Critique de film

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L'Incroyable Hulk

"The Incredible Hulk"
affiche du film

Le scientifique Bruce Banner vit dans l'ombre, toujours amoureux de la belle Betty Ross, et parcourt la planète à la recherche d'un antidote pour guérir le mal dont il est atteint. Les politiciens qui rêvent d'utiliser ses pouvoirs ne le laissent pas tranquille. De retour à la civilisation, notre brillant docteur est poursuivi par l'Abomination, un monstre démoniaque faite d'adrénaline et d'agressivité et dont les pouvoirs concordent avec ceux de Hulk. Une lutte digne des plus grands comics éclate lorsque Banner doit faire appel à Hulk pour sauver New York de la destruction totale.

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Trailer - L’incroyable Hulk (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’incroyable Hulk - Immature man
Par : Chroniqueurs
Tags : Super-héros

Par Swan

Afin de mieux situer l’histoire pour les deux lecteurs qui ne la connaîtraient pas, laissez-moi citer l’honorable Jean-Pierre Putters qui à la page 148 du deuxième tome de ses « Craignos Monsters » résumait ainsi la situation : « En soumettant son ADN à l’effet de rayons gamma tous tissus, un jeune chercheur s’aperçoit avec horreur que, lorsqu’il est très ému, son bermuda se transforme soudain en véritable chapiteau barnum. Comme quoi, Dieu existe quelque part… Il se change en même temps en un curieux monstre vert d’une impressionnante musculature, assez moche mais vraiment très très fort… »

S’il est bien un personnage casse-gueule par excellence dans l’univers des superhéros, c’est notre ami Bruce Banner et son alter-ego vert des 5 mètres, The Hulk ! En effet, comment rendre crédible à l’écran un géant musclé fou de rage, vert de surcroît ? Ce qui marchait de manière fabuleuse dans les cases des comics de la Marvel s’est toujours avéré problématique lors des transpositions à l’écran. Que l’on se remémore la série kitschissime des années 80 avec son Lou Ferrigno au physique de catcheur affublé d’une coiffure ridicule, ou encore du film extrêmement ennuyeux d’Ang Lee avec son géant vert numérique hideux, il faut bien admettre que l’Incroyable Hulk n’a pas été gâté par ses diverses incarnations filmiques.

Il est donc aisé de comprendre pourquoi la Marvel a confié ce nouveau projet à Louis Leterrier, un « yes-man » français spécialisé dans « l’action-porn », coupable des deux premiers épisodes du Transporteur et du nettement plus intéressant Danny the Dog. Un peu comme s’ils avaient décidé qu’ils n’avaient pas besoin d’un auteur sur la franchise après la déception occasionnée par Ang Lee… Une déception qui, pour le meilleur et pour le pire, a orienté ce nouvel épisode dans une direction « actioner bourrin décérébré » qui manquait cruellement au film de Lee.

Malheureusement c’est bien là que le bât blesse dans ce nouvel Incroyable Hulk : le revers de la médaille c’est que le film de Leterrier pâtit d’un sidérant manque d’identité et d’ambition. Nous nous retrouvons avec un film certes beaucoup plus virtuose, plus amusant et bien mieux rythmé que le précédent mais aussitôt vu, aussitôt oublié. La faute en grande partie à un scénario d’une banalité affligeante (pas mauvais mais juste peu inspiré et déjà vu cent fois auparavant) qui ressemble à s’y méprendre à celui de n’importe quel épisode de la série télévisée : Bruce Banner en fuite continue les recherches qui lui permettront de chasser le géant vert de son corps jusqu’à ce que le Général Ross, son ennemi juré (et par ailleurs le père de sa meuf) ne le retrouve, bien décidé à en faire son cobaye pour créer une armée de géants verts pour servir la patrie.

