Critique de film

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The Human centipede

"The Human centipede (First sequence) "
affiche du film

Spécialiste dans la chirurgie séparatrice des frères/soeurs siamois, le Dr. Heiter décide de faire évoluer sa spécialité en suturant des êtres vivants entre eux. Il débute d’abord avec des rottweilers, mais l’expérience étant un échec il se tourne vers les êtres humains. L’objectif final : créer un mille-pattes humain avec un seul système digestif. Comment ? En cousant la bouche de l’un sur l’anus de l’autre… Sa bénédiction arrivera lorsque tapent à sa porte deux jeunes américaines perdues et un japonais un peu fou…

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Trailer - The human centipede (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Human centipede - Chirurgie destructrice
Par : Samuel Tubez
Tags : Perversion / sadisme

Rien qu’avec son pitch barré (un scientifique veut créer un mille-pattes humain, imaginez un peu le délire !) et sa bande-annonce dérangeante, The human centipede a déjà provoqué un véritable petit buzz sur la toile et secoué pas mal de festivaliers à travers le monde. Typiquement le genre de bouche à oreille qui se propage à vue d’œil (oreille, bouche, œil, ce texte est décidément très clinique !)

Spécialiste dans la chirurgie séparatrice des siamois, le Dr. Heiter décide de faire évoluer sa spécialité en suturant des êtres vivants entre eux. Il débute d’abord avec ses rottweilers chéris, mais l’expérience étant un échec, il se tourne vers les êtres humains. L’objectif final : créer un mille-pattes humain avec un seul système digestif. Pour se faire, il les relie en cousant la bouche de l’un sur l’anus de l’autre… Alors en pleine recherche de cobayes compatibles, deux jeunes américaines qui se sont égarées frappent à sa porte…quelle aubaine !

Que ceux et celles qui doutent de la faisabilité d’une telle opération chirurgicale tremblent : d’après le réalisateur Tom Six (qui s’est soigneusement renseigné auprès d’un véritable chirurgien), c’est tout à fait réalisable ! Merci, nous voilà bien rassuré, Tom ! Cette idée barrée lui a en fait été inspirée par les horribles expérimentations menées par les nazis et les japonais lors des moments les plus sombres de l’Histoire de l’humanité. Pas étonnant dès lors de voir le docteur maboul du film prendre les traits d’un allemand aux tendances plus qu’extrémistes. Un personnage interprété par l’halluciné Dieter Laser, qui, sans être aussi charismatique et effroyable qu’un docteur Frankenstein ou un Herbert West, compose là un savant fou plutôt savoureux. De son côté, Tom Six exploite son pitch très honorablement, dans la limite du budget alloué (ne vous attendez pas à de l’action ni à pléthore de maquillages craspecs), en prenant son temps pour décrire l’horrible opération pour ensuite faire déambuler son répugnant résultat au cours d’un huis clos plutôt efficace. Même si l’ensemble manque cruellement de profondeur (on aurait aimé voir la psychologie du chirurgien un brin fouillée) et d’ambition (on ne peut s’empêcher de penser ce qu’aurait donné un tel pitch sous la direction d’un Miike ou d’un Cronenberg), The human centipede est au final un petit film à la fois choquant et cocasse, entre B et Z, rires et dégoût. Et ce n’est là que le début des mutilations, puisque ce Human centipede, sous-titré « First sequence », est la première partie d’une trilogie annoncée dont le second opus mettra en scène un mille-pattes humain composé d’une chaîne de quinze victimes. Décidément, on n’arrête pas le progrès !

The human centipede (first sequence), rien que par son pitch barré, offrira son lot de répugnances à tous les dépravés en manque de sensations fortes que vous êtes (et que nous sommes, rassurez-vous). Aidé par la prestation hallucinée de Dieter Laser, le film oscille entre l’horrible et le grotesque, et risque bien de marquer durablement l’un ou l’autre esprit grâce à ses abominations chirurgicales. Rien que pour ça, il rentrera peut-être dans les an(n)ales du cinéma déviant.


Critique de The human centipede - La vengeance du mille-pattes
Par : Damien Taymans

Jenny et Lindsay, deux étudiantes américaines écumant l’Europe, tombent en rade sur une route de campagne allemande sur laquelle elles ne croisent qu’un gros pervers qui leur propose, dans la langue de Goethe, de les culbuter de concert. Affolées, elles s’enfoncent dans les bois à la recherche d’une bonne âme disposée à leur filer un coup de main. Lorsqu’elles frappent à la porte d’une maisonnette isolée, elles ne s’attendent pas à pénétrer dans l’antre d’un savant fou qui nourrit pour elles de bien curieux desseins : les transformer en maillon d’une chaîne humaine...

The human centipede s’est bâti une solide réputation grâce à son pitch déjanté et aux prix glanés çà et là dans divers festivals spécialisés (Grands prix à Sainte-Maxime, à Austin et au Screamfest). C’est que le Néerlandais Tom Six, l’un des principaux instigateurs du reality-show Big brother, en concevant une intrigue autour d’un mille-pattes humain, comptait réaliser une oeuvre trash, dérangeante, organique, dans la lignée des premiers travaux de David Cronenberg (Shivers, Dead ringers, La mouche). La filiation se veut d’autant plus évidente que les deux hommes ont dû composer avec des moyens faméliques pour parvenir à leurs fins et se jouer d’un système de distribution qui n’a que peu d’égard pour ce genre de bizarreries filmiques.

Sorte d’ersatz du docteur Mengele (la nationalité allemande du savant-fou et son désir de triturer et de déformer le chair évoquent évidemment les exactions du plus célèbre chirurgien nazi), le docteur Heiter, spécialisé dans la séparation des siamois, entend ressouder ce qu’il a passé sa carrière à dessouder en abouchant trois humains reliés par un seul et même appareil digestif (ce qui donne lieu à la séquence la plus jubilatoire du métrage, lorsque la tête de la créature se met à déféquer et à nourrir la second maillon), à l’instar des trois rottweillers, premières victimes de ses suturations ("A mon regretté triple-chien" peut-on lire sur une pancarte plantée dans la pelouse de la villa). Dans le sarrau du créateur fou, l’Allemand Dieter Laser en fait des tonnes et habite littéralement son personnage, faisant du chirurgien un monstre hallucinant de génie et de cruauté. Techniquement, The human centipede n’est pas en reste : Six se dispense de la forme granuleuse et de l’atmosphère poisseuse de ce genre d’exploitation trashy et, au contraire, pare, grâce aux savoir-faire de Goof de Koning, son chef-op’ attitré depuis Gay, son oeuvre d’une photographie classieuse et d’une mise en scène resserrée qui ferrasse littéralement les personnages au sein de ce huis clos étouffant.

A l’image du savant fou Heiter, Tom Six se met avant tout en quête, avec The human centipede, du décalage, de l’expérimentation et de l’Art. Exploitant avec brio un créneau rarement visité, le Néerlandais crée un one-shot plutôt plaisant qui connaîtra bientôt une descendance sous la houlette du cinéaste. Jusqu’à ce que le myriapode finisse par s’emmêler les pattes...


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