ai sauté à la première séance de la journée, pour, enfin, renouer avec les aventures trépidantes de notre héros préféré. Et autant dire que la déception ... n’était pas au rendez-vous !

Fini les sombres années 30, période sous l’emprise de la politique et du pouvoir, place aux années 50 ! Une période plus édulcorée, où la jeunesse prend enfin son grain de folie en écoutant du Elvis Presley et où le Communisme Soviétique étend son pouvoir le plus possible... Les deux sont d’ailleurs formidablement mêlés dans une introduction terriblement efficace, laissant place à un début magique durant lequel nos yeux se retrouvent de nouveau confrontés au corps vieillissant de Indiana Jones, soixantenaire et pourtant en pleine forme, toujours malin et malicieux, des qualités qui ne l’ont pas quittées depuis la création du personnage, et qui ne le quitteront pas jusqu’à l’excellent et surprenant final du film.

Mais entre-deux, nos mirettes en prennent plein la vue, notamment avec une scène d’évasion terriblement jouissive, suivie d’une délicieuse parabole sur l’ambiance protectrice des Fifties. Et l’histoire se poursuit ensuite avec une passion indéniable chez le spectateur, pour des aventures qui, malgré quelques baisses de rythme au début, reprennent de la force très rapidement (précisément lors de la course poursuite en voiture, la meilleure que la saga ait pu nous offrir !). De plus, les personnages sont réellement charismatiques, le retour de Karen Allen étant réellement excellent, tandis que (la géniale) Cate Blanchett, Shia LaBeouf et Ray Winstone tiennent d’excellents rôles... Seul celui John Hurt déçoit légèrement, tout en restant sympathique, bien que loin d’utiliser toute les capacités de ce grand acteur.

Mais alors, pourquoi ces si mauvaises critiques provenant de divers magazines et spectateurs ? On ne va pas vous le cacher : Indiana Jones IV n’est pas l’opus fantasmé par tous les fans de la saga. Lucas avait prévenu, les fans purs et durs de la saga n’aimeront pas cet opus, tout comme certains émules de Star Wars ont détesté La Menace Fantôme en 1999. Il est vrai que ce qui faisait le charme 80’s des opus précédents est moins présent dans ce dernier épisode, même si les références se font nombreuses, et que les CGI sont plus souvent utilisés cette fois-ci (au service de scènes impressionnantes). Après tout, les héros sont faits pour évoluer, non ? Mais Spielberg, dont la mise en scène ne cesse de mûrir et de surprendre, n’a pas oublié non plus de faire plaisir à "l’autre public", celui qui ressortira sûrement le plus comblé de cette grande aventure comme on en voit rarement de nos jours.

Un incroyable come-back que l’on pouvait à la fois craindre et attendre avec impatience, mais qui se révèle être en fait un chef-d’oeuvre instantané, certes l’épisode le "moins bon de la saga", mais ces mots-là ne correspondent pas vraiment à la légère déception ressentie... Ce qui n’empêche pas l’impression magique d’avoir vécu un grand moment jubilatoire de cinéma. Bon allez, moi j’y retourne !


Critique d’Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - Pas trop vieux pour ces conneries...
Par : Chroniqueurs

Par Swan

Disons-le d’emblée, en préambule de cette critique du quatrième opus des aventures de l’archéologue au fouet, un film attendu fébrilement depuis presque 20 ans, non, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal n’est pas le meilleur épisode de la saga. Non, le film ne va pas, comme les deux premiers épisodes en leur temps, révolutionner le film d’aventures. Oui, certains éléments du film vont frustrer et mettre en colère les puristes. Oui, le scénario de David Koepp s’égare à plusieurs reprises. Nous n’avons donc pas ici affaire à un film parfait, loin s’en faut. Et pourtant n’en doutez pas une seule seconde, vous sortirez d’ Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal avec le thème héroïque de John Williams en tête, un grand sourire béat aux lèvres, le sourire d’un enfant qui vient de visionner le meilleur film d’aventures de l’année, un film parfois maladroit mais d’une générosité, d’une honnêteté à l’épreuve des balles, le meilleur film du genre depuis le King Kong de Peter Jackson.