Dès les premières images on nous fait bien comprendre qu’il faut oublier le film d’Ang Lee (pas difficile ceci dit) et que la franchise repart à zéro : nouveaux acteurs, un Hulk différent et beaucoup plus élégant, plus d’action, moins de blabla. Exit donc Eric Bana et son conflit paternel lourdaud. Ce nouveau film démarre de fort belle manière. La traque de Banner (Edward Norton) par Ross (William Hurt) est traitée sur le mode du film de poursuite à la Jason Bourne. Le suspense est présent, l’action est trépidante et, ô bonheur, Leterrier se fait beaucoup moins voyant et plus sobre que sur les Transporteur. On en vient presque à espérer le meilleur.

Malheureusement les choses commencent à se gâter dès la première apparition du monstre vert, anti-spectaculaire au possible puisque la star du film est filmée dans l’ombre ou dans la fumée. Comme entrée en matière pour un personnage aussi iconique, pour le coup c’est vraiment loupé. Nous faisons ensuite la connaissance de deux nouveaux personnages : Betty Ross (Liv Tyler), l’ex-petite amie de Banner, aujourd’hui acoquinée avec un psychologue (une sous-intrigue à priori intéressante qui ne sera jamais exploitée), la belle qui va à nouveau se retrouver confrontée à « sa » bête et calmer ses ardeurs. C’est là l’un des aspects les plus réussis du métrage : la rencontre entre Banner et Betty et les moments intimes très tendres qu’ils partageront entre deux courses-poursuites sont le point fort et l’ancrage émotionnel du film. Une jolie scène entre la belle et Hulk rappelle fortement celles entre Naomi Watts et son gros Kong au bord de la falaise dans le film de Peter Jackson. N’en déplaise à certaines critiques publiées sur le net, la très « va-va-voum » Liv Tyler se révèle émouvante et excellente actrice dans cet emploi peu gratifiant de « la petite copine du héros ».

Entre ensuite en scène Emil Blonsky, nouveau nemesis de Banner, incarné par le toujours très intense Tim Roth, un militaire teigneux, homme de terrain ambitieux atteint de la folie des grandeurs, envieux de la puissance quasi-divine de Hulk et prêt à soumettre son corps aux pires supplices afin de se transformer en… l’Abomination ! Tim Roth fait une fois de plus merveille dans ce rôle malheureusement sous-écrit auquel il amène une réjouissante touche de cruauté (pas de pitié pour les jolis petits chienchiens !) et son charisme animal inimitable.

Edward Norton lui aussi est un grand acteur (Fight Club, American History X, Keeping the Faith…) et l’on espérait retrouver dans cet Incroyable Hulk une prestation digne de celle de Robert Downey, Jr. dans Iron Man. Malheureusement pour lui, le rôle de Bruce Banner se révèle beaucoup plus ingrat et ne lui permet pas particulièrement de faire preuve de son talent. Charismatique, il l’est sans aucun doute mais il est également desservi par des dialogues d’une grande platitude et par un rôle qui lui demande principalement de courir ou d’essayer de ne « pas s’énerver », sans jamais arriver à rendre justice à un personnage torturé dans sa chair, un Dr. Jekyll qui lutte pour contenir son Mr. Hyde. Une dimension mythologique qui manque cruellement à l’approche du personnage ! Seules ses scènes intimistes avec Liv Tyler nous permettent réellement de nous attacher à lui. Les quelques scènes où Banner tente de réprimer ses pulsions colériques sous la tutelle d’un maître des arts martiaux ne convainquent pas, rappelant trop clairement l’apprentissage de Neo par Morpheus dans le premier Matrix.

Certains seconds rôles ne sont pas mieux servis : William Hurt en mode « je cachetonne » se fait voler la vedette par sa propre moustache, un effet capillaire tellement risible qu’elle mériterait presque son propre spin-off. Tim Blake Nelson, quant à lui, est le gentil scientifique de service qui va aider Bruce dans sa quête. C’est une excellente initiative que d’engager des comédiens de talent dans un film de super-héros. Encore faut-il leur donner quelque chose d’intéressant à faire ou à dire !...

