Critique de film

pub

Humains

"Humains"
affiche du film

Des chercheurs partent dans le Lotschental dans les Alpes Suisses enquêter sur une découverte scientifique qui pourrait remettre en question toute la filiation de l'espèce humaine. Une famille de touristes, venue voir le carnaval du Lotschental et ses fameux Tchagattas, voyagent avec eux. L'aventure tournera au cauchemar...

pub


Trailer - Humains (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Humains - Humainement insupportable
Par : Samuel Tubez
Tags : Survival

Un survival français tourné dans la nature et mis en scène par deux pros du maquillage ayant notamment travaillé sur A l’intérieur, ça ne peut qu’éveiller les sens des fantasticophiles en goguette. Alors quand on s’aperçoit à l’arrivée que le produit est plus proche du téléfilm inerte que de l’expérience viscérale, on déchante, forcément.

Le professeur Schneider et son fils, accompagnés d’une jeune paléontologue, partent dans le Lötschental (Alpes suisses) enquêter sur une découverte scientifique qui pourrait remettre en question toute la filiation de l’espèce humaine. Une famille de touristes, venus voir le carnaval du Lötschental et ses fameux Tchagattas, se retrouvent par accident avec eux. Bientôt, tout ce joli petit monde va se retrouver aux prises avec un danger inconnu...

Le danger inconnu dont il est question, c’est une bande de néanderthaliens en rut. La surprise n’est pas gâchée car elle n’est de toute façon pas de taille. Néanmoins, cela aurait pu donner quelque chose d’intense, de trépidant, de viscéral même. Les réalisateurs citent volontiers Predator comme référence dans les interviews qu’ils donnent mais annoncent également que leur volonté était de faire un film d’aventure comportant de l’action et du fantastique, le tout à destination du grand public. Il y a comme une petite contradiction là, non ? Que s’est-il alors passé entre les intentions de départ et le résultat final ? C’est que l’ennui prédomine cruellement dans Humains. Les réalisateurs tentent de jouer sur l’attente avant de dévoiler leurs « monstres », mais c’est que jusque là, des dialogues affligeants récités par des comédiens très mal dirigés (ou qui ne font pas le moindre effort, c’est selon) nous plongent déjà dans la torpeur. A vrai dire et pour tenter de faire court, hormis des maquillages plutôt réussis (le contraire aurait été tout de même malheureux), il n’y a rien à sauver dans Humains (les nihilistes liront « il n’y a rien à sauver dans l’Humain »). Le ridicule l’emporte sur l’action et l’ennui bat à plate couture le suspens. Le final, qui se lâche enfin un peu plus niveau violence réveille quelque peu mais il est hélas déjà trop tard. Dommage, il y avait pourtant un réel potentiel mais là, c’est juste terriblement navrant.

Humains passe complètement à côté de ses intentions (pourtant fort louables) pour offrir au final un survival mou et risible qui ferait à peine frémir votre grand-mère. Pas facile pour Molon et Thévenin de rebondir après une telle déconvenue mais souhaitons leur toutefois un avenir plus radieux dans l’univers du maquillage où là, sans aucun doute, ils peuvent œuvrer de manière bien plus efficiente.


Critique de Humains - Hystériques au pays des Helvètes
Par : Damien Taymans

Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin, deux artisans réputés des effets spéciaux qui ont œuvré de concert sur A l’intérieur de Maury et Bustillo, s’associent également dans le cadre d’une réalisation bicéphale, conformément aux souhaits de la Fabrique de films. La production qui, quelques mois auparavant, a reçu sur son bureau un bien étrange scénario traitant des Tchagattas, ces personnages affublés de masques horribles qui coursent et terrorisent les villageois dans la vallée helvétique du Lotschental. Un point de départ culturel singulier qui ouvre un champ des possibilités pour le moins élargi…

Mais, à l’image des personnages qui s’égarent dans la forêt suisse, le script, entaché par de multiples réécritures, finit par s’embrumer, faisant finalement fi de l’idée de départ. Le traitement culturel se voit relégué à l’arrière-plan tandis que le récit converge plutôt vers une thèse casse-gueule. Thèse assénée d’entrée de jeu par le professeur Schneider (l’excellent Philippe Nahon) qui, si elle conserve un soupçon de crédibilité via les légitimations vulgarisantes de l’anthropologue Michel Brunet, débouche en fin de compte sur une lutte risible entre des homo sapiens au carré peu attachants et une bande de primates prognathes tout droits sortis d’un mauvais épisode de Scoubidou. Sans aucun doute, les deux cinéastes ont voulu trop en faire, coursant deux lièvres simultanément alors que chaque idée méritait à elle seule un long-métrage. Lorant Deutsch a beau s’époumoner en galopant dans une forêt fort peu anxiogène et le reste du casting qualitativement respectable s’évertuer bon gré mal gré à soutenir une tension inexistante (Sara Forestier, exécrable dans son rôle de binoclarde pudibonde tandis que Nahon se voit crédité d’une apparition à la limite de la figuration), Humains ne s’éloigne jamais complètement des sentiers battus et ne se révèle au final n’être qu’une très maladroite tentative d’amener le genre hors zone tout en phagocytant et en régurgitant les poncifs chers au genre survival dont le cinoche de genre français a bien du mal à s’extirper. Effleuré du bout du doigt, ledit scénar’ n’est d’ailleurs qu’une trame simpliste permettant aux deux coréalisateurs de faire leurs premières armes dans une colonie de vacances gigantesque. Traversée de torrents, ascensions de pentes escarpées, zigzags entre les arbres, tout est sujet à instaurer une atmosphère prétendument intense (la course dans les bois pour échapper à ... un ennemi invisible) et à amener le spectateur lentement vers le point de non-retour.