Dans le contexte actuel du revival, opportuniste ou pas, des héros légendaires (le miraculeux Rocky Balboa, l’énervé John Rambo, l’excellent Casino Royale, le mi-figue Batman Begins, le mi-raisin Superman Returns, le controversé Live Free Or Die Hard…) il y aura toujours une armée de geeks boutonneux et enragés prêts à affûter leurs claviers d’ordinateurs pour en remontrer aux instigateurs de ces oeuvres qui DOIVENT être à 100 % conformes à leur attente. C’est bien connu, les geeks n’aiment pas être surpris. Et pourtant quel est l’intérêt de refaire le même film là où surprendre les spectateurs est une expérience nettement plus intéressante pour des artistes de la trempe du trio Spielberg – Lucas – Ford ? C’est ce constat qui fait le principal défaut du film : en croyant donner aux spectateurs ce qu’ils veulent, en criant sur les toits que ce film « nous l’avons fait pour vous », sous peine de recevoir une volée de bois vert sur le net, Spielberg et Lucas, sans doute trop préoccupés par cette problématique signent un film beaucoup moins personnel mais néanmoins diablement réjouissant. C’est vrai que le nouvel Indy aurait pu repartir à zéro et faire fi de toutes ces références parfois encombrantes. Après le père, le fils… Le retour de Marion… Etait-ce bien nécessaire ? Heureusement pour nous, Spielberg et Lucas sont des conteurs hors pair qui possèdent l’art et la manière de transformer des inconvénients en avantages et de donner vie à des personnages mémorables et hauts en couleur. Ici, en grande partie ce sera le cas.

Pas étonnant dans ce contexte d’attente fébrile et de pression des fans qu’il ait fallu 19 ans et une dizaine de scénarios avant de mettre tout le monde d’accord sur la marche à suivre et trouver l’histoire « parfaite ». Le nouvel Indiana Jones se partagera donc entre des éléments nostalgiques, ces références « obligatoires » aux trois premiers films et une nouvelle quête dont le nouvel artefact, après l’Arche d’Alliance, les pierres sacrées de Sankara et le Saint Graal est un mystérieux et massif crâne de cristal ancestral d’origine… inconnue.

Indiana Jones, que nous retrouvons 19 ans après sa dernière cavalcade vers un coucher de soleil en Jordanie est, à quelques détails près, toujours le même : impétueux, intrépide, maladroit mais héroïque et charismatique en diable. Le héros par excellence, celui qui en 1981 donna au mot « aventures » ses lettres de noblesse. Indiana Jones est Harrison Ford. Harrison Ford, c’est Humphrey Bogart et Gary Cooper réunis dans le même corps, avec l’humour laconique de Richard Dreyfuss en prime. Spielberg nous réintroduit le personnage comme une icône (une ombre, un chapeau, pas besoin de plus !) et nous informe sur ses agissements durant les années « perdues » : héros de guerre, victime du MacCarthisme, Indy enseigne toujours l’archéologie dans son université et pleure son père Henry ainsi que l’ami Marcus Brody, tous deux récemment disparus. Un hommage subtil et émouvant qui donne lieu à un gag très drôle en hommage au regretté Denholm Elliott. Spielberg et Lucas arrivent donc à extraire Indy des années 30 dans lesquelles il était tellement ancré en le transformant en observateur des grands évènements du 20ème siècle, un peu comme le permettait l’excellente série télévisée The Young Indiana Jones Chronicles produite par Lucas. Si l’on excepte quelques rides et des cheveux poivre et sel, Indy est donc toujours le même, érigeant la manie de se fourrer dans les pires embrouilles en art.

