Critique de film

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Imaginarium du Docteur Parnassus (L')

"The Imaginarium of Doctor Parnassus"
affiche du film

Avec sa troupe de théâtre ambulant, L’Imaginarium, le Docteur Parnassus offre au public l’opportunité unique d’entrer dans leur univers d’imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l’immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l’amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l’heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...

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Trailer - L’imaginarium du docteur Parnassus (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’imaginarium du Docteur Parnassus - Heath aux pays des merveilles
Par : Chroniqueurs

Par Dante

Un nouveau film de Terry Gilliam est toujours un petit événement en soi, ses projets étant souvent auréolés d’une sorte de malédiction qui ne semble plus le lâcher. Une fois n’est pas coutume, c’est ici la mort prématurée du comédien Heath Ledger qui vient mettre du plomb dans l’aile de cette nouvelle fantaisie de l’ancien Monty Python, qui, avouons-le, a perdu quelque peu de sa superbe depuis les années 2000.

Après l’échec commercial des Frères Grimm et la sortie en catimini du très étrange Tideland, le sieur Gilliam avait fort à faire pour renouer avec son succès d’antan. Et L’imaginarium se posait comme un moyen des plus efficace pour revenir sous les feux de la rampe. Casting hallucinant, histoire déjantée, une foison d’effets spéciaux, tous les ingrédients semblaient être réunis pour permettre à Terry Gilliam de donner libre cours à cette imagination qui a jadis enfanté des-chefs d’œuvre tel que L’armée des douze singes, Brazil ou encore le méconnu Fisher King. Gilliam renoue donc avec ses thèmes de prédilection qu’est la force de l’imagination et de l’innocence, teinté de ce cynisme qui lui est propre. Et il s’en donne ici à cœur joie, dépeignant un monde malade et sale, tranchant avec les couleurs et les possibilités infinies qu’offre l’univers des rêves. Les avancées actuelles du numérique, permettent en plus au réalisateur de mettre en images ses délires visuels les plus fous, retranscrivant en live toutes ses animations débridées qui peuplaient les sketchs des Monty Python.

L’imaginarium est donc un film-somme, sincère et original, mais si l’intention est bonne, le résultat ne l’est pas forcément. Après un début en fanfare, où les deux mondes se heurtent violemment, durant lequel tous les espoirs sont permis, le scénario s’enlise, cherchant en vain une justification à ces envolées lyriques et colorées, que le spectateur attend avec impatience. A Heath Ledger alors de rejoindre la joyeuse troupe sinistre tandis que l’histoire se met péniblement en place. Jusqu’à ce que le film démarre vraiment, au bout d’une bonne heure, quand Gilliam nous laisse pénétrer dans son fameux imaginarium, et que la magie du numérique nous entraîne dans un monde tout autant féerique qu’inquiétant où tout devient possible. C’est également l’entrée en scène des trois stars du film venus remplacer Heath Ledger : Johnny Deep, Jude Law et Colin Farrell. Un casting rêvé mais complètement sous-exploité, Gilliam se servant de ces talentueux acteurs comme bouche-trou scénaristique suite à la mort de son interprète principal. Et tout cela jusqu’à une fin hystérique qui tente de renouer avec la folie et l’intelligence d’un Brazil sans jamais y parvenir, la faute à une histoire bien trop confuse pour se laisser suivre.

L’imaginarium du Docteur Parnassus est une sacrée déception, même si Terry Gilliam n’a rien perdu de son génie visuel, son histoire est loin d’être à la hauteur. Rappelons au passage que ce n’est que son deuxième scénario original. Le film n’est donc qu’un fabuleux rêve sans vraiment de continuité et c’est tout de même dommage, car l’univers foisonnant de l’Imaginarium aurait mérité un résultat à sa mesure.


Critique de L’imaginarium du docteur Parnassus - Le best-of de Gilliam
Par : Gilles Penso

Désireux de revenir aux sources de ses premières œuvres, Terry Gilliam a concocté de toutes pièces une de ces histoires abracadabrantes dont il a le secret. Sur un postulat scénaristique qui n’est pas sans évoquer Le Cirque du Docteur Lao de George Pal, nous découvrons les pérégrinations d’un cirque ambulant anachronique abritant le vénérable docteur Parnassus (Christopher Plummer), sa fille Valentina (Lily Cole), son comédien Anton (Andrew Garfield) et son assistant Percy (Verne Troyer).

Leur numéro rétro n’attire guère les foules des cités modernes, mais ce théâtre mobile et poussiéreux abrite un secret. Grâce à un miroir magique dissimulé derrière un rideau, le docteur Parnassus a le pouvoir de faire voyager les gens dans leur propre imagination. A l’issue de chacun de ces voyages, un choix est nécessaire, et le Diable (Tom Waits) attend les visiteurs au tournant. Car Parnassus a passé un pacte avec le Malin, qui viendra réclamer Valentina dès ses seize ans révolus. Toute cette petite mécanique se grippe avec l’arrivée d’un homme étrange, Tony (Heath Ledger), qui se mêle à la troupe et semble lui-même dissimuler sa véritable nature… Film hybride et quelque peu décousu, L’Imaginarium du docteur Parnassus souffre probablement d’un trop plein d’idées et du traitement évasif d’un scénario qui eut mérité plus de rigueur.

Mais c’est également un concentré de tout ce que Terry Gilliam sait faire de mieux : des dialogues cultivant l’absurde jusqu’au surréalisme (les policiers cherchant le terme le moins vexant possible pour qualifier l’assistant nain Percy), un humour souvent désenchanté (les rencontres répétées de Parnassus et du Diable) et des séquences fantastiques prenant souvent des proportions titanesques (Tony qui cherche à atteindre les nuages grâce à une échelle immense, le flash-back dans le temple antique)… « J’ai voulu que Le docteur Parnassus soit une sorte de “best of“ de tout ce que j’avais pu faire avant », reconnaît le cinéaste (1). A l’instar du Don Quichotte qu’il prépara avec Johnny Depp et Jean Rochefort, Le Docteur Parnassus a bien failli ne jamais voir le jour suite à la mort prématurée de Heath Ledger.

« Le choc fut terrible pour nous tous, et il n’était pas question que je recommence le tournage avec un autre acteur », raconte-t-il. « Mais toute l’équipe m’a poussé à reprendre le film et à le terminer, ne serait-ce que pour finir ce que Heath avait commencé. J’ai alors eu l’idée de faire changer son visage chaque fois qu’il traversait le miroir, puisqu’il se retrouve dans un lieu qui reflète l’imagination des gens. Voilà comment Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law ont repris son personnage à tour de rôle. » (2) Transcendant le drame pour doter son œuvre d’un supplément d’âme nouveau, Gilliam n’a pas seulement sauvé son film. Il a également prouvé qu’un personnage peut prendre le pas sur son (ou ses) interprète(s). A tel point qu’en observant les performances respectives de Depp, Law et Farrell, les superstars s’effacent et l’on jurerait continuer à apprécier le travail de Ledger sous d’autres visages. L’expérience est fascinante et quelque peu troublante, dotant le film d’une dimension inattendue.

Pour découvrir les critiques d’Herbert West, cliquez ici


Commentaires sur le film

Imaginarium du Docteur Parnassus

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Brazil, Las Vegas parano, L’armée des 12 singes, le réalisateur poursuit, dans ce film, sa critique de la société actuelle - Clin d’œil à la franc-maçonnerie - aux Illuminatis bien placé.
Cette dénonciation aurait-elle tué l’acteur ? "A méditer".

26 mars 2010 à 15:03 | Par Spring

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