Ce que l’on reprochera donc principalement au film de Leterrier c’est ce manque d’ambition qui laisse pantois : jamais le côté divin, le statut de demi-Dieu de Hulk et de l’Abomination ne sont abordés en substance. Le thème est à peine effleuré et le souffle épique que nécessite un tel affrontement est totalement absent du métrage, Leterrier préférant montrer Hulk faire mumuse avec des jolies voitures qu’il utilise comme gants de boxe ! Amusant certes, mais peu mémorable ! Tout ici est donc calculé pour plaire à un public plus jeune, en réaction à la mauvaise réputation du film de Lee. On se retrouve donc avec ce combat final ampoulé, pas épique pour un sou, se résumant à deux gros mastars qui se foutent sur la tronche dans la joie et l’allégresse, sans que les évènements n’aient une quelconque incidence sur les badauds qui assistent au spectacle.

L’Abomination… Un monstre qui aurait dû être d’anthologie et qui s’avère être la plus grosse déception du film ! Premièrement il serait bon de décerner un « Régis d’or » au génie qui a eu la bonne idée de faire parler le monstre. Une voix ridicule aux dialogues très inspirés du genre « Beeeuuaraaaagh, je vais te tuer ! »… Des dialogues que n’auraient pas renié Gargamel en personne. L’Abomination qui devait être le clou du spectacle devient donc ici une espèce de Skeletor géant aux muscles atrophiés et qui porte bien son nom. Le combat, bien que bénéficiant d’effets digitaux performants, ressemble à s’y méprendre à une empoignade très Z dans l’esprit, sortie tout droit des Maîtres de l’Univers avec deux figurines sorties des usines de Mattel. On ne peut s’empêcher en regardant la scène de constater que ce cinéma hollywoodien fait réellement preuve d’une immaturité gênante… Au moins dans King Kong Contre Godzilla, voire dans Boa Contre Python (!), le combat des titans faisait preuve d’un second degré salvateur. Difficile ici de suspendre son incrédulité quand les enjeux dramatiques en sont réduits à si peu de choses !

Si le film ne manque pas de petites touches d’humour assez réussies, Leterrier prend un sujet qui prête à rire trop au sérieux, animé de bonnes intentions mais n’arrivant jamais à trouver le ton juste. Son film n’est pourtant pas un gros navet irregardable, juste un film très peu inspiré et mal écrit, parfois élégant (le nouveau Hulk est assez superbe, il faut l’admettre), bourré de bonnes intentions, plaisant, mais ne faisant que survoler des thèmes importants. On en vient donc à regretter que Ang Lee ait raté son film il y a 5 ans car cet échec nous aura privé d’une suite animée par l’ambition d’un vrai réalisateur et débarrassée de cet infantilisme et de ce côté « grand public » gênants.

Difficile donc pour ceux qui espéraient un film de super-héros un peu plus mûr que la moyenne de trouver son compte dans ce gros film d’action, certes très bien foutu (on a vraiment l’impression d’être dans un comics) et très bien rythmé, parfois émouvant (comme lors du clin d’œil à Bill Bixby et lors du « passage de pouvoir » entre Lou Ferrigno et Edward Norton, une très jolie scène !) mais manquant cruellement d’âme. Que ce soit une leçon pour la Marvel : Louis Leterrier est un technicien très efficace mais un conteur très maladroit, l’exact inverse de ce que Jon Favreau avait réussi sur son Iron Man bien plus réjouissant. Le fait que Robert Downey, Jr. apparaisse en Tony Stark dans la dernière scène du film de Leterrier permet malheureusement au film de se tirer une épingle de plus dans le pied en établissant ce constat gênant : en une petite minute de présence à l’écran et une seule réplique, Tony Stark / Iron Man est un personnage bien plus mémorable que ce pauvre Bruce Banner…

Le semi-échec de cet Incroyable Hulk confirme que l’adaptation de ce personnage culte au cinéma est peut-être bien une fausse bonne idée… Hulk aurait sans doute besoin d’un véritable metteur en scène aux commandes de ses aventures, quelqu’un de la trempe d’un Sam Raimi, d’un Guillermo Del Toro ou d’un Tim Burton. On conseillera donc à Louis Leterrier et au scénariste Zak Penn de se mettre au vert pour le prochain épisode inévitable, sous peine de voir les spectateurs un peu exigeants exploser leurs caleçons et hurler de rage…


Critique de L’incroyable Hulk - Expérience ratée !
Par : Quentin Meignant

Ce n’est pas la première fois que les aventures de l’incroyable Hulk sont adaptées à l’écran. En 2003, le grand (pour certains) Ang Lee avait tenté de donner du lustre à l’une des créations les plus mythiques de la Marvel.