Le changement d’époque, à priori casse-gueule est sans aucun doute une des grandes réussites du film, jouant avec les codes immuables des années 50 de la même manière que Robert Zemeckis le faisait dans Retour Vers le Futur : avec un humour rétro bon enfant et une bonne humeur communicative : le film s’ouvre sur le Hound Dog d’Elvis, Indy se retrouve coincé dans un « village atomique », le jeune Mutt nous est présenté en clone de Marlon Brando dans The Wild One, nous avons droit à une bagarre entre greasers et nerds dans un bar sorti tout droit d’American Graffiti… Le MacCarthisme puis la Guerre Froide, la peur du communisme, de la pensée unique, la menace nucléaire sont à l’ordre du jour… Et l’hommage appuyé aux séries B de science-fiction fonctionne parfaitement, entre autres grâce à la séquence étonnante des fourmis rouges ainsi qu’un final… du troisième type.

Le premier acte du film est un véritable bonheur, Spielberg jonglant avec bonheur entre action démesurée (l’ouverture dans le « hangar » est un modèle d’efficacité, tout comme l’est la poursuite en mobylette dans l’université) et humour jubilatoire (la marmotte et l’épisode du frigo, n’en déplaise aux cyniques sont des gags dont on se souviendra !), introduisant un personnage de méchante « rouge » Irina Spalko, incarnée avec conviction par une Cate Blanchett comme à son habitude au sommet de son art, élégante, sexy, cruelle, reprenant à son compte les clichés des méchants des films de science-fiction des années 50 pour un faire un personnage n’ayant rien à envier aux René Bellocq, Mola Ram et Walter Donovan d’antan.

Tant redouté, le personnage de Shia LaBeouf fonctionne pourtant à merveille en duo avec Indy, son personnage de jeune rebelle permettant de le confronter au côté plus pragmatique et vieille école de l’archéologue, tout comme Spielberg l’avait déjà fait dans le troisième épisode dans la confrontation Henry Jones, Jr – Henry Jones, Sr. Le passage de flambeau est donc réussi, même si le héros de l’histoire reste avant tout Indy en personne, un Indy certes un peu plus sage comme l’était son père mais plus que jamais capable d’en remontrer au plus coriace des officiers russes. Le talent de LaBeouf couplé à celui, inimitable, d’un Harrison Ford en pleine forme et visiblement heureux de retrouver sa panoplie, enchaînant les cascades les plus impressionnantes comme lorsqu’il avait 30 ans, nous vaut des séances savoureuses. On a parfois l’impression de voir Humphrey Bogart et James Dean se rencontrer pour la première fois à l’écran.

Trop explicatif, le deuxième acte l’est assurément. Le scénariste David Koepp (Jurassic Park, Carlito’s Way, Mission : Impossible, Spider-Man…) semble à plusieurs reprises s’emmêler les pinceaux en recyclant ici et là des éléments des scénarios rejetés de Frank Darabont et Jeff Nathanson. Le MacGuffin habituel, le fameux crâne de cristal nous est ici asséné à grands coups d’explications qui ne font pas avancer l’intrigue, qui plombe les dialogues et entament quelque peu le rythme. Symptôme malheureux de ce trop plein d’explication, le personnage de John Hurt, encombrant, peu attachant et pas forcément utile malgré le talent irréprochable de l’acteur. Et lorsque le duo initial devient un quintet (!) on ne peut s’empêcher de penser que le syndrome Batman & Robin guette dangereusement : trop de personnages s’agitent à l’écran là où Spielberg aurait mieux fait de se concentrer sur Indy. Par contre, impossible de cacher sa joie quand réapparaît Marion Ravenwood, incarnée par la toujours superbe Karen Allen avec autant de charme et de bravoure qu’en 1981. Ses joutes verbales avec Indy, savoureuses ont été écrites par Lawrence Kasdan en personne et nous rappellent l’alchimie de ce couple qui a retrouvé il y a bien longtemps une certaine perdue arche perdue et ridiculisé le Troisième Reich.