Scénaristiquement bancal, flanqué d’un casting mi-figue mi-raisin et aseptisé de tout second degré, Humains ne peut même pas se vanter d’être drôle et s’enfonce seul dans le cratère de la médiocrité. Un véritable coup dans l’eau pour la première réelle salve des deux gloires des fx français dont il ne faut certainement pas enterrer les carcasses trop précocement. En espérant qu’un projet plus personnel leur permettra de balayer d’un revers de main cet immonde film de commande.


Critique de Humains - Pente raide
Par : Chroniqueurs

Par Caligari

Depuis quelques temps, après les sorties de films tels que A l’intérieur, Martyrs, ou même Frontières, on se disait que peut-être – éventuellement – il serait possible que le cinéma de genre français ait enfin trouvé de vrais représentants dans cette nouvelle génération de réalisateurs biberonnés aux films gore de tous pays. Pour tout ceux qui avaient émis cette hypothèse, Humains, des spécialistes en effets spéciaux Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin, est comme un grand seau d’eau glacée dans la gueule qui ramène très vite le sens des réalités.

Dans ce survival franco-suisse, une bande de chercheurs sachant chercher font équipe avec une petite famille de touristes paumée pour survivre, face à une bande d’hommes des cavernes déchaînés, dans les paysages montagneux du pays du Toblerone. Un pitch pas plus mauvais qu’un autre, pour ce type de film. Mais encore faudrait-il être capable, avec une trame de départ aussi mince, de pouvoir installer le suspens, créer des ambiances… faire son boulot de réal, quoi ! D’aucuns diront que : « Bah ! Ce n’est qu’un premier film…. Il faut leur laisser le temps à ces petits…. Ils doivent trouver un projet plus personnel…. C’était simplement un tour de chauffe…. Après tout, ils ont quand même fait les effets spéciaux pour Jurassic Park ! ». Effectivement, Thévenin, l’un des deux enfants gâtés responsables de cette immense gaffe d’écolier, collabora jadis au film préhistorique de Spielberg. Hasard ou coïncidence, le présent film a également un caractère préhistorique, autant dans ses thèmes, que dans la façon dont il est filmé (après cent ans de cinématographe, nous informons les distraits que le gros plan est autorisé et que la caméra est désormais mobile). Des scènes d’exposition des personnages, ou est surtout exposée l’incommensurable bêtise des dialogues, au final navrant, en passant par un accident de voiture « abracadabrantesque », on se demande vraiment ce qu’on a fait pour mériter ça.

Dans un tel foutoir, y aurait-il malgré tout un tout petit point positif ? Pas vraiment, si ce n’est l’occasion de voir un casting des plus improbables dans des situations tout aussi capilotractées. Outre un Philippe Nahon speedygonzalien (« T’es déjà mort, toi ? »), une Sara Forrestier plus horripilante que jamais et un Dominique Pinon qui se demande ce qu’il fout là, Humains permet à l’ « ex-futur star montante qui n’en finit pas de descendre », Lorànt Deutsch, d’arborer son meilleur look de D’Artagnan, cheveux au vent et barbichette pointue, le tout accompagné d’un petit blouson en cuir des plus seyants. Le rebelle, quoi !

Raté de bout en bout, Humains a au moins un mérite : avoir fixé une limite dans la nullité abyssale qui, on l’espère, n’est pas prête d’être dépassée. Dans quelques années, on regardera sans doute ce film comme un cas d’école, un exemple parfait d’accident industriel, en espérant que cet infâme navet n’ait pas nuit à la carrière de ses (bons) acteurs d’ici là.

Commentaires sur le film

J’ai aimé !

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Eh bien moi, j’ai bien aimé, du moins la première fois que je l’ai vu. Je suis assez surprise de tous ces commentaires négatifs, je vais d’ailleurs tenter de le voir une seconde fois, tout cela m’intrigue... Les seuls trucs que je n’avais pas aimés, c’est que d’une, on ne voit pas assez les néandertals à mon goût, et de deux, ils sont vraiment dépeints comme de sales brutes sauvages. C’est peut-être aussi pour ça, que le film est si nul ? Ou bien suis-je une amatrice de nanars qui s’ignore ? Vraiment, je m’interroge. Je vous en dirai d’autres nouvelles. :)

25 avril 2013 à 20:04 | Par Alfinete

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage