Critique de film

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Inbred

"Inbred"
affiche du film

Une bande de jeunes vient passer le week-end dans le village isolé de Morlake, situé dans le Yorkshire. Un incident mineur avec les habitants provoque une escalade dans la violence, dégénérant en véritable bain de sang...

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Trailer - Inbred (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Inbred - Synthèse laborieuse
Par : Damien Taymans
Tags : NIFFF 2012

Précédé d’une (trop) flatteuse réputation, Inbred est ce qu’il convient de ranger dans la case des films de festivals, de ces morceaux excentriques, débordant d’hémoglobine, sur-référentiels qui rejouent continuellement la même antienne, avec plus ou moins de réussite, dans le but d’enflammer les fans aguerris de morceaux horrifiques. Amputé d’un vrai concept de départ (les zombies nazis qui souillent la poudreuse norvégienne de Dead snow, les Nazis - encore eux ! - tapis sur la face cachée de la Lune d’Iron Sky voire les reflux scatos d’un Zombie Ass possédaient un argument plus vendeur ... ou pas), le film du britannique Alex Chandon adopte un postulat convenu, sujet à une tempête de poncifs, celui du survival en pleine campagne anglaise en compagnie d’une kyrielle de désaxés congénitaux. Des rednecks zoophiles et cannibales qui végètent dans le fin fond de l’Angleterre en somme, no man’s land dans lequel GPS et autres Smart-phones ne s’avèrent d’aucune utilité, évidemment. En l’occurrence, pour résoudre d’emblée ce problème technologique épineux pour les scénaristes contemporains, l’un des agents de probation confisque tous les portables afin que le séjour dans le trou du cul du royaume se passe en communion complète avec Dame Nature.

L’égrenage peut dès lors commencer : les délinquants et leurs deux agents de probation passent l’un après l’autre à la moulinette d’une horde de freaks chapeautée par un massif tenancier de bar. Dans ce maelström de renvois au guide de survie sylvestre à destination des néophytes, les motivations des attardés demeurent le seul élément un tant soit peu original. Par le biais d’une mise en abyme brillamment orchestrée, Chandon édifie un spectacle dans le spectacle, celui mené par des tortionnaires déguisés pour une foule de mongoloïdes applaudissant à tout rompre devant chacune des mises à mort campagnardes faisant intervenir une turbine à purin, un canasson aux sabots subtilement ferrés, des carottes, des courgettes et autres produits garantis non transgéniques. En marge de ce show à la croisée d’un spectacle grand-guignol d’Herschell Gordon Lewis et des tortures mécanisées d’un vulgaire Saw point à l’heure de jeu une séquence éblouissante synthétisant quatre décennies de scènes cultissimes d’un sous-genre sur-exploité (tronçonneuse, banjo et tout le toutim servent d’arsenal aux rednecks).

Reste qu’Inbred demeure un survival original qui manque cruellement... d’originalité, du moins dans sa conception initiale. Severance et Bienvenue au cottage ne trouvent dans la bande de Chandon qu’un poulain trop faiblard pour jouer son rôle de challenger...


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