Spielberg se reprend heureusement grâce à une course-poursuite en pleine jungle mouvementée et furieusement palpitante. Ceux qui regretteront une orientation vers des images plus CGI et moins artisanales que dans les épisodes précédents sont à côté de la plaque. Car ce qui a toujours fait le sel des aventures d’Indiana Jones par le passé c’est bien entendu le sens du cadrage, du mouvement, du découpage et un talent inné pour la gestion de l’espace du réalisateur prodige. La photographie old-school de Douglas Slocombe dans la trilogie originale est ici recréée à l’identique par son successeur Janusz Kaminski. On est donc en terrain connu et Spielberg fait une nouvelle fois des merveilles, nous proposant une véritable leçon de cinéma en matière pure de réalisation. Quant aux effets spéciaux, ils assurent dix fois plus que les trucages un peu minables de La Dernière Croisade, un film réjouissant mais quand même un peu trop pantouflard au niveau de l’action. Ici elle est menée tambour battant et ne nous laisse pas une seule minute de répit. On pourra juste regretter qu’Indy, une fois n’est pas coutume, subit l’action plus qu’il ne la provoque, témoin plutôt qu’instigateur. Le final s’en ressent un chouia, un peu comme si Spielberg était pressé d’en finir. De bonnes idées sont à peine exploitées, telles que l’introduction d’une tribu de guerriers mayas, le sort réservé à Ray Winstone et le climax réservé aux « méchants » de l’histoire qui manque bizarrement d’émotion.

De petites réserves cependant car le plaisir est là et bien là. Si ce nouveau film n’atteindra pas le statut de classique comme Les Aventuriers de l’Arche Perdue et Indiana Jones et le Temple Maudit auparavant, il est permis de le trouver largement supérieur à Indiana Jones et la Dernière Croisade qui était « sauvé » par le tandem Ford-Connery. Malgré ses défauts indéniables, Indiana Jones et le Royaume de Crâne de Cristal est une belle réussite, un film jouissif qui à l’instar d’Harrison Ford va vieillir avec grâce et que l’on appréciera davantage après plusieurs visions. Spielberg en remontre à ses imitateurs avec une aisance insolente. On peut le dire sans crainte : la place d’Indiana Jones « n’est pas dans un musée » !

Indy est de retour pour donner un coup de fouet au film d’aventures et au box office ! N’en déplaise aux râleurs, les retrouvailles avec ce vieil ami sont chaleureuses et c’est une sacrée bonne nouvelle ! Comme le dit le slogan, “It’s not the age, it’s the mileage”…


Critique de Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - Les aventuriers du script perdu
Par : Samuel Tubez

Spielberg + Lucas + Ford = de nouvelles aventures trépidantes de l’archéologue le plus célèbre au cinéma ? Bof. Durant 19 ans, les instigateurs ont soi-disant attendu le bon scénario. Vraisemblablement, ils n’ont pas dû choisir le bon et plutôt que de bâcler pour contenter les fans avant qu’il ne soit trop tard (nous évitant ainsi un Indy en chaise roulante), ils auraient carrément dû s’abstenir !

Bon alors accrochez-vous car voici les éléments de l’histoire complètement foutraque de cet Indiana Jones 4 : durant la Guerre Froide, notre aventurier part à la recherche d’un crâne de Cristal possédant de mystérieux pouvoirs. Du Nouveau Mexique jusqu’à la jungle du Pérou, il fera face à des agents de l’URSS mené par le redoutable agent Spalko (Cate Blanchett). En chemin, il retrouvera Marion (Karen Allen revient), fera la connaissance de son fils (Shia LaBeouf est prêt à prendre la relève) et croisera : des méchants pas gentils, une explosion nucléaire, des chiens de prairie rigolos, un long serpent, des fourmis rouges affamées, des singes très rigolos également et des « visiteurs » de l’espace (biffer le ou les intrus…ah mais attendez, il n’y en a pas ! Autant pour moi…)