Hélas, on se rendit vite compte que le super-héros avait perdu de son lustre par rapport aux comics et que le métrage ne valait pas grand-chose. En tout cas, la Marvel (alors pas encore omnipotente au cinéma comme de nos jours) décida de programmer un nouvel épisode censé remplacer le précédent, histoire sans doute de lancer une trilogie à la Spiderman.

Ce fut donc à Louis Leterrier (Danny The Dog, Transporteur 2) de faire ses preuves en cette année 2008 afin d’assurer la pérennité des aventures du super-héros et de faire rentrer de précieux deniers dans l’escarcelle de la Marvel.

Pourtant, dès la première seconde de générique, on sent que le métrage va être pétri… de défauts, d’omissions qui n’agréeront personne, ni les fans de l’univers du comics, ni les curieux, juste là pour assister à un bon film.

En effet, toute la genèse d’Hulk nous est narrée en images durant le générique (malheur aux retardataires ou aux distraits !), ce qui rend la véritable histoire du héros vert totalement insignifiante par rapport au reste de l’action.

En faisant passer au second plan l’histoire originale et en omettant de nous présenter véritablement le personnage légendaire, Leterrier et Zack Penn (le scénariste) ratent donc le coche dès les premières minutes.

Le manque d’identité et de profondeur du métrage se fait dès lors sentir et les aventures d’Hulk ne suscitent dès lors que très peu d’intérêt. Là où les comics nous avaient fait passer l’idée d’un personnage énergique et attachant, nous jouissons ici d’une bien pâle copie de Bruce Banner.

Ce dernier n’arrive jamais à nous faire entrer dans son univers et son humour. Certes, le Hulk version 2008 est un peu plus drôle que celui d’Ang Lee mais, à tout prendre, on lui préférera les concepts développés dans les autres films de la Marvel : X-Men, Iron Man, Spiderman,…

Bref, hormis un Ghost Rider affolant de médiocrité, L’incroyable Hulk plonge véritablement dans les abysses de la société de production la plus en vogue à l’heure actuelle. Pourtant, tout n’est pas mauvais dans l’œuvre de Leterrier…

Ainsi, la modélisation du héros n’est en rien comparable avec ce que nous avait montré l’équipe d’Ang Lee. Ce Hulk version 2008 est terriblement impressionnant au niveau graphique et l’on sent véritablement l’envie de s’accrocher le plus possible au style comics.

De plus, le personnage central jouit de scènes d’action aux effets spéciaux particulièrement impressionnants. D’explosions en lancers de voiture en passant par un combat entre Hulk et son ennemi, Emil Blonsky, les petites gourmandises graphiques se multiplient au fil des (trop rares) actions.

Malheureusement, le manque de rythme entre chaque scène un peu plus pêchue se fait très vite sentir et ce n’est qu’après 1h30 qu’une confrontation entre les deux « monstres » a lieu. C’est évidemment beaucoup trop tard que pour porter un véritable jugement sur l’œuvre vu le manque d’ennemis du géant vert. Contrairement à Jon Favreau qui avait multiplié les attaques contre Iron Man, Leterrier n’arrive pas à en faire de même et on dirait presque que Hulk s’ennuie. Des musiques qui se veulent trop grandioses pour être honnêtes donnent l’impression d’un spectacle intense, ce qui est loin d’être le cas, et cela a réellement le don d’horripiler.

Dans ce cadre, la prestation peu emballante du (d’habitude grand) Edward Norton sonne un peu comme un aveu d’échec. Contrairement à un (d’habitude petit) Robert Downey Jr. au mieux de sa forme dans Iron Man, l’acteur de Fight Club ne parvient pas à convaincre dans un rôle, il est vrai, pas évident du tout. Réalisant une prestation à peine meilleure que celle d’Eric Bana (le Hulk d’Ang Lee), on ne voit pas bien comment Norton pourrait paraître crédible dans la peau de Bruce Banner.

