Critique de film

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I, Frankenstein

"I, Frankenstein"
affiche du film

Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d'immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s'engager dans un combat aux proportions épiques.

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Trailer - I, Frankenstein (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de I, Frankenstein - Moi, nanar
Par : Samuel Tubez
Tags : Action, 3D, Frankenstein

Après Underworld 3, I, Frankenstein, adaptation du comic book de Kevin Grevioux (scénariste des Underworld) devait être le second long métrage du maquilleur Patrick Tatopoulos en tant que réalisateur. Auteur d’effets spéciaux qui dépotent dans des films qui ne dépotent pas toujours autant (Stargate, Godzilla, Silent Hill, Je suis une légende), le frenchie a malheureusement perdu le poste au profit de Stuart Beattie, réalisateur du pas si mal Demain, quand la guerre a commencé mais aussi scénariste sur la saga Pirates des Caraïbes. Un revirement probablement décisif pour ce qui s’apparente au final comme le premier gros nanar de 2014.

Que reste-t-il véritablement du classique de Mary Shelley dans cette adaptation d’un comic déjà très librement inspiré du mythe du Prométhée moderne ? Rien, ou pas grand-chose si l’on compte une intro nous décrivant en 3 minutes chrono la fin tragique de ce chef d’œuvre de la littérature. Très rapidement donc, on retrouve la créature de Frankenstein confrontée à des démons et une secte de gargouilles se faisant la guerre dans un cadre gothique qui n’est pas sans rappeler Underworld. Sauf qu’Adam (rebaptisé ainsi par les chimères) il n’en a rien à foutre de leur guéguerre mais qu’en fait il va quand même finir par les aider bien malgré lui parce qu’il faut bien qu’il y ait un peu d’action et aussi qu’Adam, il se pose des questions sur sa nature, questions auxquelles des scientifiques qui tentent de réactiver des corps sans vie sous les ordres d’un démon supérieur (ils ne savent pas que c’en est un, mais chuuut...) pourraient bien apporter des réponses. Sauf qu’en fait, ben on n’en a rien à foutre tellement c’est mal branlé !

Rarement on aura vu un foutage de gueule aussi éhonté, doublé d’une impardonnable injure au roman original. Un peu comme si les producteurs, le scénariste et le réalisateur s’étaient donné rendez-vous à minuit sur la tombe de Mary Shelley, retiré son cadavre du cercueil pour pisser et chier dessus avant de tout refermer comme si de rien n’était. Revisiter Frankenstein, pourquoi pas : Terence Fisher en a fait des déclinaisons parfois remarquables (Le Retour de Frankenstein), Mel Brooks a signé une parodie succulente en 1974 (Young Frankenstein), la créature a rencontré d’autres monstres sacrés au fil des années (Dracula, le loup-garou,…) et Tim Burton a même déliré sur une version canine (Frankenweenie). Mais le faire avec si peu d’égard, de talent et d’idée, c’est juste insupportable ! Prévisible de bout en bout, le tensiomètre à zéro, la mise en scène sur-découpée, une créature qui s’apparente à un bien fade anti-héros de plus dont les caractéristiques et l’ambiguïté ne sont jamais exploitées,… I, Frankenstein est réellement sans intérêt. Et ce n’est pas la présence d’Aaron Eckhart, dont la carrière part en vrille dans des DTV et autres purges du genre, ni celle de Bill Nighy en mode « je ne me casse pas plus le cul que dans Underworld, de toute façon c’est moins bien », qui changent la donne : aux côtés d’autres acteurs mono-expressifs façonnés pour jouer dans ce genre de production (Jai Courtney et Kevin Grevioux himself), ils ne dénotent pas, bien au contraire. Quelle pitié ! Et vous ai-je signalé que même visuellement c’était immonde, avec bouillie d’effets numériques indigeste et maquillages copiés sur ceux de la série Buffy contre les vampires au menu ? Non ? Eh bien maintenant c’est fait ! Encore envie d’y aller malgré tout ?! Alors là, je ne peux plus rien pour vous !

En dessous de Van Helsing et d’Underworld, on placera désormais I, Frankenstein, insulte à tout amateur de fantastique et profanateur d’un classique de la littérature pourtant déjà maintes fois adapté et retourné dans tous les sens. Serait-on en présence de la pire déclinaison ayant jamais existé ? Probablement, son manque de recul et son ton on ne peut plus sérieux en faisant un nanar même pas drôle.


Commentaires sur le film

0 etoiles

D’ores et déjà le nanar de l’année !

31 janvier 2014 à 15:01 | Par jp22
I.Frankenstein

3 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Bons effets speciaux.

Divertissant.

12 mai 2014 à 13:05
Bien immerssif

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Une suite de van helsing, votre critique est vraiment trop dure. Le film est prenant, fait rêver, le but d’un film, ex : les sorcières de zuragamurdi : 5*

21 juin 2014 à 22:06 | Par Tonyo0851
En effet Sam...

0 etoiles

En effet_

29 septembre 2014 à 19:09 | Par Fred Bau

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