C’est bien beau de vouloir renouer avec l’esprit d’antan en prenant en considération tout le background de la saga, mais encore faut-il avoir de vraies idées derrière (hormis celle de vouloir se faire du fric). L’esprit est peut être plus ou moins là, une partie des personnages aussi, mais tout cela s’imbrique ici de façon presque aléatoire. Harrison Ford tient quant à lui encore la route mais le rythme inexistant et l’absence de scénario réduisent presque tous ses efforts à néant. Jamais Spalko, la méchante de service, n’est à la hauteur (Blanchett y arbore un style certain mais on ne sait rien de ses intentions et aucune scène ne la rendent vraiment menaçante ni inquiétante), les enchaînements sont foireux voire inexistants, la moitié des personnages sont fades voire horripilants (Karen Allen aurait mieux fait de rester chez elle, John Hurt n’a vraiment pas peur du ridicule) et les scènes gratuites pullulent. Des scènes d’action parfois gratuites, parfois osées, mais 100% artificielles et estampillées « Green Screen ». Indy prend la pose devant une explosion nucléaire, Indy croise des marmottes, Indy se bat dans une jungle factice pendant que son fils joue à Tarzan avec des singes, etc. etc. Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal pue le faux. Seules quelques scènes s’avèrent admirables et/ou amusantes comme l’introduction, la fuite du hangar ou la courte confrontation de nerds en blousons, mais il faut être patient et bien les chercher au milieu d’un conglomérat d’effets numériques gênants et d’une narration mal torchée. Le retour d’Indiana Jones au cinéma vous y avez cru ? Eux, non !

Mais où sont les décors naturels, les bonnes vieilles scènes d’action old school, les dialogues amusants et les vraies confrontations ? Tout ça est resté dans les premiers épisodes ! Maintenant, on est là pour faire du fric à tout prix et le plus vite possible, et si t’es pas content tu peux toujours aller noyer ton chagrin dans un combo coca/popcorn king size !


Critique de Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - Retrouver son âme d’enfant, oui. Etre pris pour un imbécile, non.
Par : Chroniqueurs

Il est presque l’événement cinématographique de l’année. Si beaucoup de fans au départ étaient réticents et n’ont pas hésité à cracher sur papy Indy, au fur et à mesure des nouvelles et des images nous parvenant, les mauvaises langues se sont tues. Puis, c’est l’enthousiasme qui a gagné l’ensemble du globe.
Non, ce n’était pas un grand-père qui allait débarquer, mais un Harrison Ford au top de sa forme, encadré par Steven Spielberg et George Lucas.

Alors, quel est au final le résultat d’Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal ? Nous a-t-il récompensé de notre patience et de notre attente ? Et bien oui et non. Se passant en 1957, en pleine guerre froide, les ennemis d’Indy ne sont plus les Nazis mais les Russes portés par une Cate Blanchett franchement antipathique. Bien entendu, si eux veulent le pouvoir, le Dr Jones ne cherche qu’à préserver les trésors de l’histoire, se retrouvant dans les situations les plus périlleuses et rocambolesques qui soient.

Et c’est avec un plaisir immense et sincère que l’on retrouve ce bon vieux Indiana Jones, son allure désinvolte, son amour qui tombe à point, son caractère de faux héros qui se démêle pourtant de toutes les situations. Quel bonheur vraiment de revoir Harrison Ford jouer du fouet, de le voir courir, frapper, être capturé, s’en sortir in extremis. Là, le pari est gagné.
Il est gagné également avec les autres personnages : que ce soit le jeune Mutt incarné par Shia LaBeouf (même s’il ne casse pas la baraque, il forme avec Indy un duo assez détonant), la plus toute jeune Karen Allen, ou encore Ray Winstone et John Hurt.