Au final donc, le mythe a une nouvelle fois été bafoué et l’on se demande très franchement si Hulk jouira un jour d’une adaptation potable. La question à se poser est la suivante : le super-héros est-il tout simplement adaptable à l’écran ? Au vu de ce film, rien n’est moins sûr…


Critique de L’incroyable Hulk - "Hulk est pas content !"
Par : Samuel Tubez

Qu’est-ce qui est énorme, turgescent et qui fait péter les coutures des pantalons quand on l’excite ? Hulk pardi ! (On est sur un site dédié au cinéma fantastique, un peu de tenue, voyons !). Ce nouveau départ cinématographique pour le géant vert bénéficie d’une toute nouvelle équipe et d’une thématique (trop) similaire à la série télé des années 80. Un renouveau de taille ? Bof…

Réfugié au Brésil, le scientifique Bruce Banner poursuit ses recherches afin d’éliminer la bête qui sommeille en lui. La force surhumaine de Hulk, générée par les radiations gamma, attire le Général Ross ainsi que son bras droit Blonsky qui rêvent de créer des super soldats. Perpétuellement en fuite, Banner revient aux Etats-Unis et retrouve son amour Betty Ross (ouais, c’est la fille de l’autre) ainsi qu’un ennemi de taille en la personne de Blonsky, devenu l’Abomination suite à l’injection d’un sérum expérimental. L’instant est venu pour les gros monstres de se foutre sur la gueule.

Bon alors, ça partait déjà mal avec Leterrier aux commandes (Le Transporteur quand même, hein) mais si en plus les scénaristes et les producteurs ne font aucun effort pour relever la sauce, c’est peine perdue. Ne cherchez au final rien de plus que ce que vous avez pu voir dans les bandes-annonces. Pourtant, le début du film n’est pas trop mal avec son intro retraçant brièvement les évènements qui ont provoqués la fuite de Bruce Banner, suivie peu de temps après par une efficace poursuite dans les favelas. Ensuite, l’incident se reproduit, l’homme se transforme en Hulk, demande qu’on lui fiche la paix, puis se retrouve à moitié à poil le lendemain en cherchant un nouveau futal à se mettre. Il revient aux States, fait des papouilles à Betty Ross (Liv Tyler dans le sempiternel et merdique rôle de la fiancée du héros, tant pis pour elle), se retransforme en Hulk pour résister à l’assaut du général Ross, rechange de futal le lendemain (la moitié du budget y est passé), affronte dans le duel final Blonsky (Tim Roth assure mais il aurait mieux fait d’éviter cette galère) transformé pour l’occasion en Abomination, un combat que le géant vert remporte, bien évidemment. Sur ce, Hulk se barre en courant et on imagine que le lendemain, il a encore dû changer de froc. En tous cas, il est reparti s’isoler dans un endroit relativement zen où il pourra contrôler son pouvoir. En guise de dessert, Tony Stark (mais oui, Iron Man, souvenez-vous, c’était quand même mieux, non ?) vient voler la vedette à tout le monde en nous confirmant qu’il est prêt pour une association (Les Vengeurs que ça s’appelle, en principe). L’idée est séduisante mais si avant ça on doit se taper des suites ou des (re)commencements aussi banals et impersonnels que cet Incroyable Hulk, on aura vite fait de déserter les salles pour plutôt se replonger dans les comics !

A aucun moment le film de Leterrier (ou le film des exécutifs, devrais-je plutôt dire) ne surprend ou n’innove. A peine arrive-t-il à divertir lors de l’une ou l’autre scène d’action. L’incroyable Hulk est donc bien ce que l’on craignait : un pur produit formaté qui laisse totalement indifférent et qui n’arrive pas, contrairement à Iron Man, à séduire ni à divertir un tant soit peu de façon convaincante. En attendant, on peut toujours vaquer à ses fantasmes pour passer le temps, comme celui de voir un jour sur grand écran la rencontre de Hulk et de She-Hulk ! Craquements de sous-vêtements assurés sur ce coup-là !


Critique de L’Incroyable Hulk - Un comic-book movie bien fun !
Par : Romain Mollet

Y aurait-il eu un miracle ? Mais où sont passés les navets tirés de Marvel comme Ghost Rider ou le deuxième Les Quatre Fantastiques l’an passé ? Il n’y en aura donc pas cette année ? Oh... Je n’ose pas dire dommage. Car en effet, depuis que Marvel a repris les rennes de ces productions en créant son studio, les réussites sont irrémédiablement au rendez-vous.

Après l’excellent Iron Man, voilà que débarque dans les salles françaises (avec un mois de retard sur les salles belges, rappelons-le) cette nouvelle adaptation des aventures du Titan de Jade après la version trop torturée pour passionner de Ang Lee. Pas question de revenir sur cet opus, dès le générique du film, on nous présente les nouvelles origines du Dr. Bruce Banner : plus de pseudos-problèmes liés à l’enfance, plus de papa qui pète un câble, non, juste une version autant fidèle au comics d’origine qu’à la série TV avec Bixby et Ferrigno.

Edward Norton interprète formidablement un Bruce Banner énergique et moins frustré que celui de Eric Bana, qui passe des jours "paisibles" dans les favelas brésiliennes, bossant dans une entreprise de soda exportés aux States, donc à l’abri de tout ennui, d’accès de rage
et donc, de ... transformation version Hulk. Jusqu’au jour où un accident de travail rigolo à défaut d’être con (Stan Lee forever !) révèle sa présence aux forces armées d’Amérique. Illico presto, Thunderbolt Ross (bon William Hurt, comme d’hab) et une nouvelle recrue surpuissante, Emil Blonsky (Tim Roth, qui sait alterner les films, et qui a l’air de s’amuser ici) débarquent pour mettre la main sur la bombe nucléaire sur pattes.

Et c’est le début d’une putain de course poursuite rythmée et efficace à travers l’Amérique qui s’étalera sur 1 heure 30, durée qu’on ne voit pas passer. Car on aurait pu craindre que Louis Letterier, forgé à l’école Besson, ne parvienne pas à porter sur ses épaules un tel film. On aurait eu tort, le bonhomme fait preuve d’une inventivité épatante et sa mise en scène regorge d’excellents choix pensés pour plonger le spectateur dans l’action pure et ne pas lui laisser le temps de s’emmerder. Des scènes où les effets numériques s’intègrent parfaitement au rythme du film (excellentes séquences au Brésil, et le final dans les rues de Manhattan) malgré une impression d’inabouti flagrante.

Mais d’où vient donc la faiblesse de cet opus bourrin ? De certains aspects du scénario, forcément. Malgré une construction simple digne d’un véritable exemplaire de comics, l’implication d’Edward Norton dans celui-ci et la présence de nombreux clins d’oeils pour les adeptes de la secte Marvel (on y retrouve le SHIELD, Doc Samson, le futur Leader - le surexcité Tim Blake Nelson -, un certain Tony), certaines idées sont ridicules (mon Dieu cette goutte de sang, Blonsky qui se la joue Speedy Gonzales), d’autres gags ne marchent pas (Banner parle le djeunz, et n’a pas le droit de forniquer - pensez donc, c’est pas bon pour sa santé !) et les émotions sonnent parfois creux, sensations sans doute imputable à la VF de Liv Tyler..

Une réussite dans le genre du comic-book movie, fun, décomplexée et bourrée de bonnes idées mais aussi victime de quelques conneries qui lui nuisent considérablement. Mais bon, plaisir coupable, ça en fout plein les yeux et on en vient à demander à ce cher Letterier de s’atteler immédiatement à la suite. Allez hop !


Oeuvres liées :

Hulk (2003)

Commentaires sur le film

Visuel mais creux

2 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

C’était mieux Iron Man...

2 octobre 2008 à 12:10 | Par Isokilla
incroyable hulk

0 etoiles

7 janvier 2009 à 09:01

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