Les répliques, les dialogues sont savoureux. Chacun se cherche des noises et tout le monde, dirait-on, se passe le mot pour casse les pieds d’Indy. Mutt lui rappelle constamment que papy devrait retourner à sa salle de cours. Marion, elle, lui reproche de l’avoir abandonnée tandis que son vieux compagnon de route, Mac, ne semble plus attiré que par l’or vers lequel ils se dirigent.
Ce sont donc ces personnages hauts en couleur, les dialogues et les liens qui existent entre eux qui font véritablement la force du film. On est véritablement inclus donc ces histoires, et là on retrouve sans aucun doute notre âme d’enfant.

Mais on a beau se parer de notre âme d’enfant, on n’en devient pas des spectateurs écervelés pour autant. Spielberg fait quelques impairs, bredouille quelques scènes franchement grossières qui ont du mal à passer le gosier, quelques situations un peu dur à avaler même si l’on veut bien rester ouvert à tout. A tout mais pas à n’importe quoi et l’histoire du film ressemble un peu à ça. L’histoire même d’Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal est bien trop recherchée et bien trop touffue pour d’une part, garder en éveil un spectateur et d’autre part, être crédible. On suit pourtant, on s’accroche pour comprendre les déplacements des personnages. Pourquoi vont-ils là ? Pourquoi cette scène surgit-elle ? Mais les réponses, au fil du film, nous échappent et l’ennui poindrait presque le bout de son nez.

Ce qui est sûr et certain, c’est que la fin du film nous achève définitivement. On tourne les yeux, on refuse de croire et l’on est inévitablement déçu. Alors certes, avant cette fin, 80% du film nous avait séduit. Mais le final est tel qu’on ne garderait presque que ça en mémoire. Et lorsque les discussions surviennent entre amis des suites de la séance, certains en viendraient presque à penser qu’Indy aurait peut-être mieux fait de ne pas reprendre son fouet. Presque, mais c’est déjà ça !


Oeuvres liées :

Les Aventuriers de l'arche perdue (1981)
Indiana Jones et le Temple maudit (1984)
Indiana Jones et la Dernière croisade (1989)

Commentaires sur le film

Indiana Jones à la maison de retraite

2 etoiles

Dans le prochain il se battra avec le déambulateur, au revour Indy, tu vas nous manquer.

2 octobre 2008 à 12:10 | Par Isokilla
Le film de trop

0 etoiles

daube Daube !

Pourquoi faire une suite pareille ?le scénario est nul,l’action tirée par les cheveux sans parler de la fin...
Allez Indy,rejoins Rocky Balboa à la maison de retraite...

15 mai 2009 à 16:05 | Par Ronald
déception complète

1 etoiles

scénario : 3/10
action : 4/10 (et encore, je suis gentil...un peu de crédibilité aurait pas faire de mal).
quelques bonnes idées, mais dans le fond, c’est nul.

on accroche pas à cet épisode...on regarde comme si on regardait une série Z.

si vous voulez mettre vos neurones, émotions et nerfs au repos (voire les détruire), ce film est fait pour vous.
sinon, passez votre chemin.
rematez vous plutôt "la dernière croisade".

simple conseil.

20 novembre 2010 à 01:11 | Par Pink
Un Indiana Jones comme on les aime

4 etoiles

Comme toutes les suites des trilogies, les critiques s’en donnent à cœur joie comme pour Die Hard. Mais pour Indiana Jones, ce quatrième opus s’inscrit dans la lignée des 3 autres.
Je conseille à ceux qui ne l’ont pas aimé (et il y en a), de le revoir. Ce film est typique Indiana : ambiance, cours-poursuites, humour, bébêtes rampantes et courantes, vieilles cryptes sombres... Et pour la fin (qui a parlé d’extraterrestres, il s’agit d’êtres inter-dimensionnels), il y a du fantastique oui, mais n’y en avait-il pas dans les fins des 3 premiers ?
Pour moi Indiana Jones, c’est 4 épisodes (et bientôt 5 !)

21 août 2011 à 12:08 | Par Goku

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